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Bon
8 juillet 2026
Nous sommes à l’aube de l’arc « Namek » : Krilin, Son Gohan et Bulma posent le pied sur une planète qui semble au premier regard paisible et propice à la vie, avec ses paysages verts et ses ciels irréels. Leur objectif est clair : retrouver les Dragon Balls nameks pour ressusciter leurs proches disparus, Goku étant encore convalescent sur Terre après les combats contre les Saiyans. Très vite pourtant, le trio réalise qu’il n’est pas seul : l’armée de Freezer a déjà investi Namek, et la quête des boules de cristal se transforme en jeu de massacre où les villageois nameks paient le prix fort.
Ce tome couvre les chapitres 246 à 262 de l’œuvre originale, soit les premiers mouvements de la grande partie d’échecs qui se joue entre Freezer et ses lieutenants d’un côté, les Nameks, Vegeta et les terriens de l’autre. On voit à l’œuvre des sbires emblématiques comme Dodoria et Zarbon, chargés de faire le sale boulot : interrogatoires brutaux, villages rayés de la carte, pression constante sur les survivants nameks. Krilin et Gohan, trop faibles pour un affrontement frontal, optent pour la ruse : filatures, cache-cache derrière les rochers, Dragon Radar en main, tandis que Bulma coordonne les opérations à distance.
Par touches successives, Freezer lui-même s’impose déjà comme la figure centrale de la menace, même s’il reste encore majoritairement en retrait, confortablement assis dans sa capsule flottante. Son obsession pour l’immortalité via les Dragon Balls et son mépris absolu de la vie font monter une tension presque oppressante, chaque déplacement de ses troupes pouvant signer la disparition d’un nouveau village namek.
Ce premier tome se concentre sur la mise en scène du danger : prise d’otages, massacres, fuites improvisées, interventions de personnages comme Piccolo, qui élargissent encore l’échiquier stratégique.
En fin de volume, Glénat glisse un bonus intitulé « Dragon Ball – Le musée (Partie 1) », sorte de cabinet de curiosités du monde de Dragon Ball : capsules Hoï-Poï, Dragon Radar, machine de soin rapide…
Ces pages supplémentaires, pensées comme un supplément ludique, prolongent le plaisir pour celles et ceux qui aiment se perdre dans les objets et technologies du manga, au-delà des combats.
Ce Tome 01 de l’arc Freezer paraît chez Glénat Manga au format dit « Perfect Edition » : environ 150 x 211 mm, soit un grand format nettement plus généreux que l’édition poche classique. Ce volume s’inscrit dans la continuité des précédents arcs Full Color déjà proposés par l’éditeur : L’enfance de Goku, Le roi démon Piccolo, Les Saiyans. L’arc Freezer est lui-même annoncé sur cinq volumes, couvrant les chapitres 246 à 329 de la série originelle.
Cette édition conserve volontairement l’identité visuelle du manga : trait net de Toriyama, découpage original, effets d’énergie et scènes d’action lisibles. La particularité vient de la colorisation intégrale, réalisée à partir du travail de Shueisha, qui habille Namek de teintes très contrastées, fait vibrer les armures de l’armée de Freezer et souligne les auras d’énergie des combats, tout en restant cohérente avec le style de l’époque.
La traduction française est signée Fédoua Lamodière, déjà à l’œuvre sur les précédents volumes, dans une adaptation qui se veut fidèle à l’édition originale japonaise.
Proposé au prix habituel de 14,95 €, ce Tome 01 se positionne clairement davantage comme un objet de collection que comme un simple manga de poche à enchaîner. Glénat s’inscrit ainsi dans une stratégie cohérente : proposer Dragon Ball en couleur par arcs majeurs, en grand format, pour accompagner les quarante ans de la série et renouveler l’intérêt des vétérans comme des nouveaux lecteurs.
Par Milan MORALES
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