Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html

Traces de sang : pour sa rentrée, Fordis exhume un polar inédit de Sergio Toppi

Par Kelian NGUYEN Excellent 16 août 2025 
Disparu en 2012, Sergio Toppi, dont l'oeuvre est immense, continue de dévoiler en France des pans méconnus de son travail. Pour cette rentrée, les éditions Fordis, maison d'édition exigeante dédiée à la BD patrimoniale, publient pour la première fois en France une trilogie policière signée par le maître italien.

Première étape dans la collection Tourments de ce triptyque dont les albums peuvent se lire indépendamment : Traces de sang. Ce polar noir met en scène Nick Raider, flic new-yorkais tourmenté, lancé sur deux affaires aux échos inquiétants. D’un côté, le meurtre d’une jeune marginale brûlée dans sa cabane de Louisiane ; de l’autre, l’arrivée précipitée à New York de sa sœur, Jacky Duvall, traquée par des malfrats.

Sur un scénario intemporel de Gino D’Antonio, Sergio Toppi déploie un noir et blanc dense, aux aplats puissants, taillé pour l’atmosphère suffocante du récit, moins poétique que dans ses fresques historiques. Les auteurs livrent ici un polar sec, ponctué de kidnappings, de courses-poursuites et règlements de comptes, animé par des flics aux méthodes douteuses. Un hommage au roman noir les plus Hard Boiled.

À placer aux côtés de Mort Cinder d’Alberto Breccia ou d’Alack Sinner de Munoz & Sampayo, Traces de sang est de ces bandes dessinées policières dont les auteurs ont bruyamment exploité le noir et blanc. Une facette méconnu du maître italien plutôt réputé pour sa couleur, à découvrir assurément.

Par Kelian NGUYEN

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

Acheter


Code EAN : 9791095720744

Traces de sang - Par Gino D’Antonio & Sergio Toppi - Ed. Fordis

Fordis ✍ Gino D’Antonio ✏️ Sergio Toppi Policier, Thriller Polar Italie New York
 
Participez à la discussion
4 Messages :
  • Ne jamais sous estimer les œuvres de commande, voilà ce dont témoigne finement cette bande de Toppi et Gino d’Antonio...
    Jouer avec les poncifs,jouer ou contourner le cahier des charges...
    Sauf que...
    Il semble,est ce la version proposée ?,que le brave Bonelli faisait régulièrement retoucher voire redessiner ce qui ne se coulait pas dans le moule ( Julia en particulier)...qu’en est il au juste..?

    Répondre à ce message

  • Nick Raider est un personnage important de l’éditeur populaire italien Bonelli créé par le prolifique scénariste Claudio Nizzi.
    Ivo Milazzo, Ferdinando Tacconi, Corrado Mastantuono ou Renato Polese, entre autres pointures, en ont réalisé de beaux épisodes aussi, pour qui aime le trait bien balancé de la BD latine. Un personnage bien servi.

    Répondre à ce message

    • Répondu par Michel Dartay le 16 août 2025 à  19:38 :

      Exact, on ne peut que se réjouir de la parution de cet album, dessiné par l’excellent Toppi !

      Répondre à ce message

      • Répondu le 16 août 2025 à  22:50 :

        Toppi est bien plus réputé pour son noir et blanc que pour ses couleurs. Il est surtout connu pour ses mises en pages "éclatées" et tenant du prodige. Peu d’artistes ont osé joué autant avec les contraintes et les limites inhérentes à la planche de BD et Toppi l’a fait avec une réussite constante. La parution de ce triptyque est forcément passionnante pour qui aime cet artiste, mais elle correspond aussi à une période assez ingrate de sa carrière, celle où, alors qu’il travaillait pour le grand éditeur italien Bonelli, celui-ci l’obligeait à une mise en page plus sage, ne souhaitant pas voir sortir les personnages des cases, comme Toppi aimait à le faire en temps normal. Une curiosité à découvrir, donc.

        Répondre à ce message

CONTENUS SPONSORISÉS  
PAR Kelian NGUYEN  
A LIRE AUSSI  
Albums