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Rave T. 12 Edition originale - Par Hiro Mashima – Éd. Glénat Manga

Par Milan MORALES Très bon 10 mars 2026 
Haru, Elie, Plue et le reste de la petite troupe pensaient vivre une parenthèse légère en se rendant à Ribeyla, le « village de la danse ». Ils vont surtout y déclencher l'un des basculements les plus importants de la quête de Rave, en mettant enfin l’Aetherion au centre de toutes les convoitises.

Le tome 12 s’ouvre sur l’arrivée d’Haru et de ses compagnons à Ribeyla, une cité entièrement tournée vers la fête et les concours de danse, avec à la clé une belle récompense que nos héros espèrent bien rafler pour financer la suite de leur voyage. L’ambiance est résolument légère : Mashima joue la carte comique avec les maladresses d’Haru sur la piste, les frasques de Plue et la rivalité bon enfant entre les membres du groupe, chacun essayant de briller à sa manière devant le public.
Mais ce décor festif sert vite de paravent à un enjeu plus sombre. Parmi les spectateurs et participants se cachent des membres de Demon Card, ainsi qu’une tueuse de l’Armée de la Libération dont la mission est directement liée à Elie et à son mystérieux pouvoir. Les tensions montent en coulisses, chaque camp testant la force de l’autre. Haru pressent que la simple récompense du concours n’est qu’un prétexte derrière lequel se trame quelque chose de bien plus dangereux.

Le cœur des premiers chapitres se joue autour de la danse d’Elie. Invitée à monter sur scène, elle se laisse emporter par la musique, livrant une « danse miraculeuse » qui évoque celle de Resha, figure centrale du passé de ce monde et liée aux origines de Rave. Son numéro envoûte littéralement la foule, mais déclenche aussi des résonances troublantes chez ceux qui convoitent l’Aetherion : ce pouvoir enfoui en elle, encore mal compris par le groupe, se manifeste de façon de plus en plus évidente.

C’est à ce moment que le ciel se déchire, au sens propre comme au figuré, avec l’attaque du bourreau des airs, Hardner, à la tête de son organisation criminelle, les Blue Guardians.
Surgissant à bord d’un puissant vaisseau, ils frappent le village sans sommation, réduisant à néant l’atmosphère festive et révélant leur objectif : capturer Elie pour s’emparer de l’Aetherion.
Ribeyla devient alors un champ de bataille, où les danseurs d’hier sont les victimes d’aujourd’hui.

Pour protéger Elie et les habitants, Haru et ses amis prennent une décision audacieuse : infiltrer directement le vaisseau des Blue Guardians. Le tome se mue alors en huis clos d’action, alternant affrontements dans les coursives métalliques et révélations sur la nature d’Hardner et de son organisation. De nouvelles interrogations apparaissent sur le lien entre Elie, Resha et l’Aetherion. En filigrane, Mashima continue d’étoffer la mythologie de Rave, en montrant que chaque nouvel adversaire s’inscrit dans un plan plus vaste autour des Dark Bring et du destin du Rave Master.

Ce douzième tome donne l’impression d’un « tournant déguisé », en commençant comme un épisode léger de transition pour mieux basculer dans un arc majeur dès que les Blue Guardians entrent en scène. Le contraste entre la comédie du concours de danse et la brutalité de l’attaque d’Hardner fonctionne très bien : les lecteurs soulignent souvent à quel point cette rupture de ton, typique de Mashima, renforce l’attachement aux personnages et donne plus de poids aux moments dramatiques.

La figure d’Elie gagne ainsi en épaisseur : sa danse, d’abord vue comme un simple moment de fan-service et de légèreté, se transforme en clé narrative qui renvoie directement à Resha et au passé du monde. On sent que l’Aetherion cesse d’être un simple mystère lointain pour devenir un moteur concret de l’intrigue.

Haru, de son côté, reste fidèle à ce qui fait le charme de Rave : un héros volontaire, un peu naïf, mais d’une droiture qui continue de fédérer son entourage.
Son alchimie avec Elie et le reste de la troupe garde cette fraîcheur qui permet au manga de rester très plaisant à suivre. Les gags, bien rythmés en début de tome, laissent ensuite la place à une action plus tendue, sans que l’un n’écrase totalement l’autre.

Sur le plan graphique, ce tome profite pleinement de la réédition grand format annoncée par Glénat : le trait encore jeune de Mashima y apparaît plus lisible, et ses scènes d’action aériennes (notamment autour du vaisseau des Blue Guardians) gagnent en dynamisme. Notons aussi la très belle mise en scène de la danse d’Elie et la façon dont l’auteur traduit le mouvement et la musique par le découpage et les effets de vitesse.
On est encore loin de la maîtrise qu’il affichera plus tard sur Fairy Tail, mais ce volume montre clairement la montée en puissance de son style.

Si l’on devait chercher des faiblesses, elles se situeraient surtout du côté des antagonistes, archétypaux dans leur présentation initiale. Hardner et les Blue Guardians entrent en scène, avec une aura de menace efficace, mais assez attendue et il faudra voir sur les tomes suivants si Mashima leur offre la nuance qu’ils méritent.

Malgré cela, le rythme soutenu, les enjeux renforcés autour d’Elie et l’équilibre entre humour, émotion et action font de ce tome 12 une étape intéressante pour ceux qui suivent déjà l’épopée de Rave ou découvrent la série via cette nouvelle édition Glénat.

Rendez-vous en librairie début mai 2026 pour le tome 13 (sur 18 annoncés).

Par Milan MORALES

Cet article reste la propriété de son auteur et ne peut être reproduit sans son autorisation.

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Code EAN : 9782344060520

Vous avez apprécié cette chronique et désirez en savoir plus sur cette série ?
Vous pouvez retrouver ici nos précédentes chroniques :

– les tomes 1&2
– les tomes 3&4
– les tomes 5&6
– les tomes 7&8
– le tome 9
– le tome 10
– le tome 11

Rave Glénat Manga ✏️ Hiro Mashima à partir de 12 ans
 
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