On l’apprend par le quotidien Ouest-France daté d’hier, le dessinateur belge Michel Schetter a tiré sa révérence le 10 janvier dernier, à 76 ans.
Après deux courts récits dont un Oncle Paul dans Spirou en 1976, il rejoint le Journal Tintin où il multiplie les récits courts et devient brièvement l’assistant aussi bien de Tibet sur Ric Hochet que de Christian Denayer .
Bien qu’ayant travaillé un court temps sur des récits complets d’Yves Duval, il devient rapidement son propre scénariste et se démarque par son appétence pour les sujets historiques et son goût pour les « vérités cachées ». Son premier album, Les Années de feu (1939-1945) aux éditions du Lombard, paru en 1982, s’intéresse à la Seconde Guerre mondiale. Son dessin détaillé sert un scénario documenté qui s’inscrit dans le courant de la BD historique qui est alors, grâce aux éditions Glénat, en plein essor.
Tout en publiant quelques titres aux éditions Bedescope, il rejoint bientôt !’éditeur grenoblois, dans la revue Circus, avec Cargo, une série d’inspiration d’aventure érotico-fantastique qui sera son plus gros succès. Suit le dyptique de Yerushalaïm, mis en images par Emmanuel Moynot, inspiré par le film Portier de nuit (1985), puis Berlin, une dystopie située en Union soviétique (1986).
Ses relations difficiles et sa défiance vis-à-vis des éditeurs l’amènent à partir de 1991 à créer sa propre maison d’édition -Schetter éditions- où il publie la série Ying Yang, des aventures inspirées par Pearl Buck se déroulant en Asie, avant de reprendre dans son catalogue la série Cargo à laquelle il rajoute un épisode inédit.
En 2005, il avait publié, sous ce même label, son autobiographie, Sabre au clair. Un parcours atypique qui fait qu’il est tombé peu à peu dans l’oubli.
Par Didier PASAMONIK
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Participez à la discussion