Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html

Julie Wood (saison 2) T. 2, Secrets de Famille - Par Pelaez & Stassi – Ed. Graton/Dupuis

Par David SPORCQ Pas mal 22 juin 2026 
Après une très longue absence de 45 ans, Julie Wood nous est revenue en 2025 sous la coupe d’un nouveau duo d’auteurs. Cette deuxième saison, avec son premier tome, avait annoncé la couleur : on n’était pas du tout dans le néo-rétro, mais résolument dans la modernité. Peu de points rattachaient finalement les anciens lecteurs, qui avaient connu les albums des années 70, à cette mouture des années 2020. Après Mortel Rodéo, paru l’année passée et qui constituait le coup d’envoi d’un retour inespéré, ce deuxième opus confirme son éloignement de la série d’origine.

L’idée de base qui reliait les deux saisons était bien trouvée : Julie Wood est orpheline et Jean Graton n’en avait donné aucune explication (sans doute pour des raisons pratiques : afin que ses aventures de motarde mineures, 16 ans dans la première saison, ne soient pas entravées par des parents inquiets et réticents aux risques pris lors des compétitions). Philippe Pelaez tisse donc un scénario qui permettrait des réponses.

Julie Wood (saison 2) T. 2, Secrets de Famille - Par Pelaez & Stassi – Ed. Graton/Dupuis
©Graton

Si Jean Graton a toujours distillé des sentiments, de l’amitié, l’importance de la famille et des valeurs morales dans ses histoires, que nous pouvons retrouver sous certains aspects dans cette aventure, la compétition d’engins motorisés en était bien évidemment le cœur du sujet.

Or, les courses auxquelles Julie Wood participe dans Secrets de Famille semblent ne servir que d’interludes secondaires à une sombre et sordide histoire mafieuse. Celle-ci ne manque pas d’intérêt, mais les fans de la pilote de Honda ont besoin de leur dose de freinages d’urgence, d’évitements d’obstacle, de traces de pneus sur l’asphalte, de notions techniques de course ou de défectuosités matérielles.

©Graton

L’euphorie des retrouvailles avec l’héroïne des années 70 dissipée, on constate que la magie n’est plus la même. Soyons honnêtes, c’est aussi dû à un sentiment nostalgique, la série d’origine ayant laissé de si bons moments de lecture. Cependant, si des courses-poursuites animent le récit, il manque cette poussée d’adrénaline, cette sueur froide qui perle sur le front du lecteur, les mains cramponnées à son album à l’instar de ces coureurs de piste accrochés à leur guidon dont il lit les exploits. Bref, on ne s’imprègne pas de cette ambiance de circuit. Nous ne vivons pas la compétition sur la selle ni même au bord de la piste. Tout au plus sommes-nous en haut des gradins.

©Graton

Le graphisme s’inscrit dans le style des comics modernes, détaillé mais pas trop, en accord avec le scénario et visant sans doute un jeune public renouvelé. Les vieux motards de Honda CB FOUR 500 céderont leur place aux pilotes récents de Honda CBR 600 RR.

©Graton

Vous pourrez lire la conclusion de cette intrigue dans le troisième et dernier tome, qui devrait se dérouler en partie sur un célèbre circuit belge (Mettet). Gageons que Julie Wood aura l’occasion de prouver son immense talent dans un suspense et une ambiance de compétition à la Jean Graton.

©Graton

Par David SPORCQ

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Acheter


Code EAN : 9782390602019
Graton ✍ Philippe Pelaez ✏️ Claudio Stassi à partir de 12 ans Aventure France
 
Participez à la discussion
3 Messages :
  • Cette reprise est un ratage complet. Les dessins ne sont pas assez poussés, surtout au niveau des motos et la mise en couleur donne à l’ensemble un côté film d’animation des années 80. La nouvelle Julie Wood ne ressemble pas à l’ancienne, car même dans l’album, elle change de case en case. Les nouvelles générations de lecteurs sont comme les anciennes, des fans de moto. Ils ne trouveront pas leur compte dans ce reboot pour gamins.

    Répondre à ce message

  • Cette reprise est un ratage complet. Les dessins ne sont pas assez poussés, surtout au niveau des motos et la mise en couleur donne à l’ensemble un côté film d’animation des années 80. La nouvelle Julie Wood ne ressemble pas à l’ancienne, car même dans l’album, elle change de case en case. Les nouvelles générations de lecteurs sont comme les anciennes, des fans de moto. Ils ne trouveront pas leur compte dans ce reboot pour gamins.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 7 juillet à  08:50 :

      Pour ceux qui ont connu "l’ancienne" Julie Wood, la désillusion est grande ! Tout sonne faux ! Scénario insipide, digne d’un roman-photo des années 60’ ou d’un feuilleton de série B... Absence de décors derrière des personnages figés, sur fond gris...Ca sent le dessin, bâclé à l’IA...Les motos sont très mal dessinées, sans parler des casques...Les personnages sont visiblement des "photocopies" à peine modifiées et l’ambiance "américan of life" est absente ! Et puis, cette chevelure exubérante de Julie serait interdite en compétition, pour le risque de "scalp" en cas de chute...(Cette aberration capillaire ne servant qu’à repérer l’héroïne dans un décor fade) Malgré l’admiration portée à l’oeuvre de Jean Graton, cette "reprise" est une insulte à son souvenir...On ne peut pas profiter du prestige de la série avec si peu de qualité...

      Répondre à ce message

CONTENUS SPONSORISÉS  
PAR David SPORCQ  
A LIRE AUSSI  
Albums