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Bon
9 avril 2025
Nostalgie quand tu nous tiens ! On garde d’excellents souvenirs des aventures de Julie Wood, d’autant que ses 8 albums parus de 1976 à 1980 ont été republiés sous la forme de trois belles intégrales éditées de 2015 à 2019, toutes agrémentées de bonus et d’intéressants dossiers.
À voir la couverture très prometteuse : la motarde au regard fixe et déterminé, le casque étoilé vissé sur la tête, le gros cube BMW R12 (un petit bijou de 1.170 cc – 95 ch – 227 kg) à l’arrière-plan, au bord de la route dans un décor sauvage, cela sent déjà bon la liberté et le road trip américain.
En fait, dès la première planche, nos rêves d’escapade au cœur du désert californien s’envolent et font place à un rodéo urbain mené par une bande de délinquants de la route qui se disent « bikers » (on a les mêmes chez nous sur les périphériques). Le pire est que Julie s’adonnera à ce sport illégal elle aussi. On la connaissait plus dans l’esprit motard authentique. Mais en attendant, cela se passe très mal pour l’un d’entre eux, qui meurt non de manière accidentelle mais d’une balle dans la tête.
Commence dès lors une enquête policière à laquelle est mêlé l’oncle Chris bien malgré lui. Parallèlement, on assiste au début de carrière dans la compétition de moto-cross de notre protagoniste, qui soigne beaucoup son image (en vue d’attirer l’attention indispensable des sponsors). Les auteurs vont également nous faire découvrir ce qui est arrivé aux parents de Julie et de ses deux frères. Judicieuse idée, qui crée le lien avec la première saison. Récit qui s’étalera sur trois tomes.
C’est donc une ancienne héroïne de BD qui n’a pas changé physiquement (si ce n’est son menton un peu arrondi), mais qui évolue dans un monde contemporain (réseaux sociaux, vidéos postées sur YouTube, smartphone,…). Si vous n’avez pas lu la saison 1, ce changement d’époque ne vous bousculera pas. Par contre, si vous êtes un fan de la première heure, l’ambiance des seventies vous manquera : les fringues, coupes de cheveux et surtout les bécanes d’anthologie (Honda CB 750 FOUR, Kawasaki 900 Z1, Suzuki 750 GT pour n’en citer que quelques-unes).
Une série « classic » en parallèle pourrait être envisagée par l’éditeur pour satisfaire cette frange du lectorat. Il n’en reste pas moins que les bédéphiles sont heureux de lire de nouvelles aventures de Julie Wood. Les retrouvailles sont globalement réussies, et le fait qu’elle évolue désormais dans le monde actuel permet de nouvelles perspectives qui ont également leurs avantages et leur intérêt.
Par David SPORCQ
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