Bon
16 avril 2025
Un mystérieux embryon robotique du nom de Baby a été développé en laboratoire. Ce parasite, d’origine inconnue, infecte les êtres humains pour les transformer en Organos, des êtres mi-humain mi-robot, machines à tuer enragées et surpuissantes.
Elisa, infectée par Baby, survit et décide de traquer les Organos pour percer le mystère qui entoure ce parasite qui a décimé l’humanité. Dans sa quête, elle tombe sur une colonie de survivants qui escorte Alice, une enfant qui pourrait bien être la clé de l’intrigue.
Publiée en 2008 à Taïwan, Baby était encore inédite par chez nous. À l’origine éditée en cinq tomes, Glénat et son éditeur Robin Jolly l’ont remodelée en une trilogie, parallèlement à la trilogie Yan du même auteur, publiée l’an dernier.
Et la comparaison se fait sentir. Baby est aussi un pur récit d’aventure de science-fiction. Chang Sheng utilise et joue avec les codes classiques du Survival. Il anime une héroïne plantureuse face à une armée de cyborgs dénués de conscience dans un Taïwan dévasté. Comme pour Yan, Chang Sheng puise dans des références variées allant de Beethoven à Terminator pour épaissir son récit.
À la lecture, les aventures de la juvénile Elisa sont une explosion des sens. Les scènes de combat sont fluides, dynamiques et claires, avec un soin narratif apporté à la déstructuration du gaufrier pour accentuer la désorientation des personnages.
Sous la traditionnelle jaquette, un autre effet. La couverture cartonnée garde un aspect brut et reprend des crayonnés de l’auteur, donnant à l’objet un semblant de journal de bord d’Elisa, tout en faisant écho aux pages titres des chapitres de l’album.
Par Kelian NGUYEN
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Baby T. 1 - Par Chang Sheng - Ed. Glénat