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Excellent
30 septembre 2025
La fureur du démon Piccolo s’est apaisée, la Terre respire et les larmes de Goku, versées sur ses amis déchus, trouvent enfin l’apaisement : Shenron, ressuscité grâce au Tout-Puissant et à son acolyte Mr. Popo, redonne vie à tous ceux fauchés par le démon.
Afin de se préparer au retour du Démon, notre jeune héros demeure auprès du Tout-Puissant pour un entraînement céleste de trois ans d’une intensité rare. Le temps file, le héros s’éloigne de son innocence, mûrit et se prépare à retrouver ses compagnons lors du très attendu Tenkaichi Budokai.
Ce tournoi marque le dernier adieu à l’enfance et la naissance d’un Goku adulte : retrouvailles, surprises, nouveaux visages (dont Tao Pai Pai, rescapé et vengeur, et surtout Chichi, décidée à réclamer la main promise par Goku il y a des années).
Au fil des éliminatoires et des combats ardents, chaque concurrent révèle une force décuplée. La tension monte jusqu’aux fiançailles improbables, sur fond d’humour et d’action effrénée.
Le rythme ne faiblit jamais, glissant habilement du chaos vers l’espoir, de la tragédie au panache, et de la violence vers une nouvelle ère de rivalités.
Avec ce volume, Dragon Ball franchit un cap : la saga délaisse le ton tragique de la lutte contre Piccolo pour embrasser le souffle épique du renouveau.
La mise en couleur magnifie chaque planche, exploitant à merveille la nervosité des affrontements et la richesse des transitions entre les arcs. Ce qui frappe dans ce tome, en opposition totale avec le précédent, c’est la densité et la vitalité du récit, le plaisir des retrouvailles et l’émotion intacte qui accompagne la métamorphose de Goku : « On retrouve avec bonheur les survivants du massacre, ressuscités grâce à Shenron, et l’étonnement face à un Goku adulte, aussi puissant que métamorphosé. »
L’humour potache d’Akira Toriyama est de retour (la blague fugace de Tortue Géniale), s’intégrant avec efficacité à des moments de tension ou de surprise. Chichi, notamment, s’impose comme une figure inédite, marquant la mémoire des fans.
La restauration du monde, le rebond du tournoi et l’apparition de vieux adversaires insufflent une nouvelle énergie.
Possédant l’édition Perfect de la série, j’étais fort dubitatif face à cette réédition. Force m’a été de reconnaître que celle-ci possède la capacité d’offrir, grâce à l’utilisation de la couleur, une relecture fraîche du mythe.
Seul regret, en comparaison avec la Perfect Edition : la jaquette est moins attrayante (je reste totalement fan de la frise « infinie » couvrant l’ensemble des dos de la Perfect Edition…).
Ce 3ᵉ tome marque enfin la transition subtile entre enfance et légende, entre Dragon Ball et ce que deviendra Dragon Ball Z, plus adulte, plus sérieux – une réussite totale pour les amateurs de grandes sagas.
Un volume à savourer comme une promesse : celle du passage à l’âge adulte du plus mythique des guerriers.
Par Milan MORALES
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