Excellent
3 octobre 2025
Mais alors que le désespoir les submerge, le pouvoir des Rave répond à leurs sentiments et la fameuse épée Ten Commandments s’éveille à sa huitième forme, libérant une lumière capable de troubler les ténèbres qui menacent d’engloutir les héros.
Ce tome, qui fait monter la tension jusqu’à son paroxysme, brille par un enchaînement de combats aux enjeux croissants, tout en explorant la force des liens et du sacrifice.
Le final laisse entrevoir un tournant décisif pour Haru et ses compagnons, alors que l’affrontement contre Doryu promet, plus que jamais, d’enflammer la série…
La montée en puissance du combat entre Haru et Doryu, illustre parfaitement la capacité d’Hiro Mashima à dynamiser son récit avec des enjeux de plus en plus élevés. Sa structure s’avère très efficace : après plusieurs volumes où les affrontements se multiplient sans forcément renouveler la formule, ce volume réussit à la fois à boucler l’arc de Doryu et à préparer le terrain pour la suite, grâce à l’importance donnée aux liens d’amitié et à la notion de sacrifice.
Hiro Mashima démontre dans ce tome qu’il gère très bien l’évolution de ses personnages :
• Haru, figure centrale, reste certes le héros naïf et droit typique du shonen, mais l’auteur parvient à lui donner ici une épaisseur remarquable, le confrontant à la peur et à la détresse de perdre ses proches.
• L’antagoniste, le Roi-démon Doryu, bénéficie quant à lui d’un background étoffé, ce qui le rend plus consistant que les adversaires survolés lors de précédents arcs.
• Et en parallèle, il fait toujours monter en puissance Lucia qui s’affirme de plus en plus comme étant la Nemesis ultime d’Haru, qui a réussi à rassembler sous ses ordres les plus importantes forces des Ténèbres.
Cette richesse scénaristique est soutenue par la qualité graphique de l’édition Perfect, qui valorise vraiment les planches dynamiques et détaillées.
Certes, ce tome n’évite pas les facilités scénaristiques propres au genre (amitié salvatrice, sursaut de courage in extremis…). Le schéma « Gentil x Méchant » reste un peu convenu, et les retournements liés au pouvoir des Rave sont parfois attendus. Mais n’est-ce pas précisément dans ce classicisme assumé que “Rave” tire sa force ?
Le plaisir du lecteur vient de la générosité et du rythme, du souffle épique qui se dégage des affrontements, et de la sincérité des personnages. Ce 9e tome est un vrai shônen qui assume ses codes et les transcende par une sincérité et un dynamisme contagieux.
On pressent que l’on a ici un pivot majeur de la série : il met en scène la quintessence du Nekketsu, combine intensité émotionnelle et efficacité graphique, tout en consolidant les fondamentaux qui ont fait de “Rave” un classique du genre.
Par Milan MORALES
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Le #10 est programmé par Glénat Manga au début du mois de Novembre...
Vous avez apprécié cette chronique et désirez en savoir plus sur cette série ?
Vous pouvez retrouver ici nos précédentes chroniques :
– les tomes 1&2
– les tomes 3&4
– les tomes 5&6
– les tomes 7&8
Belle lecture ! ❤️