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C’est une décision du 7 mai 2026 tout à fait logique. Apparemment, l’administrateur judiciaire et Franck Bondoux ne sont pas arrivés à mettre autour de la table les décideurs privés et publics qui finançaient la manifestation. Logique puisque, d’autre part, 9eArt+ les attaquait en justice pour « parasitisme » et « concurrence déloyale ». L’audience en référé devrait avoir lieu demain. Il est probable que, vu les circonstances, elle sera reportée à nouveau.
Les mêmes sources estiment les pertes à 1,6 millions d’euros affectant principalement les fournisseurs de 9eArt+ et sans doute les éditeurs, les sponsors privés et les institutions publiques qui avaient versé des avances à 9eArt+. Le travail du liquidateur va être de vendre les maigres actifs de la structure. Intéresseront-ils les repreneurs ? Rien n’est moins sûr. Il y a les archives, le site Internet, des éléments d’exposition et d’éventuels à-valoir versés. Comme les acquéreurs ne se bousculent pas au portillon, cela ne vaudra pas cher.
Reste la marque « Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême ». Elle n’appartient pas à 9eArt+ mais à l’Association du FIBD, laquelle n’est pas dans une situation brillante non plus, cette marque étant son seul actif.
Dans ce contexte, on voit difficilement les actions en justice se poursuivre, puisque c’est le liquidateur qui devra les financer… La fin de partie est donc prononcée.
Par Didier PASAMONIK
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Photos : Didier Pasamonik
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