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Très bon
1er juillet 2026
Lady X ! L’adversaire le plus redoutable et le plus coriace de Buck Danny. Un être de papier méphistophélique qui est entré dans la légende et dont la première apparition date de l’album Buck Danny contre Lady X (paru en 1958). Comme tous les vrais « vilains » de la bande dessinée, alors qu’on la croit définitivement éradiquée, elle réapparaît, tel le phénix renaissant de ses cendres, comme elle se décrit elle-même à la page 14 de l’album Ghost Queen, paru en 1979.
C’est d’ailleurs précisément de cette page et de la suivante du dernier album dessiné par Victor Hubinon que le scénariste Yann a conçu son idée de scénario. Ces deux pages contiennent effectivement les seules informations que Jean-Michel Charlier a laissées à propos de son personnage. C’est peu, mais ces renseignements précieux suffisent à Yann pour développer une jeunesse à l’héroïne en toute liberté, mais dans le respect des écrits gravés dans les tablettes de marbre de la bande dessinée. Condition sine qua non pour que cette fiction, qui touche à une icône, soit adoubée par les fans de la série. C’est qu’on ne badine pas avec les légendes sacrées du neuvième art.
1942, Miss Jane Hamilton est la fille aînée d’un médecin anglais réfugié avec sa famille sur l’île de Bornéo. Ses services sont réquisitionnés par l’armée japonaise qui l’exploite ainsi que la population indigène. À seize ans, elle rêve d’aviation et sa chambre est ornée de photos d’aviatrices. Elle lit les magazines de son oncle Bill, qui est aviateur dans la RAF. Ce dernier lui a expliqué les premiers rudiments du pilotage.
Indépendante et débrouillarde, elle tente de subvenir aux besoins de ses parents et de sa sœur en chassant dans la jungle. Elle est mordue par une variété de chauve-souris qui transmet un virus mortel. Cette jeune fille va connaître très tôt la violence la plus cruelle et la mort.
Mais comment cette demoiselle à la bonne éduction va-t-elle devenir la redoutable et sans pitié Lady X ?
C’est une agréable fiction qui se lit comme les autres récits de la série « Origines », avec ce plaisir de prolonger encore un peu plus le mythe « Buck Danny » dans un style graphique classique qui colle à merveille à ces histoires qui, chronologiquement, sont antérieures au premier album Les Japs Attaquent, édité en 1948.
Par David SPORCQ
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