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Pas mal
29 août 2026
Le complot autour de la succession reste assez prévisible dans son déroulement, les manœuvres des deux antagonistes et leurs tensions laissant finalement peu de place à la surprise. La situation de Scarlett et de ses compagnons n’en demeure pas moins délicate, puisqu’ils doivent composer avec les enjeux diplomatiques entre Vanquish et le Paristan. Le conflit prend ainsi une dimension plus politique, sans pour autant délaisser les affrontements. Évidemment, Scarlett ne s’empêche pas de distribuer quelques coups de poing.
Ce tome se montre en revanche plus intéressant avec l’arrivée très attendue de Gluhar, le professeur qui a formé Scarlett et lui a transmis une partie de ce qui fait aujourd’hui sa réputation de combattante. Annoncé depuis plusieurs volumes, le personnage est d’abord maintenu en retrait : on sait qu’il est présent, on devine même certaines de ses interventions, mais son visage reste dissimulé, faisant progressivement monter l’attente autour des retrouvailles avec son ancienne élève.
Son entrée en scène, en plein combat, est à la hauteur de cette attente et permet surtout de mesurer l’admiration que Scarlett lui porte. Une page en face à face montre alors le maître et l’élève enfiler chacun leurs gants de combat, dans des postures et avec des expressions qui semblent se répondre. Une mise en scène qui souligne immédiatement leur lien et laisse surtout comprendre que personne n’aimerait se retrouver face à eux deux. Cette relation approfondit la construction de Scarlett en rappelant d’où viennent ses valeurs et son goût pour l’affrontement, tout en laissant deviner le rôle central de Gluhar dans la suite du récit et dans la vie de la princesse enragée.
En parallèle, la quête pour sauver Rex, le dragon de Scarlett, se poursuit et soulève de nouvelles interrogations sur les dragons et le mal qui les affecte. La piste trouvée par la protagoniste implique cependant un sacrifice conséquent, suggérant que sauver Rex aura nécessairement un prix.
Luke, le dragon du roi, jusqu’ici discret et quasiment muet, prend quant à lui une place plus importante dans cet épisode. Un flash-back revient sur son passé et montre une pomme offerte par la déesse Palmia, dans une mise en scène évoquant le récit biblique de la tentation d’Adam et Ève. Il se précise alors que les dragons ignoraient la cupidité avant cet événement, ce qui fait écho à une représentation très répandue du dragon dans la fiction, souvent associé à l’avidité et à l’accumulation de richesses, notamment chez Tolkien. Cette scène symbolique témoigne de l’influence néfaste que la déesse Palmia continue d’exercer sur les événements, même après les bouleversements des arcs précédents.
Malgré une intrigue politique qui manque de surprises, l’arrivée de Gluhar donne envie d’en apprendre davantage sur ce personnage, tandis que le mystère entourant le mal qui frappe Rex entretient l’attente quant à l’issue de cette quête. Le rôle désormais joué par Luke vient, de son côté, soulever de nouvelles questions.
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