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Excellent
18 mai 2026
La promenade dessinée commence à la cathédrale Saint-Jean. L’auteur, Didier Tronchet, définit ainsi des itinéraires que l’on suit facilement grâce aux cartes qu’il nous propose et sur lesquelles il a indiqué le trajet. Son moteur ? Sa curiosité de découvrir cette ville, mais aussi son chien Biloo, avide de sorties (et de sandwiches). Huit itinéraires sont proposés, de part et d’autres des rives du Rhône et de la Saône. À la fin de chaque itinéraire, l’auteur propose une double page intitulée « À Lyon, j’aime », qui présente quelques lieux supplémentaires à découvrir : une place, un marché, une ruelle, une passerelle. C’est bien écrit et illustré, ça donne envie de voir !
Sans échauffement, mais avec de bons mollets et la motivation du découvreur, on commence par gravir la colline de Fourvière. L’auteur nous emmène dans les petites rues pavées. On le reconnaît facilement : il a un pantalon un peu court, un petit chien et une houppette, le tout en bleu, même les cheveux. On parcourt l’histoire de la ville avec humour, mais aussi avec souffle, puisque l’auteur-piéton ne nous laisse pas prendre « la ficelle » mais nous fait grimper à pied. Les dessins sont précis ; un grand angle permet d’embrasser un maximum de maisons, offrant des perspectives vertigineuses, comme la basilique de Fourvière ou les escaliers de la montée des Chazeaux. On s’imagine parfaitement le suivre et l’écouter. Cap à l’est, de l’autre côté du Rhône, où l’on visite le quartier cosmopolite de la Tête-d’Or.
Puis, de nouveau vers l’ouest pour suivre l’ancien trajet du funiculaire vers le cimetière de Loyasse, surplombant la ville. On découvre de nombreuses ruelles, mais aussi de nombreuses églises et images pieuses et même une mini Tour Eiffel et une ancienne piste de ski. On retrouve ensuite les bords de Saône pour aller vers l’île Barbe. On passe l’une des nombreuses passerelles que Tronchet aime beaucoup, on découvre des masques incrustés sur le quai Gillet, et toutes ces œuvres disséminées le long des quais. De retour dans le Vieux Lyon, on visite les traboules, ces passages couverts entre deux rues.
Autre ascension : la Croix-Rousse, l’auteur prend le passage Gonin, dépaysant de verdure, et nous détaille le panorama sur la ville. On croise une église dont le rez-de-chaussée sert de parking (la bonne idée !), d’autres traboules, d’autres places, pour arriver rue des Fantasques d’où l’on peut espérer voir le mont Blanc. À l’occasion, on apprend qu’il y a une rue Tronchet et une fresque de Tronchet pour un magasin de vélos. Vers le sud, on descend vers le théâtre antique. La visite se conclue par une promenade en bord de Saône, avec ses nombreuses péniches et le quartier moderne de la Confluence.
Didier Tronchet est connu pour ses séries humoristiques Raymond Calbuth et Jean-Claude Tergal, mais aussi pour ses livres plus récents, plus autobiographiques, sur ses voyages en Équateur ou à Madagascar, avec son fils que l’on croise un instant pendant la promenade dans Lyon. Pour ce livre, il s’est dessiné des dizaines de fois et il est toujours souriant ! Tout est détaillé, précis ; on pourrait directement prendre le livre pour refaire les balades. Un vrai plaisir de découverte urbaine illustrée !
Par Laurent MENUT
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Le piéton de Lyon de Didier Tronchet (Glénat)