Dans la lignée de son précédent album, Les Filles sages vont en enfer, le récit se distingue cette fois par une réflexion moins centrée sur la religion et davantage orientée vers une introspection personnelle et une exploration de la place de l’autrice en tant que femme dans le monde.
L’album s’ouvre ainsi sur une conversation avec le meilleur ami de Tohar Sherman, l’autrice, qui évolue progressivement en un monologue introspectif. À travers celui-ci, l’autrice aborde une multitude de questions existentielles et générationnelles, partageant ses peurs et ses pensées les plus profondes. Tohar se révèle par moments la porte-parole de sa génération, trouvant les mots justes pour exprimer des émotions et des expériences avec une sincérité poignante.
Émouvant et authentique sur les défis contemporains auxquels sont confrontées les femmes, ceux qui nous sont plutôt familiers en France - avec en bonus les propres à une société semi-théocratique -, tout en explorant les thèmes universels de l’identité, de la vulnérabilité et de la quête de sens. Tohar, par sa plume délicate et introspective, séduit, si bien que le graphisme reste assez commun et le tempo lent, propre aux réflexions bifurcantes initiées lors d’une longue conversation intime…
Par Jorge SANCHEZ
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Mon Âme vagabonde. Chroniques de Tel-Aviv - Par Tohar Sherman-Friedman. Éditions Delcourt. 152 pages - 20€.