Erreur d’exécution squelettes/sqtc/inc-head.html
Pas mal
16 janvier 2025
La Menace de la planète des singes projette les lecteurs dans un monde post-apocalyptique où les différentes espèces simiesques ont pris le pas sur les humains, ceux-ci descendant des survivants d’un conflit nucléaire généralisé. L’astuce scénaristique employée par Marc Guggengeim pour ne pas entrer en conflit avec le matériau d’origine (du moins, les films) est de nous raconter des aventures se produisant peu de temps avant l’arrivée de l’astronaute George Taylor (campé dans les films par l’acteur Charlton Heston) sur cette planète qui lui est mystérieuse.
Lucius, un jeune chimpanzé, aide une humaine à s’enfuir lors d’une chasse menée par des gorilles. Révoltés par l’idée qu’un singe puisse avoir pitié d’une humaine, les gorilles capturent Lucius pour lui remettre les idées en place une fois rentrés chez eux… Cependant, ils ne viennent pas de la cité des singes telle qu’on la connaît grâce aux films ! Mais d’où peuvent-ils bien venir ?
Heureux hasard du scénario : Lucius est le neveu de la scientifique Zira, une figure principale des premiers films. Accompagnée de son compagnon Cornelius, elle va défier l’autorité du Dr. Zaïus et pénétrer dans la zone interdite pour y retrouver son neveu… Le couple de scientifiques va très vite rencontrer sur le lieu de l’enlèvement l’humaine que Lucius a sauvée et qui est restée cachée là : il s’agit carrément de Nova ! Mais comment se fait-il que tout ce beau monde se soit rencontré avant les films et qu’il n’en a pas souvenir ?
Alternant les moments plaisants de nostagie extraits de la série Adventures on the Planet of the Apes de Doug Moench, George Tuska et Alfredo Alcala des années 1970, avec les événements racontés dans cette mini-série, l’album parvient à proposer une réponse honorable à cette épineuse question. Sans trop en dévoiler, la fine équipe va rencontrer des humains mutés qui diffèrent de ceux découverts dans les films (on évoque ici ceux qui adorent, tel un dieu créateur, une bombe nucléaire...).
Au contraire, cette nouvelle société rencontrée se révèle plutôt douée de télépathie et elle a des prémonitions du futur : le contact avec Nova les pousse à agir pour empêcher l’explosion prochaine d’une bombe nucléaire (comme dans les films). Si cette nouvelle société permet d’introduire des sujets plus contemporains, ses larges pouvoirs télépathiques pourront peut-être braquer les lecteurs qui ne s’attendaient pas à un tel développement au sein de cette franchise.
Porté par les belles planches de Alvaro Lopez, La Menace de la planète des singes est un album plutôt honnête : si l’univers concerné n’est développé qu’à la marge, il n’empêche qu’il est plutôt réjouissant de retrouver de tels personnages populaires en bonne forme.
Par Romuald LEFEBVRE
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
La Menace de la planète des singes. Par Marc Guggenheim (scénario) et Alvaro Lopez (dessins). Traduction de Laurent Laget. Panini Comics. Sortie le 22 janvier 2025. 112 pages. 18,00 Euros.