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Angoulême 2026 parasité !

Par Rémi BARNAULT 8 octobre 2025 
FRISSONS. Après l'expo sur Gō Tanabe et son interprétation de l’œuvre de Lovecraft, le festival d’Angoulême continue d'explorer les tréfonds de l'horreur, autour d'un manga de grand cru : Parasite.

Il est bon de le rappeler : une échine de porc trop peu cuite, c’est vite arrivé. Cela peut se solder par un ver solitaire dans l’intestin grêle qui, lui, vous dévore... à petit feu. Pendant ce temps, dans les zones tropicales, certaines fourmis peuvent être prises en otage par un sinistre champignon, Ophiocordyceps, qui en prend le contrôle, les zombifiant. Tout cela pour dire que la simple prononciation du mot parasite a de quoi provoquer des sueurs froides, à juste raison.

Mais cette thématique n’est pas sans rappeler le manga Parasite, publié dans l’hexagone au début des années 2000, chez Glénat. Dans cette œuvre, signée Hitoshi Iwaaki, le temps où nous étions au sommet de l’échelle alimentaire est révolu. Nous suivons les viles créatures, des sortes se serpent en apparence, qui s’attaquent aux humains. Leur procédé ? Contrairement au tristement célèbre "ver solitaire", ces parasites s’infiltrent par tous les moyens possibles au sein du cerveau, dans l’optique d’en prendre le contrôle. Un soir, l’un d’eux prend pour cible le jeune Shinichi, durant son sommeil. Sauf que le garçon se réveille vite et se débat. Échouant dans son objectif, la vermine fusionne finalement avec la main droite de Shinichi. Ainsi, les deux entités se voient forcer de cohabiter.

Comptant parmi les mangas les plus vendus en France, Parasite s’est imposé comme une référence du manga horrifique et de l’horreur moderne en général. Après une adaptation animée en 2014 et plus récemment une série live-action diffusée sur Netflix l’an passé, le festival d’Angoulême rend à son tour hommage à l’œuvre, avec une exposition à découvrir à l’occasion de la 53ᵉ édition dès fin janvier 2026. Après Gō Tanabe l’an dernier, le festival poursuit sa mise en avant du manga… mais surtout de l’horreur, offrant indirectement au passage un reflet du chaos organisationnel et des tensions qui traversent l’événement depuis quelque temps.

Outre le fait que l’exposition "Parasite : la guerre des mondes" nous promet un "parcours inventif", ainsi qu’une "immersion unique" dans cet univers inquiétant, on n’en sait, pour l’heure, pas d’avantage. Espérons être effroyablement surpris. D’ici là, il peut être pertinent de (re-)découvrir l’œuvre, rééditée chez Glénat en 2021 et disponible en coffret intégral depuis 2023.

Par Rémi BARNAULT

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Code EAN : 9782344057858
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