Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Très bon
29 septembre 2025
La guerre est terminée depuis un moment, mais le traumatisme subi par ceux qui l’ont vécue sur le front est profond, lancinant, incurable. La perte de son ami au combat ne quitte plus Jules Matrat, au point que tout l’indiffère dans son entourage, y compris la mort de son fils, né-mort.
Son épouse, Rose, qui l’aime toujours, voudrait qu’il guérisse de ce mal qui l’habite. Elle l’enjoint à se rendre dans le village de son frère d’armes afin d’y rencontrer sa mère et sa veuve. Cela pourrait l’apaiser s’il pouvait les rencontrer et parler à ceux qui l’ont aimé autant que lui.
Ce dernier tome, tout aussi poignant que les deux premiers, nous raconte les errances d’un rescapé de la Grande Guerre. Cette guerre que lui et ses compagnons d’infortune n’avaient jamais voulue, mais qu’ils avaient faite en pensant que jamais plus on ne reverrai une telle horreur. Mais les beaux discours en mémoire des victimes et des anciens combattants, ainsi que les monuments aux morts que l’on peut encore observer sur les places de nombreuses villes et villages, n’ont pas toujours suffi à apaiser la souffrance laissée par la guerre.
Une triste histoire dont la lecture est indispensable pour ne pas oublier et pour comprendre qu’une guerre ne se gagne jamais. Ceux qui l’ont faite en reviennent mutilés, physiquement ou psychologiquement. Les années perdues ne se rattraperont jamais. La destruction et la désolation ne s’effacent pas grâce à une signature apposée en bas d’un document d’armistice. Cette dérive du comportement humain n’engendre que des victimes, quel que soit leur camp.
Par David SPORCQ
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