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Pompidou : Du Cantal à l’Elysée, 50 ans déjà…

Par Jessy LEMESLE Excellent 4 janvier 2025 
Pour le 50e anniversaire de la mort du deuxième président élu de la Ve République française, Cédric Fernandez s’est associé à deux passionnés d’histoire, Stéphane Bern et Yves Bertorello, pour élaborer une jolie biographie de Georges Pompidou. Evènements historiques, description des politiques publiques mises en œuvre, relation étroite de « Pompon » avec le « Général », soutien de son épouse dans les moments difficiles, mise en exergue de son amour pour sa région natale, le Cantal, et son long combat contre la maladie qui l’acheva en plein mandat. Tout y est.

50 ans déjà que le successeur « de » Charles de Gaulle nous a quittés brutalement en plein mandat présidentiel en 1974. Surnommé affectueusement « Pompon » ou encore « le Mage de Monboudif » en référence à sa naissance dans ledit village cantalou d’à peine 163 âmes aujourd’hui, Georges Pompidou, petit-fils de paysans et fils d’instituteurs, n’était pas destiné à assumer les plus hautes fonctions à la tête de la France. Il devint pourtant l’un des présidents les plus respectés et appréciés des Français. En témoigne ses surnoms plus croquignolets les uns que les autres qui, loin de le railler, reste à bien des égards plutôt flatteur : « Œil touffu », « le Rastignac auvergnat », « Pompi-Duce » et le plus drôle, « Bougnaparte » ! Macron à côté de ça...

Pompidou : Du Cantal à l'Elysée, 50 ans déjà…
George Pompidou lors des études de khâgne au lycée Louis le Grand.
© Cédric Fernandez, Stéphane Bern & Yvon Bertorello / Ed. Plein Vent

Un prodige en devenir

Cédric Fernandez, co-scénariste et dessinateur de cet album, s’est associé au réalisateur de films documentaires et de reportages, Yves Bertorello et à l’animateur nationalement connu, Stéphane Berne, pour concocter en une quarantaine de pages, un résumé non exhaustif de la vie de « Pompon ».
De sa belle rencontre avec Claude Cahour au carrefour d’un cinéma naîtra une passionnante vie amoureuse entre deux dandys - la première étudiante en droit, le second à khâgne au lycée Louis le grand - où discussions littéraires et événements géopolitiques rythmeront inlassablement leurs discussions entre Saint-Tropez et Aix-en-Provence en passant par Marseille où Georges Pompidou est nommé professeur de français-latin-grec dans un lycée.

Peu avant la Seconde Guerre mondiale, en 1938, Pompidou entre à 27 ans comme professeur au lycée Henri IV à Paris, ce qui fait de lui le plus jeune titulaire de tous les lycées parisiens. Un prodige en devenir qui marquera l’Histoire. Au fil des pages, on s’attache au personnage, que ce soit par le truchement de sa bonhomie, son humeur, ses combats, ses luttes ou encore ses échecs.

© Cédric Fernandez, Stéphane Bern & Yvon Bertorello / Ed. Plein Vent

Un « intime » du Général

Après avoir postulé, béat d’admiration, auprès du « grand Charles », l’homme de lettres troquera ses livres pour embrasser le droit public pour être à la hauteur de sa tâche. Conscient de son potentiel, le général de Gaulle lui confie ses premières fonctions au sein du gouvernement d’après-guerre : chargé de mission avec les commissaires de la République. S’il reste dans l’ombre du Général jusqu’à la nomination de ce dernier au plus haute fonction de l’Etat en 1958, il devient de plus en plus intime auprès de la famille de Gaulle qui lui demande de s’occuper de la trésorerie de la fondation Anne de Gaulle et se voit par la même occasion nommé au Conseil d’Etat et au Commissariat du tourisme.

Pompidou a acquis une vraie popularité comme Premier Ministre du Général. Plus long Premier ministre français à la tête du gouvernement entre le 14 avril 1962 et le 10 juillet 1968, il ne résistera pas, cependant, aux soubresauts de Mai 68, en dépit des « accords » de Grenelle qui proposaient une augmentation du SMIC, un salaire minimum interprofessionnel garanti de 35 %, une hausse de 10 % en moyenne de l’ensemble des salariés ou encore la reconnaissance des droits syndicaux dans les entreprises… Remplacé après Mai 68 par Couve de Murville, il vise plus haut : la présidence. Peu après, il dit à Genève : «  J’ai un passé politique. J’aurai peut-être, si Dieu le veut, un destin national. »

© Cédric Fernandez, Stéphane Bern & Yvon Bertorello / Ed. Plein Vent

« Bibiche », une Première dame de l’ombre et fervente auxiliaire

C’est accompagné de sa femme Claude, alias « Bibiche », qu’il trouve la force de traverser les nombreuses crises politiques, les affaires sordides, les calomnies infâmes à son encontre, et les drames qui amèneront cet enfant du Cantal très attaché à sa région, homme de culture, helléniste et latiniste, mais aussi passionné de poésie et amateur d’art moderne à devenir le 19e président de la République française.

De son mandat, les auteurs ont choisi d’y retenir l’essentiel à leurs yeux : la construction du Concorde, avion de transport civil supersonique, l’édification du vaste centre culturel Pompidou dans le quartier Beaubourg et la mise en service de la première ligne à grande vitesse (LGV) entre Paris et Lyon au sein duquel le TGV (train à grande vitesse) fera les liaisons jusqu’à devenir le train le plus rapide du monde en atteignant la vitesse de 574,8 km/h en 2007…

C’est l’histoire d’un homme résolument moderne qui, suite à l’élection anticipée après la victoire du « non » au referendum sur la création des régions et la réforme du Sénat, est élu président de la République française en 1969 avec plus de 58 % des suffrages face à Alain Poher, président du Sénat qui assurait l’intérim de la présidence de la République ès qualités. Il le restera jusqu’à sa mort en 1974. Celui qui se considérait comme un « Français comme les autres » a été inhumé « sans fleurs ni couronne, ni monument funéraire », mais avec une « simple dalle de pierre ».

Par Jessy LEMESLE

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782384880751

Pompidou - Du Cantal à l’Elysée - Par Yvon Bertorello, Stéphane Bern et Cédric fernandez - Ed. Plein Vent.

Plein Vent ✍ Yvon Bertorello ✍ Stéphane Bern ✏️ Cédric Fernandez Histoire Biopic France Paris Lyon Marseille Genève Berne Aix-en-Provence
 
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19 Messages :
  • Pompidou : Du Cantal à l’Elysée, 50 ans déjà…
    6 janvier 2025 10:28, par Phildar

    Rholala ! C’est ça la BD en 2025 ? Une bio de Pompidou par Stéphane Bern ? Mais qui va acheter ça ?

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    • Répondu le 6 janvier 2025 à  21:35 :

      Ben pourquoi pas ? Tout est permis, non ? Personne n’est obligé de l’acheter.

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      • Répondu par Capitaine Kérosène le 8 janvier 2025 à  01:51 :

        Bah, c’est surtout de l’encre, du papier, du routage, bref du gaspillage pour un truc qui surfe sur la vague du biopic.

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        • Répondu le 8 janvier 2025 à  09:26 :

          Si on vous suit, dès qu’une BD ne vous intéresse pas, c’est du gaspillage de l’imprimer.

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    • Répondu par Luc le 7 janvier 2025 à  15:11 :

      Tu préférerais une bio de Sandrine Rousseau ?

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      • Répondu le 7 janvier 2025 à  22:23 :

        C’est possible, aussi. Plus que jamais, vive la liberté d’expression !

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      • Répondu par Phildar le 7 janvier 2025 à  22:37 :

        Ca serait déjà plus d’actualité.
        Regarder l’avenir dans le rétroviseur c’est un coup à se prendre un mur.

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        • Répondu le 8 janvier 2025 à  06:38 :

          Oui, c’est sûr. L’Histoire, le passé, ça n’a vraiment aucun intérêt…

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        • Répondu par Milles Sabords le 8 janvier 2025 à  07:52 :

          Sandrine Rousseau, Pompidou, ou d’autres politiques, c’est vraiment de la BD racolage qui ne sert à rien puisque les gens votent de moins et moins et rejettent de plus en plus la classe politique. Ce ne sont pourtant pas les projets BD qui manquent, il suffit de regarder sur Ulule pour trouver des talents.

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          • Répondu le 8 janvier 2025 à  10:55 :

            Si vous trouvez que Pompidou est un sujet racoleur, vous remportez la palme de janvier de l’humour involontaire…

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            • Répondu par Capitaine Kérosène le 9 janvier 2025 à  02:57 :

              L’affaire Markovic était assez croustillante.

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              • Répondu le 9 janvier 2025 à  23:32 :

                Largement bidonnée en ce qui concerne Pompidou et sa femme.

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              • Répondu le 9 janvier 2025 à  23:34 :

                "les gens votent de moins et moins". Factuellement faux aux dernières législatives en France.

                Répondre à ce message

                • Répondu par Milles Sabords le 10 janvier 2025 à  08:39 :

                  Les dernières législatives ne sont qu’un épiphénomène par rapport à l’érosion des votes depuis plusieurs années, de présidentielles en présidentielles.

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                  • Répondu le 10 janvier 2025 à  23:04 :

                    Non, encore une fois c’est inexact. Vérifiez avant d’écrire des choses fausses. Le taux d’abstention aux Présidentielles de 2007 et 2017 a été particulièrement faible, certes un peu plus élevé en 2012. La participation a été faible en 2022, car l’affiche finale était la même qu’en 2017 et le suspense faible. De façon générale, c’est aux élections intermédiaires que l’abstention a progressé ces dernières décennies. Mais l’élection présidentielle mobilise toujours beaucoup. Et les législatives aussi dès lors qu’il y a un enjeu.

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                    • Répondu par Milles Sabords le 11 janvier 2025 à  10:31 :

                      Si vous regardez en détails les pourcentages de votants et leurs répartitions, quelles que soient les élections, et surtout les votes blancs et les abstentionnistes, vous vous apercevrez que le vote est devenu une option dans nos sociétés consuméristes. Par-contre, vous avez raison, si on tient compte des extrêmes, ça vote beaucoup de ce côté là.

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                      • Répondu le 11 janvier 2025 à  14:27 :

                        Les votes blancs et les abstentionnistes, ça n’est pas du tout la même chose. Encore une fois, quand il y un enjeu important ou un renouvellement du personnel politique, la France est un pays où on vote toujours beaucoup. Beaucoup plus qu’aux Etats-Unis par exemple. C’est tôt pour faire des prédictions, mais on peut s’attendre à une forte participation en 2027, comme en 2007 et 2017.

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              • Répondu par In fact le 10 janvier 2025 à  00:26 :

                L’affaire Markovic était assez croustillante mais totalement fausse, un coup monté pour nuire à Pompidou (et Madame) mais sans aucun fondement.

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                • Répondu par CapitaineKérosène le 11 janvier 2025 à  06:47 :

                  Bien sûr. Mais cette improbable fake news était amusante et a eu un beau succès auprès des journalistes et des médias de l’époque. Cette histoire les a bien occupés.

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