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Très bon
10 août 2026
Il y a des siècles de cela, le valeureux Gunthar, affectueusement surnommé « Le Massacreur » et dont l’apparence vous rappellera sans doute He-Man de la série Les Maîtres de l’univers, gravit le Pic Sähr afin de terrasser le terrible dragon Dzalès. C’est en entendant cette histoire pour la première fois dans son enfance qu’Agnès est bien décidée à devenir une chevaleresse hors pair. Après avoir intégré l’école de chevalerie et validé son année, il ne lui reste plus qu’une chose : faire un stage de formation auprès d’un autre chevalier. Cette tâche est imposée au chevalier Gérard, qui s’intéresse davantage à vider les bouteilles d’alcool qu’à vider les vallées des bandits.
Dans cet album, Damien Geffroy reprend les codes de l’heroic fantasy pour mieux les détourner, ce qui nous offre une parodie à l’humour salace et aux situations plus absurdes les unes que les autres. Derrière cet humour potache, Agnès la chevaleresse s’amuse avant tout à questionner les clichés du genre. Agnès doit constamment prouver sa valeur alors qu’elle a toutes les qualités mises à l’honneur dans le code de chevalerie, tandis que Gérard est un ivrogne pervers et égoïste, que le monde continue d’admirer. Le duo fonctionne très bien et le décalage entre les deux laisse place à des dialogues drôles et absurdes.
Si l’on s’éloigne des blagues portées en dessous de la ceinture, l’histoire reprend la structure classique des quêtes de fantasy. Découpée en plusieurs actes, Agnès et Gérard vivent une aventure faite de rencontres, de combats et de créatures fantastiques, rythmée de sorte que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer, avec des dessins détaillés et aux décors réussis.
Au final, Agnès la Chevaleresse est une assez bonne surprise, surtout lorsque l’on apprend qu’il s’agit de la première bande dessinée de Damien Geffroy en tant qu’auteur complet. Cette parodie de fantasy se moque des clichés de genre tout en racontant une véritable aventure rocambolesque. Malgré quelques blagues, notamment sur le genre, qui tombent parfois à plat, l’album reste une lecture agréable qui mérite que l’on s’y arrête.
Par Lyne GEYNET
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