Après avoir retrouvé son amie d’enfance et premier amour, Natsuki n’a pas vraiment le temps de se réjouir, car la jeune femme qu’il aime est parasitée par un extraterrestre. En effet, Chizuru Sato a été prise pour cible et sa condition semble sans issue. C’est alors que Reiji intervient, faisant remonter des souvenirs traumatisants pour Natsuki.
La situation complexe dans laquelle se trouve Natsuki nous plonge rapidement dans une ambiance pesante et dramatique. Le choix du personnage fait écho à un évènement brutal de son passé, similaire à celui auquel il est confronté avec Chizuru. L’ensemble donne de la profondeur au personnage et permet de mieux le cerner. D’une certaine façon, l’action qu’il décide de mener n’est pas s’en rappeler Emiya Kiritsugu de Fate/Zero, lorsqu’il faut prendre des décisions difficiles. La chute de cet arc ajoute une couche violente à ce que traverse Natsuki, même s’il aurait été agréable d’avoir quelques pages en plus pour profiter pleinement de ce qui se passe avec Chizuru.
La suite contraste complètement en termes d’ambiance et d’enjeu. Le ton est détendu et la scène de la filature, menée par le camarade d’Akira, se veut comique. Le changement d’atmosphère est assez maladroit et nous sort de la lecture, car le chapitre est sans intérêt pour l’intrigue tout en étant fade. Ceci est accentué par le fait qu’il a été placé juste après un arc intense et fort en émotion.
Dommage ! Akira continue d’avoir le rôle du maillon faible qu’il faut toujours sauver. Son évolution est assez décevante au bout de 8 tomes, sachant qu’il est toujours mis en avant comme un poids pour son coéquipier. En plus, la nouvelle problématique exposée par l’AMO met en danger Akira juste après en avoir pris connaissance, une belle coïncidence scénaristique non ? En fait, Akira remplit le rôle d’une princesse en détresse à chaque occasion qui se présente. Ce qui nous fait soupirer.
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