Diana. Confidences d’une princesse rebelle – Par Sophie Couturier & Sandrine Revel - Ed. Steinkis

Par Damien BOONE Très bon 4 décembre 2025 
Le 27 août 1997 est publiée la dernière interview de la princesse de Galles. Curieusement, c’est dans le journal français Le Monde que Diana s’est confiée, auprès de la journaliste Annick Cojean. Ses propos font l’effet d’une bombe outre-Manche. Plongeons dans les coulisses de cet entretien, devenu aujourd’hui un véritable testament.

Printemps 1997 : Annick Cojean, journaliste au Monde et lauréate du prix Albert-Londres l’année précédente, prépare l’habituelle série estivale que le journal publie dans ses pages Horizons. Elle souhaite soumettre à 12 personnalités 12 photos d’elles-mêmes ayant marqué la mémoire collective récente. Chacune en choisira une et la commentera.

Annick Cojean voit grand : elle compte solliciter Gorbatchev, Arafat, Walesa, la célèbre «  jeune vietnamienne au napalm  », ou encore Rostropovitch, grands acteurs et témoins du XXᵉ siècle. L’idée séduit la direction de la rédaction, jusqu’à ce qu’elle soumette un dernier nom : Diana Spencer, princesse de Galles qui, depuis des mois, fait les choux gras de la presse people. Allons bon ! Tant de frivolité dans un journal sérieux comme Le Monde ! Et même avec le feu vert, Lady Di n’accepterait probablement pas une rencontre.

Mais la journaliste en est convaincue : Diana est aussi un symbole de liberté, qui défie la couronne britannique et porte des engagements sincères. Alors elle tente le coup et, à sa grande surprise, contacter Kensington Palace, lieu de résidence de la Princesse, s’avère assez simple. Après une lettre manuscrite soigneusement rédigée, banco : direction Londres.

Durant l’entretien, Diana évoque ses idées et ses engagements. Ils sont d’abord humanitaires, elle qui se considère comme une «  messagère  » : montrer les malades du Sida, dénoncer les mines antipersonnel, témoigner de la famine. Mais elle s’immisce aussi sur le terrain de la politique intérieure britannique, saluant le gouvernement travailliste de Tony Blair, bien plus progressiste que le précédent.

Une partie de la presse britannique, qui voit là un bel os à ronger, s’indigne que la princesse adopte un tel franc-parler, et ce dans un journal étranger. Pour qui se prend cette dévergondée, en pleine romance avec son nouvel amant ?

La mort de la Princesse donne une toute autre dimension à l’entretien, le seul qu’elle aura accordé à un média français. Dès le 31 août, Annick Cojean, alors à Washington, est sollicitée de toutes parts pour commenter le drame. Son trouble est à la fois personnel et professionnel : outre l’émotion liée au drame, l’interview n’a-t-elle pas contribué à intensifier le harcèlement des paparazzis ? Et surtout, pourquoi la Princesse a-t-elle accepté cette interview, dont l’écho a largement dépassé son initiatrice ?

Grâce à Sophie Couturier et Sandrine Revel, déjà autrices d’une biographie de Gisèle Halimi, se dresse le portrait d’une femme politique, qui a à la fois des idées à défendre et une image à faire reconnaître, à sa manière. On comprend que ces confidences au Monde étaient pour Diana le début d’une entreprise de légitimation d’une autre image d’elle-même.

Par Damien BOONE

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Code EAN : 9782368467954
Steinkis ✍ Sophie Couturier ✏️ Sandrine Revel Biopic
 
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5 Messages :
  • Avec tout ce qui a été dit, commenté, écrit, publié, filmé, raconté sur Diana, sa vie, sa mort, par les médias, encore une BD pour rien puisque Glénat l’avait déjà fait en 2018.

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    • Répondu le 4 décembre 2025 à  13:33 :

      Vous n’avez rien d’autre à faire que répandre votre fiel sur tous les bouquins ? Ah, j’oubliais, vous vous faites aussi passer pour un auteur..

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      • Répondu par Michel Dartay le 5 décembre 2025 à  19:45 :

        Mille Sabords (tonnerre de Brest) ne semble pas aimer les biopics en BD, c’est son droit !

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        • Répondu par Milles Sabords le 6 décembre 2025 à  07:08 :

          Je n’ai rien contre le genre « biopic », c’est la surenchère qui me dérange, comme pour l’affaire « Vuillemin », c’est bon, on en a fait le tour. Il y a encore suffisamment de personnalités à traiter en biopic pour éviter les doublons.

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          • Répondu le 6 décembre 2025 à  11:09 :

            Vous n’aimez pas les biopics, ni les BD du réel, ni la BD underground, ni les mangas, ni les comics, ni tout ce qui est nouveau, différent ou étranger, vous faites l’effet d’un vieux lecteur dépassé, resté bloqué dans le passé et ses rêves d’enfant de devenir auteur, un croûton rassis en somme. C’est triste pour vous.

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