Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
La fonction des premiers épisodes est de poser les bases d’une série, et ce que fait Dragon Ball Daima en rappelant d’abord les évènements passés. C’est une occasion parfaite pour rappeler les aventures du jeune Goku et de ses compagnons - inspirée par l’épopée chinoise La Pérégrination vers l’Ouest - aux combats contre des êtres venus d’ailleurs et des créatures sorties tout droit d’un film de science-fiction.
C’est une véritable lettre d’adieu adressée à Akira Toriyama, au vu de la réalisation et de l’animation qui sont aux petits oignons pour nous faire revivre des moments cultes.
Un bel et dernier hommage pour l’auteur
Il nous est impossible de continuer cet article sans évoquer les hommages présents dans les génériques. Avec une musique aux notes synthétiques et un refrain entraînant à l’instar de ceux des précédentes séries, le générique d’ouverture nommé Jaka Jaan dépeint parfaitement l’ambiance de la série avec ses paroles, qui parlent notamment d’aventure dans le royaume des démons, d’action et de persévérance. C’est là que se trouve le premier hommage, subtil car toutes les paroles sont écrites en japonais excepté les syllabes “Tori”, “Yama” et “Akira” retranscrites dans notre alphabet.
Le second hommage est, quant à lui, visuel et se trouve dans le générique de fin Nakama signifiant “compagnon” en japonais. Les deux dernières séquences nous montrent Goku qui court vers le bord d’une falaise, avant de se retourner vers ses comparses. C’est alors que des plumes blanches passent devant lui, faisant disparaître son sourire et le faisant regarder le ciel pour admirer l’apparition d’un oiseau qui vole vers les cieux. Cela peut faire penser au générique de fin de Dragon Ball Z - We were angels, où Goku possède des ailes et une auréole suite à son sacrifice à la fin de la saga Cell - mais il faut aussi voir ici une référence au studio fondé par l’auteur : Bird Studio. Une belle métaphore pour honorer la mémoire de ce grand mangaka qu’était Akira Toriyama. RIP…
Lentement mais sûrement
L’intrigue prend place quelques mois après la bataille opposant Goku et Buu enfant. Donc il n’est pas question de parler de Dieux de la destruction et d’autres faits relatifs à Dragon Ball Super. On nous présente des nouveaux personnages issus du Royaume des démons : Gomah, servant du Roi Dabra qui a servi le sorcier Babidi pour faire apparaître Buu, et Degesu le frère du Kaio Shin. Ensemble, ils visionnent différents moments de la saga jusqu’au moment où ils découvrent la mort de Dabra, faisant de Gomah le nouveau roi, mais également l’existence des boules de cristal qui ont été utilisées pour ressusciter les innombrables morts. Étant au nombre de trois, elles existent également dans le royaume mais sont protégées par des gardes. Ainsi, Gomah et Degesu décident de se rendre sur terre et de réunir les boules de cristal, grâce au vieux Namek Neva ayant créé trois au royaume des démons, pour exaucer trois vœux.
Pendant ce temps, nos protagonistes coulent des jours heureux sur terre et sont en train de fêter le neuvième anniversaire de Trunks, le fils de Bulma et Vegeta. Pour s’entraîner et digérer - la méthode se discute - Goku et Vegeta partent se battre dans les airs. C’est alors que Shenron, le légendaire dragon, apparaît et n’exauce qu’un vœu de Gomah : celui de rajeunir toutes les potentielles menaces à l’âge de 6 ans. Goku et ses amis deviennent enfants mais leur esprit reste intact, tandis que Trunks et Goten redeviennent des bébés. C’est en se rendant au Palais de Dieu qu’ils apprennent que Dendé, devenu un bébé, a été pris en otage et qu’il leur faut le vieux vaisseau du Kaioshin pour entrer au royaume des démons le sauver. Pendant que Bulma répare le vaisseau, nos héros reçoivent la visite de Glorio, un jeune homme qui demande à Goku de l’accompagner dans le but de combattre le rusé et dangereux roi. Suspicieux, Kaio Shin décide d’accompagner Goku qui accepte la demande de Glorio. Concernant Vegeta et les autres, il leur faudra attendre la fin des réparations pour les rejoindre.
Dragon Ball × Dragon Ball GT
Cette toute nouvelle série se présente comme un retour aux sources. En effet, on retrouve les ingrédients ayant fait le succès de Dragon Ball, à savoir une narration simple à suivre, de l’humour et de l’action dans des combats dynamiques - certes on est pas au niveau d’un film, mais l’animation est clairement au rendez-vous et surclasse facilement Dragon Super -, sans oublier l’aventure nous offrant des somptueux paysages à admirer. La nostalgie est aussi présente, quand on voit un jeune Goku discuter avec ses anciens maîtres Tortue Géniale et Karin le chat avant de reprendre son bâton magique pour pallier son manque de portée. C’est un véritable plaisir de revoir notre héros faire preuve d’intelligence, au lieu de passer pour un guerrier bébête et accro aux combats comme dans Dragon Ball Super. Rentrons, il commence à pleuvoir…
Il est vrai qu’on peut voir cette série comme une version moderne de Dragon Ball GT, animé dans lequel Goku est également transformé en enfant. En dépit de la forme du Super Saiyan 4 et des antagonistes mémorables tels que Baby Vegeta et Omega Shenron, les fans ont davantage retenu les points négatifs, notamment son humour parfois lourd et son rythme lent avec ses scènes oubliables. On vous laisse imaginer la crainte des fans à la sortie de la première bande annonce, montrant les protagonistes redevenir enfant. Qui sait, peut-être verrons nous une nouvelle transformation et un nouveau dragon légendaire vu que c’est la tradition pour chaque nouvelle série animée. L’occasion de marquer à nouveau les esprits.
Que ce soit l’animation, la réalisation ou bien l’histoire, Dragon Ball Daima a toutes les cartes en mains pour devenir une série culte, à condition qu’elle évite les erreurs passées. Akira Toriyama développe ici son univers en parlant des origines des Namek, la race de Piccolo, et du fait que les dieux Kaio aient retrouvé leur corps respectifs (ils ont fusionné afin de montrer l’efficacité des boucles d’oreilles Potara à Goku, qui fusionne avec Vegeta). La fin de l’œuvre originale est encore loin et il est donc hors de question d’avoir des incohérences. Quels sont les adversaires qui les attendent ? Qui sont les potentiels alliés, dans la Royaume des démons ? À suivre, dans les prochains épisodes !
Par Jacques LOBE
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.