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Dragon Ball Full Color, Les sayans, T. 3/3 – Par Akira Toryama - Editions Glénat

Par Milan MORALES Très bon 11 juin 2026 
Ce volume correspond à la fin de l’arc « Les Saiyans » et couvre la conclusion du premier combat Goku vs Vegeta sur Terre, ainsi que les conséquences immédiates qui lancent la route vers Namek.

Le tome s’ouvre au cœur du duel entre Goku et Vegeta, déjà porté à un degré de brutalité rarement atteint jusque-là dans Dragon Ball. Goku a rejoint le champ de bataille après son entraînement chez Maître Kaio et peut enfin se battre sans retenue, loin de tout innocent à protéger.

Vegeta, prince des Saiyans et incarnation de l’orgueil guerrier, révèle peu à peu l’étendue de sa puissance. Chaque échange de coups repousse les limites fixées par l’arc précédent. Une large partie du volume prend ainsi la forme d’un affrontement titanesque entre les deux rivaux, où chaque technique de Goku — Kaiôken x2, x3 ou Kamehameha surpuissant — tente de combler l’écart avec un Vegeta d’une arrogance presque démesurée. La mise en scène insiste sur l’épuisement progressif des combattants, les corps brisés et les cratères qui défigurent la surface terrestre, donnant au combat une dimension quasi apocalyptique.

Acculé, Vegeta accomplit alors ce que tous redoutaient : il utilise sa capacité à se transformer en Oozaru, le singe géant, en recréant lui-même une lune artificielle afin de déclencher sa mutation. Goku, déjà au bord de la rupture, se retrouve face à une montagne de muscles et de fureur, tandis que l’écart de puissance devient écrasant.

Le récit bascule alors dans un affrontement collectif désespéré. Krilin, Gohan et Yajirobé entrent en scène pour empêcher Vegeta d’anéantir la Terre.

La bataille se joue désormais sur plusieurs fronts : détourner l’attention de Vegeta-Oozaru, protéger Goku et trouver l’ouverture qui permettra de faire chuter le monstre. Akira Toriyama orchestre un ballet d’initiatives désespérées, de sacrifices et de retournements de situation, jusqu’à la scène-clé où Yajirobé, opportuniste mais moins lâche qu’il n’y paraît, se révèle décisif pour faire tomber Vegeta de son piédestal. Peu à peu, le prince Saiyan retrouve sa forme normale, blessé, humilié, mais toujours animé d’une rage intacte.

Ce troisième tome scelle la fin du premier affrontement entre Goku et Vegeta, montre les conséquences directes de ce choc et pose les bases du voyage vers Namek. Il constitue ainsi un volume à la fois conclusif et charnière dans l’histoire de la série.

Les éditions Glénat poursuivent ici sa collection Dragon Ball Full Color en publiant le matériel couleur officiel validé par le Bird Studio, et non une recoloration réalisée a posteriori pour l’occasion. Les teintes sont pensées pour mettre en valeur les décors dévastés du champ de bataille, les armures saiyans ou encore les auras d’énergie qui saturent les cases durant le combat final.

Sur ce troisième opus en particulier, les énergies bleues, rouges et dorées explosent littéralement dans les pages. L’arc Saiyan gagne ainsi en lisibilité et en impact par rapport au noir et blanc original, tout en proposant une approche différente de celle de la « Perfect Edition ».

Pour prendre un exemple concret, la colorisation du ciel diffère totalement de celle de l’anime. Ici, on comprend clairement que les ultimes phases de l’affrontement se déroulent au crépuscule, ce qui renforce considérablement le sentiment de fin du monde qui s’installe au fil des pages.

Le grand format permet aux doubles pages et aux vastes scènes d’action de pleinement respirer. Avec ses 248 pages réparties en 17 chapitres, l’ouvrage constitue un volume généreux que l’on dévore d’une traite tant le rythme imposé par l’auteur demeure nerveux.

Le travail éditorial français reste particulièrement soigné : papier épais, impression nette, reliure souple mais robuste, le tout dans une collection cohérente avec les autres arcs Full Color déjà publiés (L’Enfance de Goku et Le Roi Démon Piccolo).

Pour ma part, ce tome 3 coche à peu près toutes les cases de ce que l’on peut attendre d’une édition de prestige : un contenu majeur — la conclusion du premier affrontement entre Goku et Vegeta —, une mise en couleurs qui respecte pleinement le trait d’Akira Toriyama et un objet-livre particulièrement agréable à manipuler. Si vous appréciez avant tout Dragon Ball pour ses combats épiques, cette édition Full Color de l’arc Saiyan — et ce troisième volume en particulier — s’impose comme l’une des meilleures façons de redécouvrir ce moment charnière de la série.

Début de l’arc « Freezer » en juillet 2026 !

Par Milan MORALES

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782344074152

Vous avez apprécié cette chronique et désirez en savoir plus sur cette série ?
Vous pouvez retrouver ici nos précédentes chroniques :

L’Arc « Le Roi-Démon Piccolo »
– tome 1
– tome 2
– tome 3
– tome 4

L’Arc « Les Sayans »
– tome 1
– tome 2

Dragon Ball Glénat Manga ✏️ Akira Toriyama à partir de 10 ans
 
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