Virée nocturne pour Picsou et les Rapetou à la Monnaie de Paris

Par Didier PASAMONIK 1er octobre 2025 
C’était mardi soir à la Monnaie de Paris. Jul, Keramidas et les éditions Glénat ont réussi à forcer les portes de l'institution pour s’y batifoler dans des montagnes d’or. Nous avons croisé dans les couloirs quelques malfrats masqués venus célébrer la déchéance de l’Oncle Picsou ruiné par les cryptomonnaies.

Les auteurs en ont fait l’aveu en public hier : c’est au cours d’une soirée avinée à Angoulême que Jul, le scénariste de Lucky Luke (14 albums au compteur) et Keramidas, l’auteur de plusieurs albums de l’univers Disney chez Glénat, ont conclu leur pacte digne des Rapetou : détrousser rien de moins que l’homme le plus riche du monde, Picsou himself !

Virée nocturne pour Picsou et les Rapetou à la Monnaie de Paris
Julrapetou hier soir à la Monnaie de Paris
Photo : D. Pasamonik (L’Agence BD)
Venez vous faire plumer !...
Photo : Kelian Nguyen

Pourtant, la Monnaie de Paris qui recèle un magnifique cabinet de médailles et qui nous explique comment on bat monnaie, est un site relativement protégé. Mais là, les portes étaient étonnamment ouvertes pour célébrer le casse du siècle. On a vu Jul, ricanant, se féliciter d’avoir fait faire aux héros de Disney des « duck faces » et d’avoir ruiné le canard le plus riche du monde. Le tout est recueilli dans un album en deux versions aux éditions Glénat, une normale, à 11,5€ et une autre en format plus grand à 17,5€. On en connaît qui vont encore s’enrichir…

Picsou est au bon endroit.
Photo : Kelian Nguyen

« C’est le grand retour de Picsou !  » fait remarquer Jul qui constate que les hommes les plus riches du monde aujourd’hui n’ont plus de haut de forme, de cigares et de guêtres comme l’Uncle Scrooge mais sont bronzés, bodybuildés, et éternellement jeunes suivant la doctrine transhumaniste, comme un certain Elon machin.

Heureusement qu’il y a les Rapetou pour faire des gaffes et venger malgré eux le vieux grigou.

La version luxe... évidemment
La version pauvre... forcément.

Par Didier PASAMONIK

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Acheter


Code EAN : 9782344062081
Picsou Glénat ✍ Jul ✏️ Nicolas Keramidas Humour France Paris Marché de la BD : Faits & chiffres
 
Participez à la discussion
13 Messages :
  • Maintenant que les Picsou et Rapetou d’aujourd’hui sont à la tête des états et multinationales pour confisquer les richesses produites par la multitude, on regrette effectivement presque le capitalisme à la papa, de Picsou. Merci à Jul de mettre les vrais questions politiques au centre de la bd populaire.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 1er octobre 2025 à  19:00 :

      "Maintenant que les Picsou et Rapetou d’aujourd’hui sont à la tête des états et multinationales pour confisquer les richesses produites par la multitude" Vous êtes né en quelle année ? C’est vieux comme le capitalisme, ce que vous décrivez. Et avant le capitalisme, il y avait le féodalisme, et avant ça, l’esclavagisme…

      Répondre à ce message

      • Répondu par Gina Vanilla le 2 octobre 2025 à  17:19 :

        Allons, allons, les fortunes des hyper-milliardaires se sont accrues au cours des dernières années, voir Musk, Bezos, Arnaud et cie. Bien plus que le patrimoine de la Française ou du Français moyen, catégorie à laquelle j’appartiens.

        Répondre à ce message

      • Répondu le 2 octobre 2025 à  19:25 :

        Rire, c’est un peu lapidaire votre façon de résumer l’histoire humaine. Mais c’est encourageant aussi, le capitalisme constitue quand même une amélioration par rapport au féodalisme, qui était déjà mieux que l’esclavagisme. On progresse ?

        Répondre à ce message

        • Répondu par Sergio Salma le 3 octobre 2025 à  11:53 :

          Votre raisonnement oublie un détail, le monde ce n’est un bout de l’Europe et quelques territoires. Il n’y a jamais eu autant d’esclaves. D’autant que la notion-même de l’esclavagisme ,de la richesse évolue dans le temps et l’espace. Sur les 8 milliards d’humains, vous représentez une infiniment minuscule partie qui a le loisir de disserter sur l’Histoire. Et malgré cette chance , vous ( et moi ) n’avons aucune idée de la réalité de l’extrême violence qui est omniprésente, englués dans notre confort . Je perçois même dans votre commentaire une espèce d’optimisme amusant. Picsou n’est que le énième prolongement des fables antiques, la mythologie a donné une forme aux angoisses les plus profondes.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 3 octobre 2025 à  17:09 :

            Ce que vous avez l’air d’avoir du mal à comprendre par contre, c’est l’ironie.

            Répondre à ce message

  • Jul a développé une formule qu’il applique à tous ses scénarios, on voit pourquoi c’est drôle, parfois ça fait sourire, mais jamais on ne rit vraiment en le lisant. Il a trop envie de paraitre intelligent pour être un véritable scénariste d’humour.

    Répondre à ce message

    • Répondu le 2 octobre 2025 à  14:00 :

      Pourtant ses Lucky Luke ne sont ni drôles ni intelligents, seulement vite faits.

      Répondre à ce message

    • Répondu le 2 octobre 2025 à  14:06 :

      Donc les scénaristes d’humour sont des imbéciles ? C’est sympa pour les Goscinny et autres ;)
      A la base, Jul est un intello mais son humour est mâtiné de culture pop et est accessible au grand public. C’est juste qu’il ne part pas du principe que le grand public est abruti et il se permet parfois du deuxième degré et des références.

      Répondre à ce message

      • Répondu par Gina Vanilla le 2 octobre 2025 à  17:36 :

        Nan, tous les scénaristes d’humour ne sont pas imbéciles, loin de là ! Mais enfin, prenez les Lucky Luke ou les Astérix écrits entre 1960 et 1975 par RG (pas Hergé, hihihi), et comparez les à ce qu’ont fait ses successeurs. Les scénarios de René Goscinny coulent comme l’eau de source, et offrent une lecture à la fois passionnante et très amusante. Oui, j’ai beaucoup ri en les lisant et en les relisant ! Le Lucky Luke de Jul me fait juste sourire parfois. Ne parlons pas des suites d’Astérix ou d’Iznogoud, René Goscinny n’appliquait pas de recettes, même s’il était adepte de l’autoréférence et du letmotiv, c’était juste un génie de l’écriture !
        C’était aussi un excellent rédac-chef de Pilote hebdo, en revanche je suis plus réservée pour les dessins animés adaptés de ses oeuvres, comme Daisy Town, par exemple !

        Répondre à ce message

        • Répondu par grif le 3 octobre 2025 à  05:53 :

          À titre informatif, Daisy Town est à l’origine un dessin animé créé par Goscinny et Morris, qui s’intéressent depuis longtemps au cinéma, et en collaboration avec le réalisateur Pierre Tchernia. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il fera l’objet d’un album papier d’après le film.

          Répondre à ce message

          • Répondu le 3 octobre 2025 à  10:47 :

            Daisy Town et la Ballade des Daltons sont les meilleurs films Lucky Luke jamais réalisés. Comme par hasard, Goscinny était à la manoeuvre avec Morris et Tchernia.

            Répondre à ce message

      • Répondu le 2 octobre 2025 à  18:14 :

        Il n’arrive pas au petit doigt de pied de Goscinny.

        Répondre à ce message

CONTENUS SPONSORISÉS  
PAR Didier PASAMONIK  
A LIRE AUSSI  
Actualité