Vous avez publié Intelligences récemment un one-shot consacré aux services de renseignements français. Pouvez-vous nous en présenter les grandes lignes en quelques mots ?
Philippe Pelaez : Le point de départ s’inscrit dans un contexte géopolitique très contemporain. L’histoire se déroule en 2019 et prend appui sur un fait réel : la Syrie a concédé l’un de ses trois ports, celui de Lattaquié, à l’Iran. Une décision qui a suscité de vives tensions avec la Russie, laquelle considérait jusqu’alors la Syrie comme une zone d’influence privilégiée.
À partir de là, Intelligences se concentre sur la DGSI, le service de contre-espionnage français, qui, avec l’appui du Mossad, cherche à piéger un ingénieur iranien responsable du port de Lattaquié. Cet homme se rend régulièrement en France, à l’hôpital Necker, pour accompagner son enfant malade.
Les services français vont alors organiser sa filature et procéder au piratage de ses appareils — ordinateur et téléphone — afin d’en apprendre davantage sur son rôle et ses activités.
À la lecture d’Intelligences, on réalise qu’il s’agit d’un one-shot. Ce format était-il pensé ainsi dès l’origine, ou envisagez-vous une éventuelle prolongation à cet univers ?
Gontran Toussaint : Le projet a été pensé dès le départ comme un one-shot. L’histoire se conclut réellement et l’arc narratif est achevé, même si la fin demeure volontairement ouverte. Cela dit, cette ouverture laisse entrevoir des pistes possibles pour une suite, qui ne serait pas incohérente, notamment en retrouvant certains personnages, si l’envie ou le contexte s’y prêtaient.
Philippe Pelaez : L’objectif était de concevoir une histoire pleinement autoconclusive, tout en laissant une porte entrouverte. Si des marges se dégagent et si une suite nous est demandée, cette possibilité existe. Mais à ce stade, Intelligences a bien été pensé comme un one-shot.
Gontran, votre dessin dans Intelligences semble marquer une évolution par rapport à vos travaux précédents, notamment plus réalistes. Ce choix était-il volontaire, et répondait-il à une volonté d’adapter votre style à la nature du récit ?
Gontran Toussaint : Dès la lecture et le développement du scénario, j’ai perçu l’univers du récit comme très froid et profondément impersonnel. Les échanges que nous avons eus avec Hugo de Bénat, ancien agent, allaient dans ce sens : les lieux, les bureaux, les espaces dans lesquels évoluent les personnages sont dépourvus d’humanité et d’émotions visibles.
J’ai donc souhaité traduire cette sensation graphiquement, en faisant un choix esthétique pleinement assumé : un dessin plus froid, plus lisse, presque métallique, sans concession. Il est volontairement moins charnel que ce que j’ai pu proposer auparavant. Cette approche se prolonge d’ailleurs dans la mise en couleur, avec une référence assumée à certains films tournés en numérique, dont le rendu, plus cru et plus proche du documentaire que de la pellicule, correspondait exactement au réalisme que je voulais donner à l’album — un réalisme peut-être moins expressif, mais plus frontal.
Le récit repose largement sur des scènes de réunions et de dialogues, avec peu d’action spectaculaire. Quelles ont été, pour vous Gontran et Léa, les principales difficultés pour rendre cette matière très verbale visuellement vivante et captivante, notamment en termes de mise en scène et de rythme ?
Gontran Toussaint : Dès le départ, j’avais conscience que l’album ne se vendrait pas sur la promesse d’une action spectaculaire. La principale difficulté tenait justement à la multiplicité des scènes de bureau, un cadre que je trouve exigeant à mettre en images. Je fais le choix de ne pas « sortir » artificiellement les personnages de ces espaces : l’action passe avant tout par les dialogues, qui sont ici essentiels au récit, davantage que par des séquences purement dynamiques. Le travail a donc consisté à rendre ces échanges vivants par la mise en scène, en variant les angles, en soignant les décors, tout en restant constamment centré sur les personnages, afin de maintenir l’attention du lecteur.
Philippe Pelaez : De mon côté, j’ai également cherché à enrichir les décors et à varier les lieux. Dans la première version du scénario, élaborée avec l’ancien agent de la DGSI, Hugo de Bénat, l’ensemble était encore plus statique : l’action se déroulait presque exclusivement dans les mêmes salles de réunion. J’ai donc introduit davantage de déplacements et d’espaces — des scènes en extérieur, des séquences à Tel-Aviv, sur le port ou sur la jetée — afin de renouveler les ambiances et d’aérer le récit.
Intelligences reste néanmoins un album qui se lit et se relit, car il ne fonctionne pas comme une simple illustration. La gestion du temps narratif a d’ailleurs constitué l’un des principaux défis de l’écriture : les opérations de renseignement s’inscrivent, dans la réalité, sur des durées très longues, parfois des mois, voire des années. Or, le format de la bande dessinée impose un resserrement de l’action, ce qui ne correspond pas toujours aux attentes habituelles des lecteurs. Trouver cet équilibre a été l’un des grands enjeux du scénario.
Gontran Toussaint : Hugo nous rappelait souvent que le renseignement est, par nature, un domaine complexe. Si une histoire qui s’en inspire paraît trop simple, c’est qu’elle manque de justesse. C’est ce qui explique le parti pris d’un récit volontairement exigeant, qui demande une lecture attentive pour en saisir toutes les strates. De mon point de vue, c’est précisément dans cet équilibre — entre clarté narrative et complexité assumée — que se situe la justesse du projet.
Philippe Pelaez : Il nous expliquait notamment que certaines situations, comme la relation que noue Grégoire, l’officier traitant, avec l’infirmière, peuvent s’étendre sur plusieurs années dans la réalité. Dans l’album, cette temporalité est évidemment condensée en quelques pages, car le temps du renseignement est, par essence, extrêmement long.
Avant de revenir au scénario, j’aimerais vous interroger, Léa, sur la mise en couleur. Quels choix et quels partis-pris avez-vous adoptés pour rendre ce récit visuellement captivant ?
Léa Chretien : La principale difficulté a été de parvenir à varier les ambiances dans des décors majoritairement constitués de bureaux, même si ceux-ci ne sont jamais strictement identiques. L’enjeu était de donner une véritable identité visuelle à l’album, avec une cohérence forte dans les gammes chromatiques : des tonalités froides, bleutées et légèrement verdâtres, au service d’un rendu réaliste et presque clinique. Ce travail s’est fait en étroite concertation avec Gontran, afin d’assurer une continuité entre le dessin et la mise en couleur.
Gontran Toussaint : Certaines séquences, notamment les scènes nocturnes, permettent toutefois de renforcer davantage les ambiances, avec un climat visuel plus marqué et plus expressif.
Léa Chretien : Ces séquences gagnent en intensité dès lors que l’on sort du cadre des bureaux, ce qui permet d’élargir la palette d’ambiances visuelles et narratives.
Gontran Toussaint : Le traitement demeure résolument réaliste, mais plus fortement marqué, ce qui permet, dans ces moments-là, de s’autoriser une approche visuelle légèrement plus créative.
Léa Chretien : Ces scènes permettent d’assumer des partis-pris visuels plus affirmés, en particulier dès que le récit s’éloigne des espaces strictement bureaucratiques.
Philippe Pelaez : Il était essentiel, dans la narration, de faire varier les lieux et les situations. J’ai ainsi réorganisé certaines séquences afin d’alterner les scènes de bureau avec d’autres registres : des moments plus intimes, comme une scène d’amour sur un balcon, des séquences à Tel-Aviv ou encore des scènes d’interrogatoire.
Cette alternance permet de renouveler les ambiances et de préserver une dynamique de lecture. Un enchaînement trop linéaire de scènes bureaucratiques ferait rapidement décrocher le lecteur. L’enjeu était donc de maintenir le suspense et l’attention, en faisant passer la tension par l’écriture et par la variation des scènes.
Comment s’est faite votre rencontre avec Hugo de Bénat, et à qui revient l’initiative du projet : à vous ou à lui ?
Philippe Pelaez : C’est Hugo de Bénat qui est à l’origine du projet. Il a proposé un premier déroulé, une sorte de script, directement à Dargaud. Yves Schlirf m’a alors demandé de le lire et d’évaluer s’il était possible de l’adapter en bande dessinée. La version initiale n’était pas, en l’état, transposable au médium, mais le fonds m’a immédiatement intéressé. J’ai compris comment le récit pouvait être retravaillé pour la BD et j’ai accepté de m’en charger. L’idée ne vient donc pas de moi, mais de cette proposition initiale.
Léa, en tant que scénariste également, avez-vous pu intervenir en amont sur l’élaboration de l’album par des suggestions narratives, ou votre implication s’est-elle concentrée exclusivement sur la mise en couleur ?
Léa Chretien : Non, ce n’était pas du tout mon rôle sur ce projet. Mon intervention s’est strictement limitée à la mise en couleur, en tant que coloriste.
Quel a été le temps de réalisation de l’album, de l’écriture du scénario jusqu’au dessin et à la mise en couleur ?
Gontran Toussaint : Pour ma part, j’y ai consacré un peu plus d’une année de travail.
Philippe Pelaez : De mon côté, l’écriture du scénario s’est faite sur une période relativement concentrée. J’y ai travaillé une dizaine à une quinzaine de jours en continu, puis j’y suis revenu environ quinze jours supplémentaires pour affiner l’écriture, en m’y consacrant exclusivement durant ces phases.
L’album évoque des références sérielles comme Le Bureau des Légendes, et sa couverture affiche une esthétique très cinématographique, presque à la Jason Bourne. Comment avez-vous conçu cette couverture et pensé ces influences visuelles ?
Gontran Toussaint : La référence au Bureau des Légendes était présente, mais nous ne souhaitions pas nous en rapprocher trop frontalement. Leur iconographie, notamment fondée sur des bandes verticales, rendait le parallèle trop évident.
La difficulté tenait aussi au nombre de personnages : il y en a cinq ou six, dont seulement deux ou trois émergent davantage, ce qui rendait complexe le choix d’un protagoniste à mettre en avant en couverture. Nous ne voulions pas non plus adopter une approche “à la Marvel”, avec des figures héroïsées posant sur un fond spectaculaire — ce ne sont pas des super-héros. La couverture a donc fait l’objet de discussions, mais la version finale s’est imposée assez rapidement, une fois ces contraintes clairement posées.
Philippe Pelaez : La couverture s’est imposée assez rapidement. Elle repose sur un principe de discrétion assumé : des demi-visages, des fragments de plans, des éléments visuels qui se répondent sans jamais s’exposer frontalement. Cette approche reflète très fidèlement l’univers du renseignement et le parti pris du livre, fondé sur la retenue, l’allusion et la discrétion plutôt que sur l’esbroufe.
Gontran Toussaint : La couverture fonctionne aussi comme une métaphore visuelle, à la manière d’un puzzle dont les pièces s’imbriquent progressivement. Cette construction reflète fidèlement le contenu de l’album : elle n’est en rien trompeuse et restitue pleinement l’esprit et la structure du récit que le lecteur découvre à l’intérieur.
Philippe Pelaez : Il faut également rappeler le sens du titre Intelligences. En français, le mot renvoie naturellement à l’idée d’intelligence, mais en anglais, intelligence — ou intel — désigne directement le renseignement et les services secrets.
Léa, j’aimerais revenir sur Louisiana, une série conclue il y a deux ou trois ans. Comment ce projet est-il né, et en quoi a-t-il marqué vos débuts en tant que scénariste ?
Léa Chretien : Le projet est né à la suite d’un voyage en Louisiane. Lors de la visite d’une plantation, un guide nous a raconté l’histoire singulière d’une famille ayant vécu là sur près d’un siècle. Ce récit m’a profondément marquée et a servi de point de départ à Louisiana.
Même si la bande dessinée s’éloigne largement de l’histoire originale, le destin de cette femme, par son ampleur et sa densité, nous a immédiatement semblé constituer une matière narrative forte. Le projet a ensuite mûri sur plusieurs années, nourri par un important travail de recherche, avant que je n’entame l’écriture du premier tome, deux à trois ans plus tard.
Vous êtes partie d’un fait réel pour construire une fiction, tout en intégrant des figures historiques, comme Marie Laveau dans le tome 2. Comment avez-vous articulé ce travail entre réalité historique et invention romanesque ?
Léa Chretien : L’intégration de Marie Laveau [1] s’est imposée au fil de l’écriture, sans avoir été préméditée. Elle ne faisait pas partie du récit initial, mais certaines idées émergent naturellement au cours du processus créatif et viennent enrichir, voire renforcer, la narration.
Marie Laveau s’est rapidement révélée comme une figure incontournable de la Nouvelle-Orléans, intimement liée à l’atmosphère et au contexte culturel que nous avions découverts sur place. Elle s’inscrivait pleinement dans ce background, au point de trouver sa place dans le récit.
Gontran Toussaint : Oui, la mythologie, par exemple.
Léa Chretien : Il y a aussi une dimension profondément mystique propre à la Louisiane. Pour y avoir séjourné, on ressent une atmosphère très forte, presque palpable, que j’ai eu envie de restituer et de transmettre à travers le récit.
Combien de temps avez-vous consacré à l’écriture du récit ?
Léa Chretien : En incluant le travail de recherche, l’écriture du récit m’a pris environ deux à trois mois.
Comment s’est faite votre rencontre avec Gontran : vous connaissiez-vous déjà ou est-ce l’éditeur qui vous a mis en relation ?
Léa Chretien : La rencontre s’est faite très simplement, puisque nous vivons ensemble (rires).
Ce qui explique cela (rires).
Léa Chretien : Nous nous sommes rencontrés à l’école, où nous avons fait nos études ensemble.
Gontran, votre parcours témoigne d’un intérêt récurrent pour des récits à forte dimension historique et politique — de Reporter à Louisiana, qui aborde l’esclavage, la ségrégation et la place des femmes, jusqu’à Intelligences, sans oublier votre participation à XIII. Cette orientation thématique relève-t-elle d’une trajectoire que vous aviez consciemment envisagée, ou davantage d’un enchaînement de circonstances et de rencontres éditoriales ?
Gontran Toussaint : Il ne s’agit pas d’une orientation préméditée. Je ne choisis pas mes projets en fonction d’un genre ou d’une thématique précise, mais avant tout en fonction des scénarios et de l’envie qu’ils suscitent à la lecture.
Les projets auxquels j’ai participé jusqu’ici donnent effectivement l’impression d’une trajectoire très marquée par l’histoire ou le politique, mais cela relève davantage des opportunités et des rencontres que d’une volonté consciente. Je ne me considère pas cantonné à ce registre et je pourrais tout à fait m’engager dans d’autres genres, comme la science-fiction, pour lesquels j’ai aussi des idées et des envies.
Que retenez-vous de votre expérience de scénariste sur la trilogie Louisiana ? En quoi ce projet vous a-t-il apporté des satisfactions personnelles et professionnelles, et peut-on dire qu’il a constitué une étape structurante dans votre parcours, indépendamment des chiffres de vente ?
Léa Chretien : Oui, cette expérience a été extrêmement positive et très gratifiante. Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est la possibilité de rencontrer les lecteurs et de recueillir leurs retours. La bande dessinée est souvent un travail solitaire, mené dans l’isolement, avec peu de feedback immédiat. Savoir que le livre est lu, partagé, discuté, et entendre ce que les lecteurs en retiennent apporte des réponses essentielles et donne tout son sens au travail accompli.
Philippe, vous avez lancé l’année dernière une nouvelle série chez Dargaud, Neuf, en collaboration avec Guénaël Grabowski. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
Philippe Pelaez : Il ne s’agit pas à proprement parler d’une série, mais plutôt d’un projet conçu sur le modèle d’une trilogie, dans la lignée de ce que j’ai déjà réalisé chez Glénat. Le principe repose sur Trois touches de noir : trois récits indépendants, reliés par un fil directeur discret. J’évoque souvent ce projet comme une « trilogie spatiale », non pas au sens d’un espace géographique précis, mais comme un ensemble de trois univers distincts cohabitant au sein d’un même cadre.
Toujours avec Guénaël Grabowski ?
Philippe Pelaez : Oui, le projet sera mené en collaboration avec Guénaël Grabowski sur l’ensemble des trois récits. Le premier s’intitule Neuf, le second Personne, dont la parution est prévue en mars 2026, et le troisième portera le titre Achever.
Il s’agit de trois histoires de science-fiction réaliste : l’humanité est capable de voyager et même d’entrer en conflit à l’échelle du système solaire, mais les personnages évoluent dans un monde très proche du nôtre, sans esthétique futuriste marquée — ils sont habillés comme vous et moi.
Le fil directeur de cette trilogie repose sur les relations entre parents et enfants. Dans Neuf, un enfant tente de remonter le temps pour sauver son père. Dans le deuxième volet, le récit se concentre sur la relation entre un astronaute et sa fille : cet homme, en plein divorce, se retrouve seul à bord de son vaisseau alors que tous les autres membres de l’équipage ont disparu, au cours d’une mission vers Europe, l’une des lunes de Jupiter.
Le troisième récit, légèrement plus prospectif, viendra conclure cette trilogie spatiale composée de trois histoires distinctes, toujours reliées par cette même exploration des liens familiaux.
Pour conclure, quels sont vos prochains projets respectifs, Gontran et Léa ?
Gontran Toussaint : Je travaille actuellement avec Philippe sur un nouveau one-shot, qui prend la forme de l’adaptation d’un roman noir des années 1940…
Philippe Pelaez : (Il coupe…) Il s’agit de l’adaptation d’un roman noir de 1945, Péché mortel (Leave Her to Heaven en VO), réalisé par John M. Stahl. Le film — l’un des rares films noirs tournés en couleur — est porté par une Gene Tierney remarquable. L’album prendra la forme d’un one-shot conséquent, d’environ 140 à 150 pages. Il s’agira d’un récit très sombre, centré sur une femme éperdument amoureuse de son mari, et s’inscrivant pleinement dans les codes du roman noir.
Gontran Toussaint : Je résumerais ce projet comme une histoire d’amour qui finit mal.
Philippe Pelaez : C’est en effet une histoire d’amour qui finit mal, au point que cette femme est prête à tout pour conserver son mari. Le récit explore ainsi ce que l’amour peut produire de meilleur comme de pire.
La mise en couleur de ce projet sera-t-elle assurée par Léa, ou non ?
Léa Chretien : On verra. C’est en discussion.
Philippe Pelaez : Là, il a beaucoup avancé sur le storyboard.
Gontran Toussaint : Oui, il y a encore un travail…
Philippe Pelaez : La parution est envisagée à l’horizon 2027.
Léa, quels sont vos prochains projets ?
Léa Chretien : Je travaille principalement comme coloriste pour le moment. J’ai également plusieurs projets d’écriture en cours de développement, mais le manque de temps ne me permet pas encore de les mener pleinement à terme.
Philippe Pelaez : J’allais oublier que j’ai publié Kennedy(s) chez Glénat. Il s’agit d’un ouvrage conséquent de 538 pages, fruit de près de quatre années de travail et d’un important travail de documentation. Cet album est ma dernière grande sortie pour cette année 2025.
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En médaillon : Philippe Pelaez, Gontran Toussaint & Léa Chretien
Photo © Christian Missia Dio
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Intelligences - Par Philippe Pelaez, Hugo de Bénat & Gontran Toussaint (couleurs : Léa Chretien) - Ed. Dargaud. Format 241 x 318 mm. 88 pages couleur. 18,50 €. Album paru le 29 aout 2025.
[1] Marie Laveau est une créole métisse francophone et une prêtresse vaudou renommée de La Nouvelle-Orléans, en Louisiane,. NDLR.