Propriétaire d’une petite maison à la campagne, Simon décide de braver la loi limitant les sorties (souvenez-vous les autorisations !) et de pénétrer, avec ses « Georges » une curieuse équipe d’animaux regroupés dans une charrette, dans une forêt située à proximité de chez lui ! À cette occasion, il y découvre les vestiges d’une ancienne piste de VTT. Avec l’aide de Guillaume, un policier rencontré sur « le terrain », il entreprend de restaurer cet endroit oublié. Toutefois une question demeure : qui a pu concevoir cet étonnant bike-park ? Au fil de ces déambulations bucoliques Simon découvrira non seulement de nouvelles raisons de vivre en harmonie avec la nature mais aussi l’amitié et l’empathie.
Étrange histoire que cette chronique inscrite dans le contexte si particulier du confinement et qui fait l’éloge de la nature retrouvée, mais aussi de la différence des relations humaines... L’intrigue regorge de bons sentiments, l’amour des animaux, des plantes, de la liberté, des relations humaines,... et du bi-cross acrobatique. Un curieux mélange sur fond d’esprit Feel good dont on retrouve ici les principaux ingrédients à l’image dans d’autres productions du label Grand Angle.
Pavé de bonnes intentions, le récit de Stéphane Piatzszek cède aussi parfois à certains stéréotypes dans la description de certains personnages : une vieille dame élégante un peu acariâtre, mais pas séduisante, un gentil policier, le héros torturé et un ado qui ne l’est pas moins. La rénovation de cet étrange bike park constituera le point fédérateur de cette cohorte hétéroclite. Démarche scénaristique audacieuse soutenue par l’illustration précise et réaliste d’Émilie Beaud, dont les images riches en dominantes vertes et la mise en scène dynamique ont de quoi séduire.
Au final, un album atypique qui renvoie avec sagesse une image du bonheur d’être au plus près de la nature et des hommes... même en bicross !
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.