Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Très bon
8 septembre 2025
C’est notamment le cas dans ce coin perdu de l’Arizona, où les autorités locales semblent impuissantes à juguler le phénomène. Même l’action du shérif de la petite ville de Flagstaff ne s’avère guère efficace et, sans doute, peu motivée ! Non loin de là, le relais de Dead Indian Park, tenu par Mariam Potter et la jeune Elfie, voit arriver Mattie, une jeune femme employée comme prostituée dans le saloon de la ville. Celle-ci semble aux abois, détentrice d’un secret. Cela va indirectement provoquer l’arrivée non seulement d’un étrange cavalier aux allures de justicier, mais aussi d’une bande de tueurs à la recherche d’un mystérieux magot. La quiétude du relais s’en trouve sacrément bouleversée, pour devenir très vite le théâtre de sévères règlements de comptes. Chacun des personnages va se retrouver impliqué dans une sombre affaire autour d’une malle remplie d’argent, une histoire où se mêlent richesses, vengeance, violence et secrets de famille !
Depuis quelques temps, le label Grand Angle s’ouvre au western, accompagnant par là un regain d’intérêt constaté chez d’autres éditeurs. Dans ce one-shot solaire et tendu, tous les ingrédients du genre sont réunis au service d’une narration haletante, riche en rebondissements et particulièrement bien menée. Le scénario de Roger Seiter, déjà auteur de la Tigresse bretonne (avec Frédéric Blier, également chez Grand Angle) et de nombreux récits chez divers éditeurs, repose non seulement sur un découpage efficace et des scènes d’action spectaculaires, inspirées du cinéma, mais s’attarde aussi sur les failles personnelles des principaux protagonistes, procurant une réelle épaisseur aux personnages.
Ayant récemment rejoint Grand Angle avec les séries d’anthologies Go West young man et Lawmen of the West, pilotées par Tiburce Oger, Chris Regnault se révèle très à l’aise dans ce genre narratif. Sa mise en couleurs soutient un style graphique très affirmé qui, en dépit d’influences perceptibles, restitue avec force des ambiances rappelant celles des grands succès cinématographiques.
Fort de plus de 150 pages de belle facture technique, cet album s’avère être une des bonnes surprises de cette rentrée.
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