Mathieu Lauffray : "Quand on remet des acquis en cause, on se retrouve seul." [INTERVIEW]

Par Anna Blume 21 novembre 2024 
Chasser la répétion, tenir une note et s’affranchir de ses doutes sont peut être les trois maximes auxquelles Mathieu Lauffray s’est rompu au cours de l’exécution des trois tomes de la série "Raven". Il aboutit à un triptyque audacieux qui clôt l’exploration d’un registre fécond, celui de la piraterie bien sûr. Un exercice éprouvant, même conflictuel dans une certaine mesure, au cours duquel il s’est interrogé avec cœur sur sa pratique artistique et ses prolongements. Il livre ici le fruit de cette réflexion, partageant une vision pragmatique et enthousiaste sur la création.

Quelle est votre synthèse en concluant cette série ? Estimez vous avoir fait le tour du registre de la piraterie ?

J’avais en fait les idées claires sur la rasion pour laquelle je souhaitais la faire. La série évoque un thème que j’aime beaucoup qui est le prix de la liberté. Ça sonne un peu comme un slogan des années 1980, mais j’avais encore beaucoup de choses à dire sur ce sujet. Les pirates sont des parias qui ont véritablement échoué dans la société des hommes. Ce qui les réunit, c’est qu’ils ne sont jamais parvenus à s’intégrer. Ils veulent montrer au monde qu’ils valent plus en réalité. Le pirate s’affirme entre mépris et revendication, je pense que tout le monde peut se reconnaître dans ce schéma. Je voulais essayer de parler de la liberté, pour raconter ce qu’elle nous apporte, mais plus encore, la façon dont elle nous aliène parfois. Arriver à se débarrasser des considérations et de ce que l’on pense de soit pour accéder à un idéal, ou à l’inverse, se ranger et embrasser pleinement ces modèles communautaires limités, il est là en fait le dilemme dans la figure du pirate. C’est une question de balance pour les individus, et chacun doit l’affronter à sa manière.

Mathieu Lauffray : "Quand on remet des acquis en cause, on se retrouve seul." [INTERVIEW]
Dargaud © Mathieu Lauffray

Se pose donc la question du rythme, pour tenir une note tout au long de ces trois albums ?

Tenir la note, c’était le grand challenge de cette série. Quand je réfléchis à mes récits, je suis nécessairement tenté par des obédiences très différentes, et j’ai souvent envie d’employer des tons disparates. Ce qui m’a tenu dans l’écriture de Raven, c’est de montrer trois composantes de la société, incarnées par Darksee, Raven et le clan des Montignac. Ce dernier incarne la cellule d’une société composée, là ou les deux premiers justifient d’une dualité singulière. Ils représentent chacun des pôles différents, l’une déterminée par un projet et une volonté en sachant fédérer un groupe pour y parvenir, l’autre, son alter ego est plus libre et n’écoute que ses humeurs et ses envies, et donc il est seul, car il n’a pas de programme. La finalité, et c’est là que je l’emmène, est de dire « Tu seras toujours seul, malheureux et incompris tant que tu n’auras rien à proposer. » La liberté, c’est la solitude.

Quand on remet des acquis en cause, on se retrouve seul. Or, le fait communautaire est grisant. Ici tout est question de perception. Quand tu fais un boulot, on reconnaît ta valeur pour ce travail et on se met à compter sur toi, ce qui peut-être considéré comme limitant. De mon côté, je suis quelqu’un d’optimiste, de fait appartenir à une communauté, à une société, est apaisant. Être reconnu et attendu est quelque chose de très précieux selon moi, la complémentarité des différents individus ensemble. Le fait de pouvoir donner une confiance élémentaire à un comparse, de pouvoir se reposer sur lui.

Dargaud © Mathieu Lauffray

Et pourtant, la bande dessinée est un exercice solitaire par excellence, limitée par une somme infinie de contraintes, à l’inverse du concept art et du cinéma ?

Effectivement, il y a ici deux ensembles dissociés. Le cinéma est très communautaire. C’est un réalisateur qui vient te voir et qui t’explique sa vision et pourquoi il a besoin de toi. En bande dessinée, il faut se dire que tu es un individu, constitué et autodéterminé qui va faire ses propres choix, c’est épuisant et moralement exténuant. On est en proie à un doute permanent. C’est assez violent en fait, on se doit de mettre notre égo en avant, en dépit des aspérités personnelles. Ce n’est pas systématique, mais il y a des rémanences. L’auteur de BD raconte ce qu’il peut, avec les moyens qu’il a, et ce, tant qu’on le laisse faire. Je suis un auteur de genre, et je pense que je ressens une nécessité à dire et à raconter des choses.

Aujourd’hui, quand on veut parler d’un sujet on le nomme. La BD a élargi son champ d’expression. Résultat il faut définir plus rigoureusement son propos, alors que les choses ont eu tendance à devenir plus claires et plus transparentes qu’elle ne l’étaient. Le récit parabolique et allégorique est complètement passé de mode en fait. Je suis habité par des thèmes qui véhiculent des émotions et j’utilise les moyens à ma disposition pour les exprimer. Je me sens plus proche d’un N.C. Wyeth ou d’un Gustave Doré, des artistes qui s’intéressent plus à la force du sujet qu’à sa nature réelle. On ne change pas de cadrage, de case, etc., pour faire joli mais pace que cela correspond à des occurrences d’humeur qui donnent du rythme à l’ensemble.

Je suis quelqu’un de très passionnel. Quand je travaille, j’ai des pulsions, une forme de colère, je suis très énervé. Ces albums, d’apparence grand public, sont les fruits de tensions profondes. Cela ne se ressent pas nécessairement du fait du format et des contraintes pour aboutir à un album. Mais, fondamentalement, il y une friction puissante, une violence qui sommeille et qui explose particulièrement au troisième tome.

On sent de fait une nervosité assez profonde. Dans votre encrage par exemple.

Oui, l’encrage est un vocabulaire qui me plaît. Je le pratique avec des traits jetés et non tracés ce qui est au final très différent. Ça me permet d’officialiser mon geste dans une forme de colère, une certaine polarité. De me lâcher vraiment. Mes récits ne sont jamais raisonnables et permettent de m’exprimer ainsi. J’arrive à un moment où je sais qu’il va être nécessaire que j’exprime mes idées autrement. Ce qui m’intéresse le plus aujourd’hui, c’est la peinture. On peut tout faire en peinture, beaucoup plus simple, accessible et plaisant de mon point de vue.

© Mathieu Lauffray

Pourriez vous arriver à un récit d’écriture seule, complètement affranchie du dessin ?

Le 52 pages, avec 2/3 pages par scènes à raison de X cases par page, c’est terminé. Ma priorité maintenant est que la substance de ce que j’ai dans la tête soit sur le dessin, le texte ou la page, peu importe la forme. En BD, on est payés à la sincérité, t’arrives avec tes faiblesses, tes forces, personne te demande de dessiner divinement ou d’avoir une écriture invraisemblable, on te demande juste d’émouvoir et de toucher juste, je dis pas que c’est facile, simplement que je veux quelque chose de plus libre aujourd’hui.

Arriver à des choses en dessins beaucoup plus jetés et spontanés, comme lorsqu’on est passés des 45 tours canoniques à un rock progressif beaucoup plus expérimental. C’est le chemin à emprunter en bande dessinée. La BD s’est ouverte à tout niveau, celle de genre s’est très peu réinventée en revanche, du fait probablement de nombreuses conventions établies, lesquelles érige l’intrigue au cœur de l’ensemble. On est lassés de cette manière de fonctionner et de ce type de nourriture. On part sur autre chose maintenant.

Dans le genre, il semble qu’on ait un peu de mal à assassiner les maîtres aussi in fine ?

C’est vrai qu’on passe un peu notre temps à dire « Ah oui, Giraud, Loisel, c’était formidable, j’aimerais bien pouvoir faire aussi bien qu’eux ! » On y revient encore et toujours. Pour autant, je ne me sens pas du tout rattaché à une école ou un genre d’académisme. Pour faire un pont avec le cinéma, je me sens plus proche d’un Herzog ou d’un Coppola, du fait de cette manière radicale et passionnelle de concevoir. Il y a des auteurs qui comprennent, qui ont compris je pense, qu’il n’est pas nécessaire de s’incarner dans la rupture, mais plus d’exprimer son propre mouvement. Et c’est ma démarche, je dois traiter des mes envies, de façon honnête, en redéfinissant le format, le style, et un mode de communication qui me correspond. Qu’il y ait un canal fluide entre les ambitions et les intentions qui sont les miennes. Je veux me débarrasser de l’impression, que beaucoup de gens ont, que je fabrique un truc. Je veux que les livres soient le reflet entier de ce que je pense, et je ne suis qu’à la moitié du chemin. La forme que cela prendra, à ce stade, ne m’intéresse pas.

La seule raison pour laquelle on fait ce métier, et ce n’est pas par intérêt, par ego ou par quoi que ce soit d’autre, c’est l’expression d’une passion, d’une folie même, dans une certaine mesure, et je défie quiconque de m’affirmer le contraire.

Dargaud © Mathieu Lauffray

Par Anna Blume

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Code EAN : 9782205203400

Raven - Tome 3 - Éditions Dargaud
En librairie depuis le 20 septembre 2024

Dargaud ✏️ Mathieu Lauffray Aventure
 
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30 Messages :
  • Mathieu Lauffray a un dessin d’une classe folle, et en noir et blanc son talent nous explose à la gueule !

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    • Répondu par Milles Sabords le 22 novembre 2024 à  08:03 :

      Malheureusement M. Lauffray, les raisons qui poussent certaines personnes à faire ce métier, sont aussi différentes que les personnes elles-mêmes. Nous ne sommes plus dans cette époque passion/jusqueboutiste des générations précédentes. Internet et ses réseaux sociaux sont passés par là, et les nouvelles générations de bédéistes sont plus pragmatiques dans leur approche de la profession. Encore faut-il, pour suivre votre logique, que les éditeurs joue le jeu, et vous avez beaucoup de chance, ce qui n’est pas le cas d’une grande partie de la profession.

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      • Répondu le 22 novembre 2024 à  13:19 :

        Qui êtes-vous, Mille Sabords, pour vous adresser à Matthieu Lauffray avec votre amertume habituelle ? Osez sortir de l’anonymat pour une fois, quand vous interpellez un auteur directement. Vous dites qu’il a beaucoup de chance ? Mais peut-être a-t-il travaillé bien davantage que vous ? Peut-être a-t-il aussi plus de talent ?

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        • Répondu par Milles Sabords le 25 novembre 2024 à  20:35 :

          La quantité de travail et de talent n’ont rien à voir avec la garantie d’une carrière. Le monde est plein d’illustres méconnus.

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          • Répondu par Kyle William le 26 novembre 2024 à  09:01 :

            C’est vrai mais la grande majorité des artistes qui ont beaucoup de succès ne le doivent généralement pas au hasard.

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            • Répondu par Milles Sabords le 26 novembre 2024 à  11:17 :

              Oh que si malheureusement. Si vous mettez de côté le talent, vous vous apercevrez que chaque réussite recèle sa part de hasard, il suffit de lire les propos de Goscinny et Uderzo à ce sujet. Sinon, tout le monde ne ferait que des best-seller. C’est ce qui rend d’ailleurs notre métier beau et fragile à la fois, ce saut dans l’inconnu à chaque parution, et encore plus aujourd’hui avec la surproduction.

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              • Répondu le 26 novembre 2024 à  23:27 :

                Non, il n’y a pas de" Oh que si". Certains succès peuvent certes être dûs à bien des circonstances autres que le talent ou le hasard. Mais l’exemple que vous prenez en citant Goscinny montre votre suffisance. S’il y a un auteur dont le succès était mérité et n’était pas dû au hasard, c’est bien lui. Mais j’imagine sans doute que vous pensiez rivaliser avec lui ou Mathieu Lauffray ou quelque autre, et que malheureusement pour vous, l’injustice a frappé, qui vous a laissé sur la route de l’insuccès ? Au lieu de vous en prendre à Lauffray, vous pourriez plus élégamment citer Aznavour. "Si tout a raté pour moi, si je suis dans l’ombre, Ce n’est pas ma faute mais celle du public qui n’a rien compris, On ne m’a jamais accordé ma chance, D’autres ont réussi avec peu de voix et beaucoup d’argent, Moi j’étais trop pur ou trop en avance…"

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                • Répondu par Milles Sabords le 27 novembre 2024 à  08:49 :

                  Ces circonstances autres que le talent dont vous parlez, sont justement dues au fruit du hasard, et c’est ce que nous ne contrôlons pas en tant que créatif, ni même les éditeurs qui mettent en place des stratégies commerciales pourtant éprouvées. Sinon, comme je l’ai écrit, tout le monde ferait des succès à la pelle. Vous remarquerez également que je ne parle pas de Goscinny seul, que j’y associe Uderzo, et donc de leur surprise devant le succès d’Astérix qu’ils n’avaient pas vu venir. En ce moment nous assistons à une baisse des volumes de ventes dans la BD (source GFK) et même le Manga baisse pour la deuxième année consécutive. Preuve que la recette miracle du succès n’existe pas et que la chance conserve sa part de mystère dans toute entreprise humaine. Lorsque vous citez un auteur aussi fin dans ses textes qu’Aznavour, essayez au moins d’avoir la même finesse dans le votre, puisque vous jugez mon parcours que vous ne connaissez absolument pas.

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                  • Répondu le 27 novembre 2024 à  11:12 :

                    Je commence à le connaître puisque vous raconter votre vie ici depuis des années en laissant en permanence affleurer votre dépit et votre amertume quand au succès des autres qui ne le mériteraient pas, aux romans graphiques qui encombrent le marché et vous empoisonnent, aux mangas, à la surproduction, aux festivals devenus élitistes, aux éditeurs qui n’ont plus de stratégie cohérente etc etc etc, c’est sans fin. Soit dit en passant, la baisse des ventes à laquelle nous assistons comme vous le dites justement (et qui pour ma part me réjouit plutôt puisqu’elle est annonciatrice de changements douloureux mais nécessaires), cette baisse des ventes, donc, n’enlève rien au fait qu’il y aura toujours des auteurs qui auront du succès et d’autres moins… et qu’un auteur qui a moins de succès doit aussi être capable de se remettre lui-même en question au lieu d’accuser toujours les autres, et de pointer du doigt des causes indépendantes de sa volonté et sur lesquelles il ne peut pas agir. De façon générale, la rancoeur et l’amertume sont mauvaises conseillères.

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                    • Répondu par Milles Sabords le 27 novembre 2024 à  15:05 :

                      Comment pouvez-vous être aussi naïf pour croire que je dévoile ma vie à travers mes messages ? Je parle simplement des coulisses de mon métier d’auteur, de ce que je vois ou j’entends autour de moi. Je n’ai rien contre les Manga, j’en lis certains, mais il représentent aujourd’hui 50% du marché Francophone, il y a quand même de quoi se poser des questions alors que la BD européenne et anecdotique au Japon. Les romans-graphiques ne me dérangent pas, j’en ai fait, mais il y a trop de produits mal foutus qui encombrent la production, au point qu’il n’y a presque plus que ce « genre » en rayon, et vous pouvez rajouter dans le panier la BD dite du « réel » et « feel good ». Mais revenons au sujet principal : je ne suis pas d’accord avec la vision de Lauffray, les raisons de faire ce métier sont aussi différentes que les individus qui l’exercent, j’en ai même croisé qui ne faisait pas de la BD par passion, si, si, ça existe ! et qui sont encore dans le métier. La part de chance et de hasard sont aussi importantes, voir même plus, que le talent et le travail dans une carrière. Beaucoup d’auteurs connus et qui vendaient beaucoup ont finis par chuter, malgré tout leur talent et tout leur travail.

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                      • Répondu par Gina Vanilla le 27 novembre 2024 à  19:16 :

                        Amigo, vous avez raison !
                        Je ne suis pas autrice de BD, mais je discute un peu avec les auteurs quand j’ai la chance de les rencontrer !
                        Le talent aide, bien sûr, mais il faut aussi de la chance !
                        La chance, cela peut-être une rencontre sympa avec un éditeur qui va prendre la peine de perséverer plus de trois albums d’une série aux ventes décevantes, la chance aussi pour un dessinateur d’être associé avec un scénariste, en symbiose parfaite. Ou alors d’avoir trouvé un thème inédit en BD, en phase avec les attentes du public !

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                    • Répondu par Milles Sabords le 28 novembre 2024 à  10:25 :

                      Vous dites « (et qui pour ma part me réjouit plutôt puisqu’elle est annonciatrice de changements douloureux mais nécessaires) » c’est quoi ce message subliminal ? Il faut avoir le courage de ses opinion, développez…

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  • Mathieu Lauffray est un grand dessinateur mais il y a un décalage important entre son discours et le résultat.
    Je me souviens de ses interviews au moment de la sortie du premier tome de Raven. Il intellectualisait son approche et affichait une ambition que, malheureusement, on ne retrouvait absolument pas dans la BD.
    Graphiquement par contre, c’est sublime.

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    • Répondu par Gina Vanilla le 22 novembre 2024 à  20:51 :

      Magnifique dessinateur, c’est vrai !
      Il aime bien les histoires de pirates, mais ses albums auraient plus d’ampleur s’il se trouvait un vrai scénariste !

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      • Répondu par Tsss le 23 novembre 2024 à  17:21 :

        Remarque ridicule, il est un vrai scénariste, et mieux que ça, il est un auteur complet, qui fait une oeuvre magistrale et cohérente. Mathieu Lauffray c’est un univers.

        C’est quoi pour vous un vrai scénariste ? Morvan ? Zidrou ? Corbeyran ? Van Hamme ? Vous aimez la soupe tiède vous.

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        • Répondu par Milles Sabords le 24 novembre 2024 à  11:09 :

          Plutôt d’accord avec Gina, les scénarios de Lauffray ne sont pas ce qui marque le plus. Le talent graphique ne fait pas tout, puisque c’est là-dessus que tient son univers. Par-contre, comme illustrateur d’affiche ou peintre, c’est un tueur !

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        • Répondu par Gonzalo Izquierdo le 24 novembre 2024 à  16:57 :

          Et bien, quelle agressivité monsieur Tsss... On sent le fan outragé.
          Je me permets de répondre, même si ça ne m’ est pas directement adressé.
          Un auteur complet, à l’oeuvre cohérente, à l’univers très personnel, magistral graphiquement, sans aucun doute.
          On ne doute pas non plus qu’il soit un vrai scénariste : il sait raconter une histoire.
          Mais c’est précisément pour ça qu’on peut être un peu exigeant au vu de toutes ces qualités et trouver -c’est juste une opinion- que le résultat est en deçà de l’investissement de l’auteur.

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        • Répondu par Gina Vanilla le 27 novembre 2024 à  19:05 :

          Alors, dans les scénaristes que vous citez, oui je connais et lis JVH, évidemment ! Un grand scénariste aux multiples succès, peu primé dans les Prix aux médailles en chocolat, mais l’accueil du public compense !
          Sinon, j’aime bien Nury et Dorison, Sfar et Trondheim quand ils confient leurs histoires à de vrais dessinateurs !

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          • Répondu par Folgoas le 28 novembre 2024 à  12:45 :

            Sfar et Trondheim quand ils confient leurs histoires à de vrais dessinateurs !

            Pour vous, Sfar et Trondheim ne sont pas "de vrais dessinateurs" ?
            Affligeant autant d’inculture...

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            • Répondu par Gina Vanilla le 28 novembre 2024 à  19:54 :

              Je donne juste mon avis, je préfère Trondheim accompagné au dessin par Frank Biancarelli ou Mathieu Bonhomme, par exemple !
              C’est mon droit ?

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              • Répondu le 29 novembre 2024 à  10:19 :

                C’est votre droit d’avoir mauvais goût, mais pas de dire que Sfar et Trondheim ne sont pas de vrais dessinateurs.

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                • Répondu par Gina Vanilla le 1er décembre 2024 à  18:51 :

                  Et bien, regardez les Donjon chez Delcourt !
                  Il y a ceux écrits par Sfar et Trondheim, dessinés par eux-mêmes, et ceux dessinés par leurs amis (Blain, Blutch, Larcenet, Nine et bien d’autres). Vous ne voyez pas la différence ?

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                  • Répondu par J.Jacques le 1er décembre 2024 à  20:17 :

                    Moi je la vois la différence, les Donjons, Donjons crépuscule et Donjons potron-minet sont bien meilleurs dessinés par Trondheim, Sfar et Blain que par ceux qui ont repris le dessin.

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                    • Répondu par Milles Sabords le 2 décembre 2024 à  09:49 :

                      On ne va pas se mentir, mais Sfar et Trondheim ne sont pas non plus des « foudres de guerre » en matière de dessin. Ils ont réussis à se trouver un graphisme de fanzineux sympa, typiques de cette éclosion de talents des années 90, mais ce qui a fait leur succès c’est bien leur sens du scénario. Dommage que depuis des années ces deux auteurs se perdent dans une profusion de livres pas toujours qualitatifs. Finalement, lorsqu’ils écrivent pour d’autres dessinateurs, ça les sorts de leur zone de confort. Et on est jamais si bon qu’une fois au pied du mur. Quant à la série Donjon et ses multiples extensions, ça devient gavant à la longue.

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                      • Répondu par Xav le 2 décembre 2024 à  20:08 :

                        Vous, on ne vous a pas demandé d’en dessiner un...
                        dépit...

                        Répondre à ce message

                      • Répondu par Gina Vanilla le 2 décembre 2024 à  21:35 :

                        Voui !
                        Sfar et Trondheim sont d’excellents scénaristes, mais leur dessin commence à fatiguer, d’ou "ma préfèrence à moi " quand ils confient leurs scénars à d’autres dessinateurs.
                        Le dessin style storyboard de Trondheim ne suffit plus à me plaire, comme les encrages ombragés de Sfar !

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                        • Répondu par Milles Sabords le 3 décembre 2024 à  07:37 :

                          Parfaitement Gina ! Je pense, entre autres, de Sfar ; La fille du professeur, Les olives noires, Merlin ou Le Paris des Dragons, de Trondheim ; Karmela Krimm, Maggy Garrisson, ou Texas Cowboys…

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                          • Répondu par Gina Vanilla le 3 décembre 2024 à  20:11 :

                            Tout à fait d’accord avec vous !
                            En fait, je n’achète pas beaucoup d’albums, manque de place et d’argent, mais je suis sélective !
                            Je ne suis pas la groupie enthousiaste d’un auteur (ils ont des haut et des bas, surtout s’ils sont hyper-productifs), je recherche le meilleur, merci pour votre support, ami Sabordien !

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  • Qui s’occupe de la relecture chez actua bd ? L’interview est truffé de fautes d’orthographe et de grammaire.

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    • Répondu par Didier Pasamonik - L’Agence BD le 29 novembre 2024 à  08:49 :

      Vous avez raison, nous avons été insuffisamment vigilants. Dites-nous s’il reste des fautes.

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