Excellent
15 août 2025
Une mystérieuse entité voyage à travers le cosmos en se nourrissant de la chaleur des étoiles, entraînant l’extinction de toute vie sur les planètes tournant autour de ces étoiles. Sa cible est désormais le système solaire, et en dépit des efforts des héros ceux-ci ne peuvent pas l’empêcher d’avaler le Soleil, plongeant la Terre dans une nuit glaciale et apocalyptique. Entre l’assistance à la population et la recherche d’un moyen pour sauver le Soleil, les plus grands héros de la Terre sont sans doute face à leur plus grand défi.
The Final Night est une mini-série atypique sur plusieurs points [1]. Tout d’abord le récit ne tourne pas autour d’un vilain classique à abattre. Il s’agit d’une histoire de survie, centrée avant tout sur les interventions des héros dans un cadre de catastrophe naturelle. Ensuite, le ton se veut optimiste, en rupture avec l’ambiance de l’époque, dite Âge Sombre des comics (1986-1997), dont The Final Night marque la fin.
Composée de quatre épisodes principaux, l’histoire signée Karl Kesel se révèle aussi simple qu’intense, avec une première partie orientée « catastrophe » et gestion de crise, mettant en scène la Ligue de Justice, la Légion des Super-Héros et des New Gods. Une histoire à hauteur humaine, comme on dit, efficace et plutôt réussie, même si la partie la plus intéressante demeure la seconde.
Nous avons évoqué l’Âge Sombre des comics, une période où les histoires ont exploré des thèmes plus violents, désabusés et antihéroïques. Du côté de DC nous pouvons citer très rapidement le Batman de Frank Miller, Watchmen d’Alan Moore et Dave Gibbons, La Mort de Superman, Bane brisant la colonne vertébrale de Batman et le personnage qui nous intéresse aujourd’hui : Hal Jordan, le grand Green Lantern, l’incarnation du héros par excellence, qui est changé en méchant, du nom de Parallax, éliminant au passage la quasi intégralité du Corps des Green Lanterns. Une idée typique de cette époque vous l’aurez compris.
Et donc, concernant la seconde partie de l’album, elle est consacrée à Hal Jordan qui vient racheter ses fautes par un ultime sacrifice. Pour les amateurs du personnage, de l’univers des Green Lanterns ou de la grande histoire de DC Comics, c’est un moment émouvant et fort réussi. Ce simple élément fait de The Final Night une lecture incontournable et un album à ranger aux côtés de The Death of Superman, Zero Hour : Crisis in Time ! et DC One Million par exemple.
Un bel ouvrage, mêlant à la fois une aventure intéressante et un moment d’Histoire, mais destiné avant tout aux amateurs de l’univers DC Comics, capable d’apprécier cette pièce à l’intérieur d’un ensemble plus vaste (et qui se poursuit avec Green Lantern : le retour d’Hal Jordan). Pour le néophyte par contre, The Final Night apparaîtra sans doute un peu anecdotique et obscur.
Par Guillaume BOUTET
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The Final Night. Scénario : Karl Kesel, Ron Marz & Len Wein. Dessin : Stuart Immonen, Mike McKone, Darryl Banks & Collectif. Traduction : Jérôme Wicky. Urban Comics, collection "DC Paperback". Sortie le 11 juillet 2025. 200 pages. 18,00 euros.
[1] Les épisodes contenus dans The Final Night sont :
– The Final Night Preview #1 (juillet 1996)
– The Final Night #1-4 (septembre 1996)
– Parallax : Emerald Night #1 (septembre 1996)
– Green Lantern (1990) #81 (octobre 1996)
– DCU Legacies #9 (février 2011)