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Très bon
21 juillet 2026
Nous avons, à la fin du tome précédent, assisté à un gros retournement de situation : le père de Satoko, Jube, était au courant de toutes les manigances entourant sa fille et même d’où elle était ces derniers mois… car il se trouve qu’il se sert des plaisirs interdits de l’île, qu’il dirige dans l’ombre, pour créer divers réseaux avec les puissants du pays !
Bien évidemment, souhaitant marier sa première fille à un riche et influent parti, malgré la maladie qui la condamne, Jube ne peut se résoudre de la laisser à un vulgaire assassin de l’île comme Shinpei. S’ensuit alors une impressionnante séquence d’action où les cartes de la série seront rebattues, ce dans une violence graphique à laquelle nous a régulièrement habitués cette dernière.
De retour forcée chez elle, Satoko fait face à ses sentiments : elle meurt d’amour pour Shinpei, mais ne souhaite pas le mettre en danger à cause de son père. Est-ce que le salut viendra… de la petite sœur de Satoko ? Présentée au début de la série comme une petite peste juvénile, celle-ci se délecte dans un premier temps de voir Satoko tomber de son piédestal en se languissant d’amour pour un quidam. Toutefois, voir sa grande sœur désespérée ainsi lui donne l’envie de s’investir dans l’affaire et de corriger la situation… Alors, amie ou ennemie ?
Au-delà d’une écriture des personnages qui nous plaît toujours autant, nous avons particulièrement apprécié dans ce tome le développement proposé par Oreco Tachibana autour de la place des femmes dans les familles japonaises à l’époque. Une femme a-t-elle le droit d’avoir des rêves ou des désirs ? Seul le père de famille peut définir le bonheur de sa fille ? Les réponses apportées dans ce tome sont de nature à éprouver l’héroïne, mais on ne doute pas que prochainement, sa rébellion sera tout aussi intéressante à découvrir.
Le tome s’achève de manière étonnante avec un récit annexe : il s’agit d’une histoire luxurieuse au sein de la maison close impliquant Kotaro, le garde du corps de Satoko. Le personnage étant désormais détaché de l’intrigue sentimentale autour de l’héroïne, Oreco Tachibana est-elle en train de rechercher une porte de sortie enrichissante pour ses personnages secondaires, comme ici Kotaro ? Quoi qu’il en soit, l’autrice développe un propos là aussi intéressant autour du désir et de la recherche individuelle de bonheur.
Par Romuald LEFEBVRE
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Les Noces des lucioles T.8. Par Oreco Tachibana (scénario et dessins). Traduction de Mathilde Vaillant. Glénat. Sortie le 1 juillet 2026. 192 pages. 7,90 Euros.