Pas mal
18 février 2026
XVIe siècle, le royaume de France, grande puissance européenne, traverse une période tourmentée. Catherine de Médicis, la reine noire qui tire les ficelles du pouvoir, a mis sur le trône son jeune fils, Henri III, qui manque d’autorité, tandis que son frère, le vil et couard François, est écarté du pouvoir, avant d’être enlevé par une mystérieuse mercenaire qui sème la mort autour d’elle. Alors que l’on soupçonne les royaumes d’Angleterre et d’Espagne d’être derrière cette histoire, ce sont en fait des Protestants, mis à mal par les guerres de Religion, qui tirent les ficelles dans l’ombre. Aux prémices de cette histoire, voici qu’apparaît la jeune Victoria de Ayala, qui tente d’échapper à un mariage arrangé et se retrouve à la merci de trois brigands qui vont lui faire subir les derniers outrages…
Mais voici soudain que surgit la belle Louise de la Béraudière, qui sauve la vie de la jeune fille en trucidant vite et bien les trois lascars, sans autre forme de procès. Fascinée par cette belle dame qui n’a pas froid aux yeux, Victoria découvre alors l’existence de l’Escadron volant, sorte de police secrète de Catherine de Médicis formée de jeunes femmes qui maîtrisent autant l’art de la séduction que celui du maniement des armes… Embarquée dans cette histoire, Victoria va participer à sa première mission, découvrir qui a enlevé le fils de Catherine de Médicis et le délivrer, avec un talent certain.
Une histoire de capes et d’épées menée à un rythme d’enfer dans le Paris du XVIe siècle, où les jeunes femmes de l’Escadron volant auront fort à faire pour déjouer un complot et délivrer le fils de la reine-mère Catherine de Médicis. Ce premier tome d’une série en devenir se conclut avec un duel épique au sommet d’une des tours de la cathédrale Notre-Dame de Paris, opposant la méchante de l’histoire, sorte de Milady habillée de noir, à Louise de la Béraudière. L’intervention incongrue d’un petit insecte automate permettra la victoire du bien contre le mal…
Le scénariste espagnol Raule, auteur notamment de la série noire Jazz Maynard, livre un récit mené à un rythme trépidant qui ne s’embarrasse pas de finesses psychologiques. Quelques invraisemblances, comme le fait que les jeunes héroïnes vêtues de lourdes robes trucident sans difficulté des soldats bien armés et aguerris, ternissent un peu ce récit mené sans grandes surprises. Côté graphisme, nous découvrons Bernardo Muñoz, à ne pas confondre avec celui qui a fait les belles heures de Charlie Mensuel et d’ (A Suivre). La mise en couleurs, sans grande originalité, est assurée par Santiago Arcas Olmedo
Par Dominique ERNST
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
L’escadron de la reine – Au service de la couronne – Raule & Bernardo Muñoz – Robinson
Participez à la discussion