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Peur de mourir mais flemme de vivre : Salomé Lahoche de retour aux éditions Exemplaire

Par Kelian NGUYEN Très bon 28 février 2025 
Elle s’était dévoilée sur Instagram puis dans La Vie est une corvée, déjà chez Exemplaire, avant de marquer les esprits du public avec Ernestine chez Même pas mal. Salomé Lahoche et ses chroniques satiriques sont de retour dans la maison Exemplaire avec Peur de mourir mais flemme de vivre.

La recette est la même que La Vie est une corvée : des strips publiés sur Instagram mais aussi dans les revues Trois Couleurs et La Déferlante, qui regardent le monde avec un esprit plein de sarcasme et beaucoup d’humour noir.

Ou quand la jeunesse désabusée et paumée ne décèle en rien une once d’espoir. Quand rien ne va sur le globe, l’autrice trouve dans le dessin une raison d’exister et de s’exprimer. Journal intime écrit quotidiennenement, toujours très cru, Peur de mourir mais flemme de vivre apporte de nouveaux points de vue et de réflexion à son autrice.

Dans un nuage de grisaille permanent, Salomé Lahoche est le plus souvent, encore plus critique avec elle-même qu’avec le monde qui l’entoure. Entre les petits tracas du quotidien, les grosses flemmes, les problèmes d’addiction et la dénonciation du patriarcat, l’humour acéré de Salomé Lahoche questionne dans ce nouvel album la notoriété, l’argent et, de manière plus frontale, le bonheur et la santé mentale.

Comme cela a été le cas pour le premier volume, Peur de mourir mais flemme de vivre est épais. Les strips s’enchainent et peuvent se lire indépendamment tous les uns des autres. Salomé Lahoche parle d’elle-même, à elle-même, mais son regard sur les choses vraies procèdent de l’universel.

En parallèle, Salomé Lahoche sortira une nouvelle fiction : Ancolie. Une histoire de sorcière aux éditions Glénat

Par Kelian NGUYEN

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782492926617

Peur de mourir mais flemme de vivre - Par Salomé Lahoche - Ed. Exemplaire

Exemplaire ✏️ Salomé Lahoche à partir de 16 ans Humour Intimiste Vie quotidienne France
 
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30 Messages :
  • Je ne comprends pas pourquoi des gens qui ont envie de faire de la bande dessinée ne font pas le moindre effort pour apprendre à dessiner.Ils pourraient aussi ne faire que scénariste.

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    • Répondu le 1er mars 2025 à  00:09 :

      Il n’y a pas qu’une façon de savoir dessiner. Tout est permis en art. Et le dessin n’est pas tout dans la BD.

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      • Répondu le 1er mars 2025 à  08:18 :

        Quant on a la flemme de vivre on a aussi la flemme de dessiner, de faire de la BD, vu les textes et l’histoire.

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      • Répondu le 1er mars 2025 à  09:10 :

        C’est plus le fond que la forme qui me dérange personnellement. C’est visiblement le portrait d’une jeunesse qui va assez mal et s’informe encore plus mal. Sociologiquement intéressant.

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        • Répondu le 2 mars 2025 à  15:22 :

          Oui c’est plutôt le fond qui est bizarre. Faire passer les gens qui mangent du chocolat noir pour des gros snobs alors que tout le monde sait que le chocolat au lait n’est le plus souvent rien d’autre qu’une grosse cochonnerie industrielle…

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          • Répondu le 3 mars 2025 à  09:31 :

            Le dessin volontairement sommaire est plutôt sympa, c’est ce que ça raconte qui a l’air plus déprimant que rigolo.

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          • Répondu le 4 mars 2025 à  14:49 :

            L’humour, ça vous dit quelque chose ? Le second degré ? Non ?

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            • Répondu le 5 mars 2025 à  08:57 :

              Ah mais ça me fait plutôt rire, c’est assez marrant, (même si ce qu’elle raconte sur les fruits de mer et le chocolat n’a aucun sens…) mais on peut faire de l’humour et dépeindre quand même une réalité personnelle déprimante. Qu’une jeune femme explique qu’elle a la flemme de vivre, même si elle le fait avec beaucoup d’humour, n’en est pas moins inquiétant.

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    • Répondu par Caporal Diesel le 1er mars 2025 à  09:40 :

      Bah pourquoi essayer de dessiner quand on réussit à être publié sans le faire ?
      Le dessin est devenu secondaire dans la bande dessinée.

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      • Répondu le 1er mars 2025 à  14:25 :

        Il a toujours été secondaire. Et en l’occurrence elle n’a pas « réussi » à se faire éditer puisque c’est de l’auto-édition. Elle prend son risque, y a pas d’arnaque.

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      • Répondu par Flora le 1er mars 2025 à  14:28 :

        Mais faut pas s’étonner qu’on achète pas.

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        • Répondu le 2 mars 2025 à  09:00 :

          Qu’en savez-vous que personne n’achète ?

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          • Répondu par Flora le 2 mars 2025 à  22:45 :

            Je n’ai pas écrit que personne n’achète, apprenez à lire machin.

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            • Répondu par Bloch le 4 mars 2025 à  11:54 :

              C’est n’importe quoi ce débat, par "on" vous voulez dire vous, c’est tout. Et ceux qui pensent comme vous. Vous ne savez même pas combien de gens cela représente, c’est un pur jugement de valeur.

              Et par ailleurs, ce n’est absolument pas de l’autoédition, même si Exemplaire fonctionne sur un principe de financement participatif.

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              • Répondu le 4 mars 2025 à  23:49 :

                avec Exemplaire c’est complètement de l’autoédition, ne confondez pas avec "à compte d’auteur".

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                • Répondu par Bloch le 6 mars 2025 à  13:24 :

                  Non, puisque Exemplaire est une maison d’édition. C’est écrit sur leur site. Ils se présentent eux même comme "une structure hybride entre édition classique et autoédition". Les processus comme la direction artistique, la correction, le maquettage, l’accompagnement éditorial sont assurés par des professionnels de ces domaines tout comme la distribution.
                  Le financement participatif et les tirages qui en dépendent rappellent cependant le principe de l’autoédition.

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                  • Répondu le 6 mars 2025 à  23:46 :

                    "entre édition classique et autoédition", comme ils ne versent pas d’à-valoir pour le travail de création, on est bien plus dans l’autoédition que l’édition classique. C’est une structure pour rationaliser l’autoédition.

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      • Répondu par Sanzot le 3 mars 2025 à  14:51 :

        Eh bien,c’est vrai,le dessin est devenu souvent secondaire dans l’art que nous aimons tant ;sourtout avec ces tendances tellement a la mode depuis de nombreuses années et si cheres au jury Angumoisin avec des albums que je ne acheterai meme pas fatigué du robinet.

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        • Répondu le 3 mars 2025 à  21:34 :

          On entend ce discours depuis 50 ans. C’était le même baratin quand Reiser, Brétécher et les autres sont arrivés.

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          • Répondu le 4 mars 2025 à  22:18 :

            Oui, mais à l’époque on classait ce type de BD dans l’humour ou le dessin dit de presse. Aujourd’hui, plus c’est raté plus c’est intello, et donc à la mode.

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            • Répondu le 5 mars 2025 à  08:54 :

              Non, Bretecher faisait de la BD, pas du dessin de presse. "Raté" ça ne veut rien dire, c’est votre avis personnel. Et concernant cette BD, elle n’est ni intello, ni à la mode.

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              • Répondu le 7 mars 2025 à  16:06 :

                C’est aussi votre avis personnel et pas forcément juste.

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          • Répondu par Sanzot le 9 mars 2025 à  18:04 :

            Certes,il y a toujours des auteurs comme Jean-Marc Reiser ,dont le style n’était pas conforme aux canons du moment,ainsi que évi demment,sa cohorte de détracteurs correspondant.Mais beaucoup d’eau a coulé sous le ponts depuis les années 70.A l’epoque,le dessin classique,qu’il soit réaliste ou caricatural,à ma conaissance, n’était pas sous-estimé par un secteur de la critique,bien que naissante à ce moment-là.Tout le contraire de ce qui se passe aujourd’hui,avec des commentateurs ou décideurs branchés et griboullophiles avérés qui mènent la danse dans une bonne partie du milieu de la BD.Certains croient même détenir la vérité bedephile :"Le cycle de Chihuahua pearl", peut-être lu dans un hors-série des Cahiers de la BD,alors que pearl n’apparait même pas dans une bonne partie des albums qui composent le supposé cycle.En effet,je pense que s’ils étaient publiés aujourd’hui en tant que nouveautés de grandes oeuvres du passé comme "La zizanie","QRN sur Bretzelburg’,"L’ambassadeur des ombres","Partie de chasse"ou "La jonque fantôme vue de l’orchestre",ces beaux albums(et je cite cet événement pour sa pertinence incontestable dans le domaine de la bande dessinée)n’auraient pas la moindre chance d’être primés au festival d’Angoulême en raison de leur aspect graphique.Ce qui,à mon avis,serait un erreur considerable.

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            • Répondu le 9 mars 2025 à  22:30 :

              C’est seulement que le Festival d’Angoulême a complètement changé d’orientation et ne récompense plus les grand succès de la BD pour tout public. En cela, le festival a perdu de sa représentativité à son propre détriment, mais c’est relativement peu important. De façon générale, c’est très difficile de définir ce que vous appelez le "dessin classique". La dessinatrice que nous commentons ici pratique un dessin tout à fait classique dans le registre de la BD dite "underground". Son travail semble facile à lire, ce qui est déjà le principal, mais son dessin ne présente aucun caractère particulièrement avant-gardiste ou original. Elle s’inscrit dans une tradition déjà ancienne. Pas bien compris votre remarque concernant Chihuhua Pearl et ce qu’elle vient faire là-dedans. Quant à Reiser, vous savez bien qu’il se ferait traiter de faiseur de gribouillis tout autant de nos jours. Le dessin et l’histoire du dessin ne sont absolument pas enseignés dans les écoles ni au-delà.

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  • Je trouve que ça rappelle Lauzier, le dessin comme le propos.

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    • Répondu le 3 mars 2025 à  16:38 :

      Rien à voir avec le sens de la caricature acide de Lauzier, ni de son sens journalistique du quotidien.

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      • Répondu le 3 mars 2025 à  21:33 :

        Vous en savez quoi ? Vous avez lu 2 strips.

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      • Répondu le 3 mars 2025 à  22:22 :

        Non, c’est bien vu, avec même le côté anguleux du dessin.

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        • Répondu par Seb le 4 mars 2025 à  13:02 :

          Ne comparez pas le trait de Lauzier à ces enfantillages, lui au moins sait dessiner simplement.

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