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Des temps super-héroïques : les foires populaires et fêtes foraines
L’homme fort est une inspiration incontestable de super-héros tels Superman. Ces hommes forts sont qualifiés d’Hercule forains, témoignant par-là du lien établi entre mythologie, surhomme et super-héroïsme. Dans cette réalité des foires populaires, des fêtes foraines, on retrouve des hommes forts tels que Louis Cyr (1863-1912), un Québécois d’une force époustouflante qui relève de nombreux défis et multiplie les performances physiques. Par exemple, le 21 septembre 1891, au parc Sohmer de Montréal, 10 000 personnes assistent à un exploit. Louis Cyr retient, durant une minute, quatre chevaux de la King Express Company, qui pèsent ensemble près de 2,2 tonnes [1]. Quelques mois plus tard, le 19 janvier 1892, Louis Cyr réalise plusieurs records à Londres. Il lève, devant 5000 personnes, un poids de 250 kilos avec un seul doigt, soulève 123 kilos au bout d’un seul bras et hisse une plateforme de plus d’1,6 tonne avec son dos [2]. De son vivant, Louis Cyr est considéré comme l’homme le plus fort du monde.
L’autre apport à l’esthétique super-héroïque est le fait d’un culturiste allemand, Eugen Sandow (1867-1925). À l’inverse d’un homme tel que Louis Cyr, la performance de force brute n’est pas l’intention principale. Il s’agit de se muscler de manière esthétique, de sculpter un corps qui vient rappeler l’idéal masculin véhiculé par la statuaire antique. De ce fait, Eugen Sandow est considéré comme le père du culturisme moderne (bodybuilding). Que ce soit Louis Cyr, Eugen Sandow ou Professor Attila [3], ces Hercule de foire ont revêtu des costumes qui ont inspiré les créateurs de super-héros. Des publicités de fêtes foraines de l’époque, représentant l’homme fort, illustre des similarités évidentes avec Superman.
Autre surhumaine de foire : la femme volante. Grâce aux moyens techniques de l’époque, les numéros de gymnaste volante donne l’impression que ces foraines sont enfin parvenues à réaliser un vieux rêve de l’humanité. Un pouvoir donné à de nombreux super-héros primitifs. Ce spectacle populaire est passé à la postérité grâce au court-métrage La Femme volante de Georges Méliès (1902), mais aussi grâce aux arts scéniques portés par Loïe Fuller (1862-1928). Considérée comme une pionnière de la danse moderne, cette danseuse américaine s’installe à Paris à la toute fin du XIXe siècle. Elle est engagée au théâtre des Folies Bergère et met en scène des spectacles à grand succès, remarqués par les artistes de l’époque. Elle y fait virevolter des voiles dans un déluge de couleurs. Des danses serpentines où elle devient une « fée électrique » simulant le vol par ses battements de voiles. Son image est démultipliée par un jeu d’éclairage et des miroirs habilement disposés. Des films de l’époque, réalisés par les Frères Lumière et Georges Méliès, donnent à voir ce type de spectacle (La Danse du feu, 1899). Ces mises en scène de femmes volantes et de danses serpentines inspirent Renée Gouraud d’Ablancourt pour créer la première super-héroïne française, l’Oiselle.
Dernière attraction foraine d’importance : l’homme-poisson. Celui-ci prétendait auprès de son public pouvoir rester sous l’eau un temps absolument surhumain. L’affichiste Jules Chéret nous a laissé à ce sujet une belle affiche annonçant le spectacle de Jefferson, l’homme-poisson, au théâtre des Folies Bergère. Comment faisaient ces artistes de foire ? La plupart était d’abord recrutés parce qu’ils avaient un excellent souffle. De plus, quelques réserves d’air étaient dissimulées dans l’aquarium. L’efficacité du trucage variait d’un spectacle à un autre en fonction des moyens alloués. Des surhumains inspirés par ce type d’attraction naissent dès le début du XXe siècle avec l’Hictaner [4]. Suivent des super-héros comme Aquaman [5] ou le Sub-Mariner Namor [6].
Des temps super-héroïques : des masques et des monstres
Le monstre de foire ou le zoo humain
Dans l’univers forain, il est une autre figure essentielle : le monstre. Ce rebus de la société, cet animal de foire qui fascine autant qu’il dégoûte. Aux États-Unis, ce genre de spectacle a été immortalisé au cinéma par le film de Tod Browning, Freaks (La Monstrueuse Parade en français), sorti en 1932. De même que l’on a exhibé des corps de colonisés aux regards des foules, telle la « Vénus hottentote » - dont la vie a, par ailleurs, été adaptée en BD aux éditions Emmanuel Proust sous le nom de La Vénus noire (10/2020) -, on a présenté au public Julia Pastrana, une femme autochtone du Mexique. Considérée comme un monstre de foire, cette femme souffrait d’hypertrichose. Cette maladie a pour conséquence le développement d’une pilosité extrême. Comme si cela ne suffisait pas, les contemporains lui trouvent une mâchoire proéminente, de grandes oreilles et un nez démesuré. Celle que l’on surnomme la « femme-singe » ou « femme à barbe » est exposée de par le monde.
Victime de ces zoos humains, Julia Pastrana (1834-1860), ainsi que son enfant décédé peu après sa naissance, également atteint d’hypertrichose, furent momifiés et exposés des décennies durant. Les dépouilles furent même volées. Ce n’est qu’en 2013 que les corps sont rendus au Mexique afin d’être enterrés. Le cas de Julia Pastrana est loin d’être une exception et sa représentation, en tant que monstre de foire, est dans l’air du temps. Cette thématique du monstre, comme marginal de la société, rejeté pour sa différence est un angle majeur des scénarios super-héroïques. Comment se faire accepter dans un monde où l’on est presque une exception, si éloignée de la norme sociale ?
Le trickster, de Loki au Joker
S’il est loin d’être le seul à s’emparer de ce genre de figure, Victor Hugo est à ce sujet un auteur incontournable au XIXe siècle. Créateur du personnage de Quasimodo, bossu du roman Notre-Dame de Paris (1831), cela n’est néanmoins pas ce marginal que le genre super-héroïque a retenu, au contraire de Gwynplaine. Ce dernier est le héros malheureux du roman L’homme qui rit (1869). Si l’ouvrage ne rencontre pas le public espéré, Victor Hugo reçoit des critiques élogieuses de la part d’Émile Zola : « L’Homme qui rit est supérieur à tout ce que Victor Hugo a écrit depuis dix ans. Il y règne un souffle surhumain » [7].
Au début de ce récit, Gwynplaine est un enfant de dix ans, abandonné par des « achète-petits » - fugitifs spécialisés dans le commerce d’enfants mutilés - seul sur une berge. Au visage, une mutilation lui confère un vaste sourire, à la fois glaçant et fascinant. Pris dans la nuit et la neige, il découvre le cadavre d’une femme. À un de ses seins, un bébé tête. Il est aveugle. Gwynplaine l’emmène avec lui. Tous deux sont recueillis par Ursus, un vagabond qui s’habille de peaux d’ours, et son loup domestique appelé Homo. Ursus voyage avec sa roulotte et vend des potions de son cru afin de survivre. Leurs aventures vont inspirer de nombreuses œuvres occidentales. En 1928, Paul Léni réalise une adaptation cinématographique du roman de Victor Hugo. L’interprétation de Conrad Veidt et son maquillage marquent profondément Bill Finger, co-créateur du super-vilain de DC, le Joker. En revanche, Jerry Robinson, autre co-créateur avec Bob Kane, présente à ses comparses une carte de jeu aussi connue en France sous le nom d’ « Excuse » pour travailler le personnage.
Pour l’historien William Blanc [8], la figure du Joker relève d’un archétype plus ancien, celui du « décepteur » (« trickster » en anglais), un terme utilisé par Claude Lévi-Strauss [9] pour désigner le farceur, le fripon, le bouffon, que l’on retrouve dans de nombreux mythes et cultures. On peut aussi bien évoquer la figure célèbre de Renart - personnage du roman médiéval éponyme constitué de récits multiples souvent écrits par des anonymes - ou Loki dans la mythologie nordique. Ces personnages sont des marginaux qui recourent aux farces, à la fourberie, à la ruse, afin de vaincre, plutôt qu’à la force brute. À cet égard, Ils se refusent aux normes sociales dominantes et sont donc aisément assimilés à des agents du chaos par l’ordre établi [10] [11] .
William Blanc souligne également qu’au XIXe siècle, « la marginalité est souvent associée à des corps contrefaits et laids » et cette « difformité des marginaux exprime la violence d’un pouvoir oppresseur et tortionnaire qui s’exerce tant sur les corps que sur les destins de Quasimodo et Gwynplaine » [12]. Donc, cette dimension politique et sociale de la difformité ne serait pas présente dans l’œuvre de Bob Kane et Bill Finger, privilégiant Triboulet à Gwynplaine, Renart au bossu. Ces origines hugoliennes ne surgiraient qu’avec Batman :The Killing Joke (1988) de l’auteur britannique Alan Moore. « Le Joker y est en effet dépeint autant comme un bourreau que comme une victime. Artiste comique raté tentant désespérément de faire vivre sa famille alors que sa femme attend un enfant, il s’associe, à son corps défendant, avec des malfrats et participe à un casse. L’affaire tourne mal et, poursuivi par Batman, il tombe dans une rivière remplie de produits chimiques et se retrouve défiguré. Dans ce récit, le Joker symbolise les perdants d’une société qui va trop vite, des hommes qui n’ont plus rien à gagner et qui, après s’être jetés à corps perdu dans le crime, voient s’exercer sur eux la violence implacable et féodale du chevalier noir » [13] [14]. Cette approche du super-héros confirme sa fonction de gardien de l’ordre établi.
L’Amazone masquée (1867)
En 1867, le masque, élément caractéristique du super-héros, et par là même la double-identité, ou identité secrète, connaît une mise en lumière sans précédent avec l’apparition de l’Amazone masquée. Une histoire parisienne qui va créer une véritable « masquomanie » (formule popularisée par Xavier Fournier) dans le pays. De quoi s’agit-il ? A l’époque, Paris est présentée par Napoléon III comme la quintessence de la ville moderne à l’occasion de l’Exposition universelle d’art et d’industrie. Dans le cadre des festivités, il se rend à l’hippodrome de Longchamp, accompagné d’un dignitaire étranger, le tsar Alexandre II, afin d’assister à une revue militaire. Présent, Xavier Feyrnet, plume du journal Le Temps, prend conscience d’une présence baroque : « Une étrange amazone occupait et intriguait beaucoup le public. Un loup très épais couvrait la moitié de son visage. Elle portait une petite giberne et son stylet dans la ceinture, un sabre de cavalerie, un grand sabre pour aller en guerre, lui pendait au côté : une épée était passée sous la selle, dans la sous-ventrière de son cheval. Elle n’a défié personne en combat singulier et tant d‘armes sont restées inoffensives. C’est probablement pour ne faire de blessures d’aucune sorte que cette guerrière n’a pas point levé son masque » [15] (événement ayant eu lieu le 7 juin 1867).
Pour nous qui sommes habitués aux cosplays et autres conventions déguisées, il est probable que jamais une telle information ne serait parue dans les grands journaux. Pourtant, sans le savoir, Xavier Feyrnet a fait naître une ferveur autour d’une femme dont on ne sait rien, puisque masquée, et qui s’est habillée militairement. Un comportement des plus suspects pour beaucoup à l’époque. Dans les jours qui suivent, celle qui est désormais surnommée « l’Amazone masquée », suscite le vif intérêt des parisiens et de la presse. On l’aperçoit au bois de Boulogne, sur son cheval, aux abords de l’hippodrome. Les journalistes échafaudent des théories, plus farfelues les unes que les autres, afin d’expliquer au lecteur qui pourrait bien être cette Amazone. Certains la rendent complice d’affaires troubles de l’époque, tandis que d’autres, s’appuyant sur une misogynie banalisée, explorent la piste de la prostitution et de la folie. Un journaliste de l’Indépendance dramatique écrit le 29 juin 1867 :
« Il y a vraiment des personnes bien romanesques. Le spirituel rédacteur de la Gazette des étrangers est de ce nombre : il s’élève jusqu’au lyrisme en parlant de l’Amazone masquée, ce qui fait bien rire les habitués du bois de Boulogne. Mystère ! Mystère ! dit-il. Non, ce n’est pas un mystère, et nous allons vous dire ce que c’est. Elle n’est point jolie et elle met un masque pour se cacher. Ce qu’elle avait l’habitude de montrer n’attirait pas l’attention ; elle l’attire en cachant ce qu’elle montrait. Le cheval qu’elle monte est laid et commun ; elle porte au côté un grand sabre très drôle et un poignard bouffon pour détourner les regards critiques. C’est sans doute une vivandière qui a fait fortune, a donné sa démission, et, poursuivie par la nostalgie de l’armée, trompe ses ennuis par cette mascarade inoffensive. Cependant, nous pouvons nous tromper, et peut-être l’intéressante amazone n’est-elle qu’une échappée de la recommandable maison de santé du docteur Blanche » [16].
Début juillet, l’Amazone masquée est découverte se désaltérant à un café. On reconnaît son cheval. Selon le Figaro, cinq à six-cents personnes se rassemblent dans une cohue indescriptible dans l’espoir de l’apercevoir. Face au rassemblement impromptue, l’Amazone quitte les lieux. Des accusations multiples sont portées à nouveau à son encontre : homme travesti, prostituée, femme infidèle en quête d’amants valeureux. Le miroir de la haine sociale. L’affaire est même contée aux États-Unis. Le New York Tribune (août 1867) est certain qu’il s’agit de la fille d’une princesse slave qui aurait été dépouillée par un Parisien, puis morte de chagrin. L’Amazone serait ainsi à la recherche de l’individu. L’absurdité des propos est à l’image de la passion que suscite ces apparitions. Bientôt, d’autres femmes, toutes qualifiées d’Amazone, apparaissent dans Paris. Une « masquomanie » gagne la capitale. Chacune d’entre elles a ses particularités, comme celle qui possède une couronne mortuaire accrochée à son cheval.
L’année des masques (1867)
Dans le sillage de cette non-affaire médiatisée, Xavier Feyrnet tente de remettre une pièce dans la machine avec l’épisode de… la baigneuse masquée ! Le 31 août 1867, le journaliste se fait l’écho d’un témoignage d’un ami de Trouville : « Depuis trois ou quatre jours, à l’heure de la pleine mer une cabane roulante entre dans les flots à quelques pas du rivage ; on en voit sortir une sorte de fantôme vêtu de noir, coiffé d’un large chapeau de paille noire, la figure couverte d’un masque noir et les mains gantées » [17]. Ces personnalités masquées vont continuer de se multiplier.
À Paris, les Arènes LePeletier deviennent un lieu d’exhibition de masques et d’identités multiples. Dans ces lieux, s’affrontent des colosses de chair à travers la pratique de la lutte gréco-romaine. Ils y possèdent des surnoms que l’on pourrait imaginer donner à des super-héros : le bossu, le fauve des jungles, le lutteur d’acier, l’Anguille. Or, en cette année d’exposition universelle, plusieurs fois par semaine, un homme attire l’attention. Un riche carrosse s’arrête et un homme masqué en descend, accompagné de son domestique. Cet inconnu vient se battre dans l’arène, comme d’autres athlètes. Il a un maillot typique de l’époque, à savoir qu’il enveloppait le corps, du cou jusqu’aux pieds, tandis que sa tête est cachée par une espèce de sac de soie noir percé en deux endroits pour les yeux. Ses mains sont gantées.
La surprise est totale. Il gagne ses combats qu’on finit par soupçonner être truqués. Les journalistes expliquent cette volonté de se dissimuler par peur de jeter le discrédit sur sa probable ascendance aristocratique en cas de défaite. À la façon de l’Amazone masquée, on échafaude toutes les théories possibles et imaginables, des plus délirantes aux plus vraisemblables. On imagine que cet homme serait un proche de Napoléon III, voire l’empereur lui-même. Le nom de l’illustrateur Gustave Doré est jeté en pâture, tout comme celui du romancier Paul Féval. Ce lutteur masqué a même le droit aux honneurs de la presse américaine.
En France, on ira jusqu’à porter des accusations racistes à son encontre : Dans Le Tintamarre, le 29 septembre 1967, le journaliste Vabontrain affirme que « L’homme masqué des Arènes est une affreuse blague. Ce que le public bonasse prend pour un voile noir, est tout simplement la peau – la véritable peau – du lutteur. Je l’ai vu hier de près, et j’ai reconnu…Cochinat ! » [18]. Cochinat ? Victor Cochinat est un journaliste noir de Martinique, ami et ancien secrétaire d’Alexandre Dumas. Au-delà de ce cas spécifique, il est intéressant de noter que la lutte gréco-romaine est pratiquée comme une attraction foraine. L’homme fort, une fois encore.
« La chanteuse masquée » est un autre exemple de personnalité masquée relevé par Xavier Fournier. On songe à une explication similaire à celle du lutteur masqué : une aristocrate s’essaie à un art et se refuse que cela puisse avoir, en cas d’échec, une incidence sur sa vie ou celle de sa famille. Mais là où on touche le fond en même temps que la gaudriole, c’est l’affaire du chien masqué. Un journaliste, dans L’Amusant, le 8 février 1868, écrit ceci : « Je vois aussi que les gens plein de bon sens qui m’ont mis sous clef se livrent avec acharnement au plaisir de la masquomanie. Ils ont eu une Amazone masquée, puis des lutteurs masqués. En ce moment encore, ils viennent d’inventer la Chanteuse masquée. Et plus fort !...Ils s’occupent beaucoup, depuis quelques jours, d’un petit chien masqué qu’une dame promène au bois dans un landau bleu. C’est sans doute le comble de la sagesse que d’accorder aux gens qui se masquent la notoriété qu’on leur aurait refusée s’ils se fussent présentés à visage découvert. Et le meilleur moyen à employer chez les gens raisonnables est de ne pas se montrer quand on veut se faire connaître ».
On apprend alors que Le Figaro avait déjà révélé l’affaire en janvier. Cependant, le journal reçoit une lettre signée « La Dame au Landau Bleu » qui affirme que son animal était régulièrement attaqué par un autre chien et qu’elle a préféré utiliser un masque afin de le protéger. La réponse du berger à la bergère ne se fait pas attendre. La maîtresse de l’autre chien, qui semble s’être reconnue dans l’article, écrit une lettre en s’offusquant de tels propos, qu’il ne s’agit là que de calomnie. La justification du masque serait à chercher ailleurs.
Par Romain GARNIER
Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.
Photographie en médaillon : Portrait de l’acteur Conrad Veidt interprétant Gwynplaine dans L’homme qui rit de Paul Léni.
Pour en savoir davantage sur les super-héros français :
– Une brève histoire du super-héros français dans la bande dessinée et la littérature (1), de Romain Garnier
– Une brève histoire du super-héros français dans la bande dessinée et la littérature (2), de Romain Garnier
– Une brève histoire du super-héros français dans la bande dessinée et la littérature (3), de Romain Garnier
– Une brève histoire du super-héros français dans la bande dessinée et la littérature (4), de Romain Garnier
– Une brève histoire du super-héros français dans la bande dessinée et la littérature (5), de Romain Garnier
– La renaissance des super-héros ? Chronique d’une histoire française, de Romain Garnier
Sincères remerciements à Éric Potel, professeur de philosophie, journaliste à RCF et membre de l’ACBD (Association des critiques et journalistes de bande dessinée), Issam Salhi, formé à l’université en philosophie et cinéma, grand lecteur du 9ème art et de littérature devant l’éternel, ainsi que Hippolyte Arzillier, formé en philosophie et ancien secrétaire d’ActuaBD, pour leurs commentaires et relectures, toujours précieux.
[2] Ibid.
[3] De son vrai nom Ludwig Durlacher, il a été le mentor sportif d’Eugen Sandow.
[4] L’Hictaner est un surhomme mi-humain, mi-requin. Il apparaît pour la première fois dans L’Homme qui peut vivre dans l’eau (1909) du romancier Jean de la Hire.
[5] Aquaman est un super-héros de l’univers DC Comics créé par Paul Norris et Mort Weisinger en 1941.
[6] Namor, the Sub-Mariner est un super-héros de l’univers Marvel créé par Bill Everett en 1939.
[7] Le Gaulois, 4 janvier 1869.
[8] William Blanc est un historien français dont la recherche porte sur la Fantasy et les usages contemporains du Moyen Âge. Il a notamment publié les Super-héros : une histoire politique (2018) et Winter is coming : une brève histoire politique de la Fantasy (2019).
[9] Claude Lévi Strauss (1908-2009) était un anthropologue et ethnologue français mondialement connu.
[10] William Blanc, « Le Joker, Quasimodo moderne ? », sur lepoint.fr, 8 octobre 2019.
[11] Au moyen âge, le bouffon du roi, tel Triboulet sous François Ier, incarne à la fois la grande bouffonnerie, le rire qui amuse le pouvoir, mais aussi la transgression, celui qui a le droit de dire au roi ses vérités, là où d’autres auraient connu un triste sort pour pareil affront. Cette figure du « décepteur » inspire la carte de tarot le fol (fou en français moderne), tandis qu’en anglais, elle prend le nom de « joker » au milieu du XIXe siècle. Sa capacité à usurper des rôles et à transgresser les règles dans les jeux de carte fait de lui une « wild card ». Elle outrepasse les règles établies.
[12] Ibid.
[13] Ibid.
[14] L’usage des produits chimiques comme élément de transformation du Joker existe depuis 1951 avec le récit The man behind the red hood. Le Joker y est déjà un criminel notoire sous l’identité de Red Hood. Alan Moore apporte à cela toute l’intrigue familiale dans Batman : The Killing Joke.
[15] Super-héros, une histoire française de Xavier Fournier, Chapitre 2 : l’année des masques, p.31, éditions Huginn & Muninn.
[16] Super-héros, une histoire française de Xavier Fournier, Chapitre 2 : l’année des masques, p.32, éditions Huginn & Muninn.
[17] Super-héros, une histoire française de Xavier Fournier, Chapitre 2 : l’année des masques, p.38, éditions Huginn & Muninn.
[18] Super-héros, une histoire française de Xavier Fournier, Chapitre 2 : l’année des masques, p.40, éditions Huginn & Muninn.