Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Excellent
24 octobre 2024
Après avoir quitté Esemori, Reiji croise Nagi avec qui il a une longue discussion. De son côté, Yuri découvre les sombres secrets de la famille Kurose et décide d’agir.
Le portait de Yûko dressé précédemment par Esemori était bien loin d’être complet. Comme on pouvait se douter, son avis est biaisé. Sa lâcheté a mené à des conclusions hâtives, ce que souligne Reiji. Étonnement, le héros arrive à avoir du recul et de l’empathie pour sa mère qu’il déteste tant et qui est dangereuse. À travers le récit d’Esemori, le scénario a voulu nous faire croire à une vision précise de Yûko et nous pousser à prendre position en la faisant passer pour la grande coupable. Pourtant, un point de vue sur des événements ne représente qu’un fragment de ce qui s’est déroulé, ce qui est illustré ici. Les informations complémentaires, apportées cette fois par Yûko de façon assez frontale, permettent donc d’étoffer l’histoire et de donner une version différente du passé.
Pour ce qui est des retrouvailles entre Reiji et Nagi, elles sont particulièrement intéressantes puisqu’elles montrent qu’ils ont bien changé depuis leur dernière rencontre. Leur échange met en avant une bienveillance mutuelle et apporte des explications sur ce qu’ils ont vécu ensemble. Il y a là une sincérité qu’on ne retrouve pas avec les autres personnages, qui interagissent avec le héros et tentent de le manipuler.
D’ailleurs, Reiji parvient a exprimer plus librement ses pensées, ce qui n’est pas anodin. Quant à Nagi, elle apparaît comme plus humaine dans ses réactions face au héros. De plus, au vu de la symbolique du poisson, le bocal vide dans son appartement pourrait être vu comme si Nagi était sortie des abysses. Pour ce qui est de l’aperçu de son passé, la mise en scène laisse croire que Nagi a subi un traumatisme qui devrait être exploré bientôt.
Le point de vue de Yuri, lui, nous donne l’impression d’être dans un thriller. Vous savez le genre d’histoires avec un personnage pris au piège dans une famille qui cache des secrets le mettant en danger, au fur et à smeusre des ses découvertes ? Yûko contribue énormément à la tension, car Yuri tente de la manipuler alors même que cette femme semble toujours avoir un coup d’avance et qu’elle est mêlée à plusieurs morts. On sait que quelque chose va mal tourner, mais sans savoir quand. Ce qui rend l’atmosphère assez pesante.
Cette suite déconstruit l’image de Yûko dressée par Esemori, ce qui est très plaisant. L’écriture de ce personnage est complexe et son vécu y contribue grandement. Elle est loin d’être le mal incarné sans pour autant être exemptée de tout défaut. L’auteur nous propose de nombreuses pistes qui expliquent qui elle est et pourquoi elle a évolué de cette façon. Tout cela pousse à la réflexion, tout en mettant en évidence que Yûko reste une victime à l’origine comme les autres enfants de l’intrigue. Parallèlement à cela, Reiji lui semble de plus en plus libre et Nagi davantage spontanée à son contact, ce qui est très agréable à lire.
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