Pas mal
8 septembre 2025
Makayla et Howard sont amateurs d’histoire et de dessin, ils envisagent donc de concevoir des BD. Aidé par Fatima, la documentaliste du collège puis rejoint par Lynda et Art, ils fondent le club des Bédémaniacs. Petit à petit, les collégiens vont découvrir les codes, employer leur créativité et leur imagination pour créer leurs propres aventures. Le chemin est laborieux et difficile pour trouver son style, maîtriser les techniques narratives et graphiques, se faire connaître. Un parcours qui sera semé de doutes, d’espoirs, d’interrogations mais aussi de joies, de découvertes, d’échanges et de partage. Si la route est longue avant le succès éditorial, ce récit d’apprentissage fait aussi l’éloge du collectif, de l’amitié, de l’entraide et de la confiance en soi.
Faut-il présenter Scott Mc Cloud, scénariste de ce roman graphique pédagogique destiné à dévoiler les codes de la bande dessinée au jeune public ? L’auteur de l’Art invisible (Vertige Graphic), lauréat de nombreuses récompenses (dont un Alph art à Angoulême !) reprend l’idée à l’origine de son best-seller : explorer le monde des bulles en utilisant les moyens de la BD. Si la formule n’est pas nouvelle et a déjà connu de nombreuses déclinaisons, la réputation des auteurs donne à ce livre un éclat particulier tout en offrant l’occasion de revisiter « le genre ». Considéré comme l’un des meilleurs théoriciens du 9ème art, il confirme ici ses talents de scénariste en proposant un récit à hauteur d’enfant, associant apports didactiques et représentation des personnages dans leur période de doute, leurs interrogations propres à toute démarche créative. Au-delà de l’apport technique, la vision assez positive des ados, du collège et des adultes est assez séduisante. Une approche pas si fréquente dans les récits consacrés à l’adolescence.
L’illustratrice de ce roman graphique de près de 300 pages n’est pas une novice non plus ! Raina Telgemeier s’est notamment fait connaître par son récit autobiographique Souriez (édition Scholastic) ou Drame (même éditeur).
Le style de ligne très claire de celle qui fut la première autrice à recevoir le prix Eisner contribue à rendre ce récit limpide et attrayant ; un graphisme vraisemblablement adapté au jeune public.
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