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Très bon
23 janvier 2025
Alouette, c’est le récit poignant d’une jeune fille qui vit seule avec son frère et lutte chaque jour pour leur survie, au sein d’une cité médiévale marquée par la pauvreté, la famine et la tyrannie.
Cauchemar en eaux troubles
Après avoir perdu de vue son frère Pilou, Alouette finit par s’échouer sur une île où elle va faire la rencontre de deux personnes qui la recueillent : un homme assez farfelu et une femme austère. Une ambiance maussade règne sur l’étrange île. D’effrayantes créatures démoniaques surgissent, comme tout droit sorties des enfers. En plus de cela, la jeune fille a des flashs qui lui rappellent, par segment, son passé douloureux et le pourquoi du comment elle en est arrivée là.
Notre héroïne doit affronter ses démons et chercher à quitter cette île. Le tout, en essayant de retrouver son frère. Entre réalités et illusions, Alouette va devoir faire la part des choses pour mener à bien ces objectifs.
Comme dit l’adage, « Ne vous fiez pas aux apparences ». À première vue, le style graphique peut faire penser à une BD jeunesse, mais l’histoire est assez dure. La fraternité dont il est question, et ce malgré la distance, est touchante. Alouette, c’est aussi le récit d’une femme forte qui a ses faiblesses.
Ce récit choc au ton survivaliste nous tient en haleine jusqu’au bout. Les visions surnaturelles et horrifiques sur les bords renforcent la tension dramatique, tout au long de l’aventure. La narration très fluide nous emporte dans son courant, tout comme Alouette dans sa boite, et ne nous laisse aucun répit. L’album aborde aussi - sans tout de fois centrer le récit la dessus - des sujets liés aux droits de l’enfant. Avec sa touche de fantaisie, cet album constitue une très belle découverte.
Andréa Celcorte présente ainsi son tout premier album en tant que scénariste et dessinateur. Il a grandi en Wallonie, où il a appris à dessiner. Par la suite, il part étudier la bande dessinée à Bruxelles, à l’Esa Saint-Luc. Pendant quelques années, il publie dans des fanzines, ce qui lui permet d’affirmer son style. On lui doit notamment la BD Ursina, éditée chez Glénat, dans l’univers de Méto d’Yves Grevet.
Par Rémi BARNAULT
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Alouette parait ce 29 janvier aux éditions Glénat au prix de 20,50 €.