Chris Regnault (Leave Them Alone) : « J’ai utilisé les silences et la mise en scène pour renforcer la psychologie des personnages. » [INTERVIEW]

Par Christian MISSIA Dio 29 décembre 2025 
Après plusieurs incursions dans le western, Chris Regnault franchit un cap avec Leave Them Alone. Porté par un scénario de Roger Seiter qu’il s’approprie pleinement, le dessinateurr livre un récit dense et immersif, reflet d’une évolution artistique assumée et d’un amour intact pour les grands espaces.
Chris Regnault (Leave Them Alone) : « J'ai utilisé les silences et la mise en scène pour renforcer la psychologie des personnages. » [INTERVIEW]
Leave them alone
Roger Seiter & Chris Regnault © Bamboo, coll. Grand Angle

Vous êtes co-auteur de Leave Them Alone, un western écrit par Roger Seiter et publié chez Grand Angle. Pouvez-vous revenir sur les circonstances dans lesquelles vous avez rejoint ce projet ?

Chris Regnault : En 2023, j’étais tout simplement à la recherche de projets susceptibles de me séduire. Je venais d’achever un western chez Glénat, Jesse James, consacré à cette figure emblématique des États-Unis et du genre. C’est à ce moment-là que j’ai eu la surprise d’échanger via Messenger avec Roger Seiter, qui m’a très gentiment proposé de lire l’un de ses scripts. Je m’y suis plongé, et le projet m’a immédiatement interpellé par son approche très classique du western. Roger m’a précisé que le scénario avait déjà été accepté par les éditions Grand Angle et qu’il était à la recherche d’un dessinateur.

J’ai alors commencé à m’approprier le script, avec l’envie d’y apporter certaines évolutions. Le projet est ainsi passé d’un album de 54 pages à un récit de 154 pages. J’ai ajouté des séquences, développé certaines idées et approfondi plusieurs personnages afin de leur donner davantage d’épaisseur. Certains ont ainsi beaucoup évolué par rapport au scénario initial, notamment la grand-mère et sa petite-fille, rencontrées dans un relais isolé. J’ai ensuite réalisé des essais graphiques, que l’éditeur a validés. Il s’est montré très encourageant, motivé à l’idée de m’accompagner dans cette direction.

Le western connaît aujourd’hui un regain d’intérêt dans la bande dessinée franco-belge. Comment expliquez-vous ce renouveau, et qu’est-ce qui vous attire personnellement dans un univers aussi codifié ?

Je dirais que ce renouveau fonctionne par vagues. Il s’agit souvent de coïncidences éditoriales : plusieurs projets émergent en même temps, portés par différents éditeurs et auteurs. Le western a, de toute façon, toujours exercé un fort pouvoir d’attraction sur le public et le lectorat français, mais aussi sur les créateurs. Cela s’explique sans doute par l’héritage de grands albums publiés dans les années 1970 et 1980. On pense immédiatement à Lucky Luke, Blueberry, au travail d’Hermann ou, plus récemment, à Undertaker. Le genre n’a jamais disparu et a toujours donné lieu à de très belles itérations en France.

Cet attachement se retrouve aussi au cinéma : les films de Sergio Leone ont rencontré en France un succès considérable, parfois même supérieur à celui enregistré dans d’autres pays. Il existe donc un véritable imaginaire collectif autour du western. C’est un cadre particulièrement stimulant à explorer : les décors sont vastes, spectaculaires, et offrent une grande liberté en matière de mise en scène et de mise en page. Chaque auteur peut s’approprier cet univers à sa manière ; c’est un immense terrain de jeu graphique et narratif.

D’un point de vue plus personnel, le western a profondément marqué des générations d’artistes depuis Blueberry. Il y a chez beaucoup d’auteurs une forme de désir de s’y confronter, à la fois pour rendre hommage et pour éprouver ce que cet univers permet. C’est également un cadre idéal pour le scénario : un monde encore peu régi par la loi, aux règles instables, où peuvent s’exprimer les tensions les plus extrêmes. Le western offre ainsi un formidable champ d’exploration des émotions, de la psyché humaine et des dynamiques sociales et civilisationnelles.

Dans Leave Them Alone, la tension passe autant par la violence et la vengeance que par les secrets et les failles des personnages. Comment avez-vous travaillé avec Roger Seiter pour faire ressortir cette dimension psychologique dans le dessin ?

Le scénario de Roger ne comportait pas autant d’indications psychologiques. J’ai donc eu envie de m’y plonger davantage, de le décortiquer et de l’analyser en profondeur. C’est ce qui explique la présence de nombreux moments de silence dans l’album : ils permettent d’ajouter de l’épaisseur à ce qui se joue intérieurement chez les personnages.

J’ai proposé ce travail de mise en scène, très axé sur la psychologie, à Roger, qui l’a immédiatement accepté, comprenant que cela apporterait une profondeur supplémentaire par rapport au texte initial. Le scénario était déjà très détaillé sur le fond, mais beaucoup moins sur le découpage. J’ai ainsi bénéficié d’une grande liberté au moment du storyboard : déterminer le nombre de cases, choisir de suspendre le temps, de l’accélérer ou, au contraire, de m’arrêter sur une émotion précise.

L’éditeur a validé ces choix. J’avais à cœur de construire une mise en scène la plus cinématographique possible. Bien sûr, la violence est inhérente au western, mais dans cette logique de mise en scène, j’ai choisi d’en accentuer certains moments afin de renforcer les émotions du lecteur. Mon objectif principal était l’immersion, avec l’ambition de la rendre aussi forte que celle que l’on peut ressentir au cinéma. C’est dans cet esprit que j’ai travaillé, avec la volonté de faire un livre avant tout impactant.

Vous évoquez une approche très cinématographique. Quelles ont été vos principales références visuelles pour Leave Them Alone : un western classique à la Howard Hawks ou John Ford, ou plutôt un registre crépusculaire à la Sergio Leone et Clint Eastwood ?

À vrai dire, je placerais plutôt l’influence des seconds en avant, même si l’ensemble participe à l’attrait du projet. J’ai beaucoup regardé de westerns entre Jesse James et Leave Them Alone. Enfant, j’ai été profondément marqué par le cinéma de Sergio Leone, par son souffle épique, sa dimension grandiose, mais aussi par la musique magistrale d’Ennio Morricone. Les cadrages, les zooms, la galerie de personnages, la manière de raconter et de mettre en scène : tout cela m’a toujours fasciné. Les couleurs, également, ont joué un rôle déterminant.

Le cinéma de Howard Hawks ou de John Ford est venu un peu plus tard, mais je l’ai immédiatement apprécié, car l’imaginaire du western résonnait déjà fortement en moi. J’y ajouterais aussi l’influence de Clint Eastwood, ainsi que celle de Quentin Tarantino, dont je suis un grand admirateur. Lorsqu’il a réalisé Django Unchained et Les Huit Salopards, j’ai été ravi de retrouver un cinéma très pulp, extrêmement dynamique, presque survitaminé, et déjà nourri d’hommages à Sergio Leone et à ses pairs.

Plus récemment, à l’occasion de la sortie de l’album, nous avons organisé une séance de lancement à Lyon durant laquelle nous avons projeté Mort ou vif de Sam Raimi. C’est un western que j’apprécie beaucoup, très pulp, presque cartoonesque, et qui fait pleinement partie de mes références. Toutes ces œuvres ont nourri mon imaginaire sur la durée ; ce sont ces images-là que j’avais en tête au moment de travailler sur l’album.

Leave them alone
Roger Seiter & Chris Regnault © Bamboo, coll. Grand Angle

Le relais de Dead Indian Peak, où se concentre une grande partie du récit, s’impose presque comme un personnage à part entière. Comment avez-vous abordé la conception de ce décor central ?

La conception du relais est née très directement des visions qui me sont venues lors de la lecture du scénario de Roger Seiter. C’est toujours ainsi que je fonctionne. Je lis le script avec beaucoup de calme, d’implication et d’immersion. Je prends le temps de m’installer, de me préparer à ce moment de lecture, car cette première approche est déterminante : elle fait naître des images mentales auxquelles je m’efforce ensuite de rester fidèle tout au long de la réalisation de l’album, même si elles peuvent évoluer ou s’affiner avec le temps.

Pour Dead Indian Peak, qui constitue presque un huis clos, j’ai immédiatement imaginé un petit relais isolé, blotti au pied d’un immense bloc rocheux et d’une falaise monumentale. Ce sont des images très fortes, très puissantes. Comme je souhaitais que cette puissance imprègne le cœur du récit et l’imaginaire que je développais, j’ai cherché à être le plus authentique, le plus sincère et le plus rigoureux possible dans mes choix. Le décor est donc volontairement minimal : une simple cahute, une grange, un petit enclos pour les chevaux, un moulin, et rien de plus. Un environnement désertique, aride, dangereux, profondément sauvage.

Le pic rocheux s’est imposé naturellement, d’autant plus que le nom Dead Indian Peak — qui signifie littéralement “pic rocheux de l’Indien mort” — figurait déjà dans le scénario. Je n’ai pas cherché à le rattacher à un lieu réel précis, mais à le rendre immédiatement identifiable, presque mémorable pour le lecteur. J’ai volontairement travaillé la simplicité, car ce sont souvent les formes les plus simples qui marquent durablement les esprits.

J’accorde par ailleurs une grande importance au travail du décor. La mise en scène m’a permis de configurer clairement l’espace dans lequel se déroule l’action, ce qui est essentiel pour ne jamais perdre le lecteur. C’est une leçon que j’ai retenue du cinéma, notamment de réalisateurs comme Steven Spielberg, dont la force narrative tient beaucoup à la clarté du cadre, du décor et du lieu. J’ai pensé ce relais comme un décor de théâtre : les déplacements se font majoritairement de gauche à droite, avec très peu de contre-champs. Ce choix vise avant tout à offrir une lecture fluide et lisible, afin que le lecteur sache toujours précisément où il se trouve.

Leave Them Alone se déploie sur près de 160 pages. Pourquoi avoir privilégié le format du roman graphique plutôt qu’une mini-série ?

Nous aurions effectivement pu scinder le récit à certains endroits pour en faire une mini-série, mais ce n’était pas du tout l’option envisagée. Comme je l’expliquais en début d’entretien, le scénario initial de Roger Seiter était conçu pour un album de 54 pages, dans une approche volontairement très classique. Or, à ce moment-là de mon parcours d’artiste, j’avais profondément envie de trouver un projet qui me permette de m’exprimer pleinement, de prendre de l’ampleur, de travailler sur un livre de grande dimension, avec de l’espace pour le dessin.

C’est essentiellement ce désir qui m’a conduit vers un format long, autour de 150 pages. Pour être tout à fait honnête, j’avais d’abord imaginé un récit d’environ 120 pages, puis, au fil du travail, je me suis rendu compte que certaines séquences nécessitaient davantage de respiration, tandis que d’autres pouvaient être resserrées. Le projet est ainsi devenu une sorte de laboratoire narratif. C’est le travail de storyboard qui a, in fine, fixé la pagination à 150 pages, afin de prendre le temps de raconter et de faire exister pleinement les situations et les personnages.

Ce format m’a également permis d’apporter des variations au scénario. Certaines scènes ont évolué de manière significative par rapport au script initial, notamment une séquence qui vient conclure un affrontement armé. Sans en révéler les détails, l’événement qui s’y produit est beaucoup plus abrupt et percutant que prévu au départ. Faute d’espace, j’ai dû raccourcir la narration, ce qui m’a amené à trouver des solutions visuelles et narratives plus radicales, renforçant encore l’impact du récit.

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Roger Seiter & Chris Regnault © Bamboo, coll. Grand Angle

Au regard de vos précédents projets, notamment vos collaborations avec Tiburce Oger et vos westerns publiés chez Glénat, considérez-vous Leave Them Alone comme une évolution ou comme un aboutissement de votre travail sur le genre ?

Je parlerais davantage d’évolution que d’aboutissement. À mon sens, on n’atteint jamais vraiment un aboutissement définitif : on est sans cesse en train d’évoluer et de se transformer. Leave Them Alone marque en revanche une évolution, et même une très belle évolution.

Le cadre de ce récit, relativement simple et classique, m’a offert un véritable espace d’expression. J’ai pu y injecter beaucoup de choses personnelles : de l’énergie, de l’engagement, mais aussi une forte charge émotionnelle et, surtout, tout mon amour pour le cinéma. Cela m’a permis de m’investir pleinement dans la mise en scène et la narration, des aspects que j’avais envie d’explorer de cette manière depuis longtemps.

Dans mes projets précédents, malgré leurs qualités, je n’avais jamais disposé d’un espace aussi ample pour développer ces intentions. C’est précisément cette liberté, cette place laissée au dessin et à la narration, qui était essentielle pour moi.

Le récit met en avant plusieurs figures féminines fortes. Comment avez-vous travaillé le character design de ces personnages afin de traduire leurs personnalités, et que souhaitiez-vous exprimer à travers elles dans un univers historique traditionnellement masculin et brutal ?

Pour ce qui est de la conception, j’ai d’abord laissé le crayon aller là où il le souhaitait. Les choses se sont imposées assez naturellement. À l’origine, le personnage de la grand-mère était un grand-père, et l’enfant était un petit-fils. Le fait de modifier leur genre a immédiatement apporté une autre dimension au récit, et c’est cette évolution que j’ai tenu à proposer à Roger.

Concernant le character design, je me suis appuyé sur certains codes et stéréotypes du genre. Pour la grand-mère, cela passe par des éléments très simples : le chapeau, la tenue, le petit tablier. Pour la fillette, j’ai également opté pour l’essentiel : des bretelles, un pantalon sobre, un chapeau. Il y a aussi des choix plus subtils dans les visages, des codes graphiques qui me sont propres, même si j’essaie de ne pas toujours reproduire les mêmes traits ou les mêmes regards.

Globalement, j’ai beaucoup travaillé à l’instinct. Ce sont des images qui surgissent, sans que je sache toujours précisément d’où elles viennent, peut-être de souvenirs ou de références accumulées au fil du temps. Pour Mattie, le personnage de la prostituée, je me suis notamment inspiré de la figure féminine incarnée par Claudia Cardinale dans Il était une fois dans l’Ouest. C’est une sorte d’image d’Épinal du western, que j’ai ensuite mêlée à d’autres influences, plus personnelles, issues de mon entourage ou de mon vécu.

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Roger Seiter & Chris Regnault © Bamboo, coll. Grand Angle

Vous parliez des stéréotypes. Selon vous, dans le western, comment fait-on la différence entre un « bon » cliché, qui sert le récit, et un mauvais cliché, qui l’appauvrit ?

C’est une question complexe. Il existe toute une famille de notions — clichés, stéréotypes, poncifs, tropes — qui relèvent finalement d’un même champ lexical. Utiliser des clichés peut avoir une fonction positive : ils servent de repères, aident à orienter le lecteur ou le spectateur vers des éléments qu’il connaît déjà, et participent à une forme de réassurance. Ils évoquent quelque chose de familier, presque confortable, comme un souvenir ou un refuge.

J’aime souvent comparer cela à une recette de cuisine. Si vous annoncez une carbonara, chacun voit immédiatement de quoi il s’agit. Ensuite, libre à l’auteur ou au cuisinier d’y apporter sa propre interprétation, en espérant y introduire une part de surprise pour éviter quelque chose de trop convenu. Il en va de même avec les codes et les clichés narratifs.

L’essentiel est donc de savoir les utiliser avec justesse : en intégrer suffisamment pour permettre une identification rapide, faciliter l’immersion — comme entrer dans un bain —, mais sans jamais s’y enfermer. Il faut savoir s’en éloigner au bon moment pour réintroduire de la surprise, de l’originalité, et donner toute sa saveur à l’œuvre. C’est précisément cette capacité à dépasser les clichés qui donne envie de poursuivre la lecture ou de continuer à regarder un film, en étant constamment stimulé par ces écarts et ces propositions nouvelles.

Nous avons évoqué vos influences esthétiques. Pouvez-vous revenir sur votre travail de mise en couleur : quelles étaient vos intentions, et avec quels outils l’avez-vous réalisée, entre techniques traditionnelles et numériques ?

L’album a été réalisé presque entièrement en numérique, à quelques détails près. Aujourd’hui, nous disposons d’outils remarquables qui permettent de travailler plus efficacement, et aussi de manière plus viable économiquement. Il ne faut pas oublier que, même si c’est un métier de passion, la réalisation d’un livre demande beaucoup de temps et implique nécessairement des contraintes de rentabilité.

Le travail de la couleur s’est fait de façon très instinctive. J’avais accumulé, au fil du temps, un certain nombre de références et de codes visuels. J’ai bien sûr regardé le travail de Caroline Delabie, la coloriste d’Undertaker, dont l’approche me séduit beaucoup. Mais je me suis également nourri de références plus anciennes, notamment les BD des années 1970, où les contraintes de fabrication et d’impression imposaient une palette réduite. Je pense à Lucky Luke, à Blueberry, ou encore au travail d’Hermann sur Comanche. Ces mises en couleur, parfois très impressionnistes, avaient la capacité de transmettre immédiatement une émotion, et c’est quelque chose que j’ai cherché à retrouver dans l’album.

La couleur est donc avant tout un état d’esprit. Dans les scènes de désert, par exemple, j’ai privilégié des tonalités très chaudes, presque brûlantes, que l’on retrouve à plusieurs reprises dans le récit. À l’inverse, pour les scènes nocturnes, je me suis inscrit dans un hommage aux nuits américaines du cinéma, avec ce filtre bleu appliqué à des images pourtant tournées en plein jour. C’est un procédé que j’ai largement utilisé pour les séquences de nuit, afin de renforcer l’atmosphère et l’immersion.

Quels sont vos prochains projets ?

Il est encore un peu tôt pour en parler précisément. Disons que si je pouvais continuer à explorer le western, j’en serais ravi. J’aimerais aussi, pourquoi pas, m’essayer à l’humour, afin de changer de registre et de m’éloigner momentanément de récits assez durs. Plusieurs pistes m’intéressent, mais il est probable que le western reste au cœur de mes envies, car j’y ai pris beaucoup de plaisir. Les grands espaces me correspondent bien.

J’espère surtout que l’album rencontrera son public, et que cela permettra éventuellement de prolonger l’aventure. Le récit se conclut d’ailleurs sur une ouverture assumée, une proposition qui laisse entendre qu’il pourrait encore y avoir quelque chose à raconter. Un peu comme dans Retour vers le futur, lorsque le Doc embarque Marty dans la DeLorean pour de nouvelles aventures. Rien n’est acté à ce stade, mais la porte reste ouverte.

Pour l’instant, je préfère rester discret sur la suite. Si le projet ne devait pas se concrétiser, ce serait évidemment une déception. Mais oui, à ce stade, on peut dire que cela pourrait encore graviter autour du western.

Leave them alone
Roger Seiter & Chris Regnault © Bamboo, coll. Grand Angle

Par Christian MISSIA Dio

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Code EAN : 979-104110737

En médaillon : Chris Regnault
Photo © DR

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Leave them alone - Par Roger Seiter & Chris Regnault, collection Grand Angle, éditions Bamboo. Album paru le 15 octobre 2025. 160 pages, 220 x 298 mm. 24,90 euros.

Bamboo - Grand Angle ✍ Roger Seiter ✏️ Chris Regnault 🎨 Christophe Regnault Western France Lyon Épinal
 
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