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Très bon
1er octobre 2026
Amazing Améziane a inventé son propre style de roman graphique, une sorte de cinéma de papier où bande dessinée, textes illustrés, dessins pleine page, en noir & blanc ou en couleurs, se mélangent pour raconter avec enthousiasme, érudition et parti pris les parcours de grands cinéastes comme Martin Scorsese, Quentin Tarantino, Francis Ford Coppola (Ciné Trilogy 1) ou Sergio Leone et Steven Spielberg (Ciné Trilogy 2), quand il ne touche pas à d’autres domaines (Angela Davis, 1984 de George Orwell, le comte de Monte-Cristo, etc.). Dans ce nouvel opus, cet auteur inventif rend hommage à Clint Eastwood, légende du cinéma américain, acteur mythique du renouveau du western ou des flics borderline, comme Dirty Harry, avant de devenir un réalisateur admiré tant par la critique que par le public, avec des films devenus des classiques du cinéma, comme Impitoyable, La Route de Madison, Million Dollar Baby, Mystic River ou Gran Torino.
Avec son style unique, à la fois cinématographique et inspiré des comics, Améziane déroule la riche vie de Clint Eastwood, né en 1930 à San Francisco (Etats-Unis). La nouveauté de ce roman graphique, c’est que le sujet du livre – en l’occurrence Clint Eastwood – s’adresse directement au lecteur, même si l’auteur précise en fin d’ouvrage « que certains propos des personnages ont été imaginés à des fins de dramatisation ». Divisé en six chapitres – avant Clint, western & guerre, flics & hors-la-loi, musique et femmes, justice & héros, Eastwood –, cet album détaille comment un cow-boy trop grand (1,93 mètre) a réussi petit à petit à se faire un nom dans le cinéma. De la Trilogie du dollar à Dirty Harry, le succès lui a permis de passer à la réalisation de ses propres films.
Au fil des chapitres, nous découvrons un Eastwood militaire – il a failli se faire boulotter par des requins après que son avion se soit crashé dans le Pacifique –, puis apprenti acteur avec de petites apparitions dans des films et un second rôle récurrent dans la série Rawhide, un western pour la télévision. La rencontre avec Sergio Leone sera déterminante pour sa notoriété : c’est là qu’il met son place son art du non jeu, qu’il appelle le stoïcisme. Devenu un acteur populaire, il enchaîne les films d’action (western, guerre, etc.) et réalise son premier long métrage, Un frisson dans la nuit, en 1971. Devenu également producteur, il peut alors monter ses propres projets, qu’il réalise ou qu’il confie à des réalisateurs qu’il admire.
En 1969, les producteurs de James Bond 007 proposent le rôle à Eastwood pour succéder à Sean Connery. Clint refuse un énorme chèque, arguant que « Bond doit être british et qu’il veut bosser sur ses propres projets ». Désormais, chaque film qu’il produit ou qu’il réalise lui permet de progresser et d’affiner ses compétences et ses envies, le tout avec une grande exigence. Arrivent les années 1990 où il va enchaîner les chefs-d’œuvre et devenir un cinéaste qui compte dans le monde du 7e Art, avec des films comme Impitoyable, Un Monde Parfait ou Sur la Route de Madison, parmi d’autres réalisations. Il poursuit son ascension dans les années 2000, signant des longs-métrages devenus des classiques du cinéma, tels que Mystic River, Million Dollar Baby, Gran Torino, Invictus, etc.
Comme l’écrit Amazing Améziane : « Clint Eastwood a sûrement la palette la plus large et la plus variée de genres cinématographiques. Il nous a fait pleurer avec La Route de Madison et fasciné avec Bird. C’est aussi lui qui a réalisé l’ultime western, avec Impitoyable. Au cours d’une carrière de plus de 60 ans devenue légendaire, Clint a su se réinventer de multiples fois, et prendre tous les risques artistiques. Celui qui a commencé comme un anti-héros s’est concentré ces vingt dernières années sur les héros du quotidien ». En dernière page de l’album, l’auteur livre six visages d’Estwood à différentes époques, des dessins ponctués d’une réplique qui pourrait sortir d’un western spaghetti made in Sergio Leone : « Le monde se divise en deux, mon ami, ceux qui aiment Clint et ceux qui creusent… »
Par Dominique ERNST
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Clint Eastwood – Par Amazing Améziane – Ed. du Rocher