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Il le dit lui-même en considérant sa carrière ; il s’est souvent intéressé aux derniers de cordée, ceux après qui il n’y a plus personne, sauf des visages, des témoignages, quelques photos jaunies. La bande dessinée est un art de la restitution davantage encore que la photographie. Derrière une case, il y a plus qu’un document, un dialogue, une situation : il y a un ressenti.
À partir d’un petit village du Dauphiné dont il est originaire, Jacques Terpant parcourt le millénaire qui l’a mené à le découvrir tel qu’il est. Il fait parler les vieilles pierres. Il se reconnaît dans cette lignée de seigneurs, d’ecclésiastiques, de clercs, de paysans, de gueux… Il est de tout ceux-là comme il est du monde d’aujourd’hui. Comme les écrivains et historiens qu’il lit, les chansons qu’il écoute…
On peut le penser réac, et c’est sans doute vrai, au bon sens du terme, ce n’est pas la passion du progrès qui caractérise son travail, scénaristiquement comme graphiquement. Mais on ne peut lui enlever l’absolue sincérité, son empathie pour les figures singulières, anonymes, attachantes qu’il a fréquentées. Son discours est plein de rides, et elles sont belles et sympathiques.
Il déclare dans cette interview que cet album sera sa dernière contribution au 9e art, même s’il précise que ce ne sera pas son dernier livre. Son testament bédéphilique en quelque sorte. Nous qui en héritons, découvrons dans ce podcast quelles sont ses dernières volontés d’auteur de bande dessinée.
Par Didier PASAMONIK Kelian NGUYEN Merwan BOUCHOUARI
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