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Pas mal
12 mai 2026
Les Footmaniacs reviennent en force dans une salve déjantée dédiée au délire footballistique, où le FC Palajoy enchaîne matchs et catastrophes avec panache. Les buts filent au-dessus des cages comme des rêves inaccessibles, les tacles loupés sont dignes de clowns de cirque, les blessés imaginaires plus théâtraux qu’un soap opera.
Palajoy enfiévré : gags ballon rond pour Mondial 2026
Si la victoire fuit comme un ballon crevé, l’équipe règne en maître du gag, transformant chaque pelouse en scène comique où tout arrive, sauf le triomphe. Grand retour pour la Coupe du Monde 2026, l’Amérique en ligne de mire : New York skyscrapers, Toronto multiculturalité, Mexico pimenté… La fièvre du foot s’empare de Dubut, coach philosophe, et de ses acolytes turbulents pour une odyssée internationale aussi folle que les stades nord-américains.
La passion du jeu danse avec une camaraderie indéfectible, dans des gags saluant les fans du ballon ou les troisièmes mi-temps prolongées, où les bières coulent plus fluidement que les passes. Série culte aux 1,5 million d’exemplaires, avec 23 tomes de fiascos hilarants depuis 2004 puis ses successeurs Sti au scénario et Saive au dessin, ce 24e opus accompagne l’engouement pour le Mondial USA/Canada/Mexique : 48 équipes, 104 matchs, promesses de spectacle géant. Le remboursement promis si les Bleus remportent la finale demeure un geste marketing qui smashe l’attente, même si l’album patine un peu, moins percutant que les pics antérieurs.
Dubut et sa clique : losers magnifiques du rectangle vert
Au cœur du chaos, Dubut trône en anti-héros footmanesque. Stratège approximatif, sa banderole « Palajoy s’envole » ironise sur ses ambitions ratées, tandis que les joueurs, gaillards maladroits et prodiges imaginaires, multiplient les bourdes en bouquet final. De New York à Mexico, les escales sont folles…
Pour les fans pur jus ou les joyeux drilles de la 3e mi-temps, cet opus capture la joie collective du Mondial 2026, entre hype des vignettes Panini et stades futuristes. Pourtant, une ombre s’accroche au tableau : si l’humour coule toujours aussi fluide, le tome déçoit légèrement par ses gags recyclés et son rythme patinant. On a vu mieux dans la saga… L’ouvrage reste néanmoins un remède hilarant à l’attente mondiale, où le Palajoy, perdant sublime, nous rappelle que le foot brille plus dans le rire que dans les lauriers.
Par Jessy LEMESLE
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Les Footmaniacs T.24, Sti et Saive, Editions Bamboo, 11,90 €