Favori de la rédaction
11 janvier 2025
Dans Beneath the Trees, tout relève d’une parfaite série américaine bien rangée et le passé de cinéaste de Patrick Horvath n’y est pas sans raison : la petite bourgade typique, la vie de gens simples entre quiétude et petits plaisirs, de petites querelles de voisinages n’allant pas plus loin que quelques désaccords et des haussements de tons…
Dans tout ce joli monde soigneusement dessiné et coloré vit Samantha, une ourse propriétaire de quincaillerie à Woodbrook. Appréciée dans sa petite ville, elle fait souvent des allers-retours dans la grande ville voisine pour y assassiner méticuleusement des inconnus. Une passion morbide qui assouvit ses pulsions malsaines loin de ses bases pour ne pas perturber son petit village tranquille.
Mais quand viennent les célébrations du bicentenaire de Woodbrook, le corps d’un de ses bons samaritains sauvagement assassinés est découvert. Sam se lance alors à la poursuite de ce nouveau tueur en série qui pourrait faire tomber son propre petit manège.
Il ne faut pas se fier aux apparences à Woodbrook : derrière la gamme pastel et des jolis petits animaux mignons, Beneath the Trees, comme son nom l’indique, cache beaucoup de choses sous ses arbres.
Cette opposition entre fond et forme est au diapason de celle qui régit l’album : il s’y déploie un discours philosophique sur le bien et le mal, une réflexion morale troublante sur nos actes, sur l’âme humaine et sur les individus que nous souhaitons devenir.
Dans son écrin soigné avec signet et dos toilé, Beneath the Trees est l’une des premières grandes réussites de ce début d’année.
Adapté de l’américain aux éditions Ankama, l’album nous donne les premiers frissons de 2025. La tension monte crescendo pour une lecture haletante du début à la fin.
Par Kelian NGUYEN
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Beneath the Trees - Par Patrick Horvath - Ed. Ankama
Participez à la discussion