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Très bon
18 juillet 2025
Les premières aventures regroupées dans ce premier tome n’ont presque pas vieilli. Éditées en albums aux éditions Le Lombard entre 1982 et 1984 et ensuite rééditées aux éditions Dupuis en 1998, elles sont toujours plaisantes à lire. Elles rappellent de bons souvenirs aux lecteurs du journal Tintin de l’époque dans cette manière de concevoir de la BD « grand public ».
Le graphisme de Michel Weyland était déjà bien maîtrisé dès le début. La charismatique combattante blonde à la chevelure ondulée, parée de sa tunique blanche, avait les atouts physiques pour séduire les lectrices et lecteurs du journal Tintin. Ses capacités à comprendre rapidement une situation compliquée et à s’en sortir davantage grâce à sa réflexion plutôt qu’à sa dextérité au maniement des armes en faisaient une héroïne complète. Une véritable super-héroïne mais à visage humain. Une agile guerrière dotée de sentiments et parfois vulnérable.
Évoluant dans un Moyen Âge fantastique où les monstres et sorciers sont autant de défis sur son chemin, dont elle parvient à déjouer les funestes desseins, elle agit toujours pour le bien des défavorisés, des opprimés. Elle va jusqu’à tenter de raisonner ses adversaires avant de devoir les vaincre si nécessaire.
Si la violence est bien présente dans la série pour les besoins de l’action, elle s’accompagne d’une morale et de quelques notes de poésie. Et si la fantasy d’Aria relève de l’enchanteur, de l’épique et de la magie, son monde ressemble beaucoup au nôtre avec ses vicissitudes ou ses actes d’héroïsme.
En tous les cas, l’imaginaire de l’auteur emporte le lecteur dans des fictions variées et destinées à un public de 7 à 77 ans comme le voulait la formule. Les quatre albums réunis dans ce premier volume sont : La Fugue d’Aria, La Montagne Aux Sorciers, La Septième Porte et Les Chevaliers d’Aquarius (dont on vous montre les couvertures dans cet article).
Cette édition cartonnée « économique » est proposée sans bonus ni dossier. Une belle opportunité de s’offrir un bon moment de lecture en (re)découvrant un grand classique de la BD franco-belge.
Par David SPORCQ
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