Très bon
18 juin 2025
Malgré les difficultés, Kana et sa stagiaire Makino s’en sortent grâce à l’intervention de Koshigaya. De son côté, Shigemoto défend le « système Alice » lors d’une réunion de la Fédération de magie. Pour en prouver la valeur, les magical girls de Magilumière sont envoyées affronter un monstre jusqu’ici tenu secret.
Ce volume introduit les dynamiques complexes des jeux d’influence politiques et financiers au sein de la Fédération de magie. Derrière les débats officiels se profilent des intérêts privés déterminés à freiner ou à boycotter toute innovation susceptible de remettre en cause leur position. Animés par une logique opportuniste, ces investisseurs cherchent avant tout à préserver et à étendre un monopole lucratif, au mépris de l’intérêt général et du progrès du secteur. Cette opposition souligne les tensions entre une vision collective et les stratégies individuelles guidées par le profit, renforçant la dimension critique et réaliste du récit.
Un nouvel axe intéressant s’ouvre également : que se passe-t-il quand la famille rejette les choix professionnels d’un enfant ? Ce questionnement prend forme à travers la relation entre Koshigaya et son père, et met en lumière les tensions entre aspirations personnelles et attentes familiales. Le contraste entre la personnalité de Koshigaya, ouverte, souriante, spontanée et peu portée sur les manuels, et celle de son père, sérieux, rigide et attaché aux règles, accentue encore plus le fossé qui les sépare.
Pourtant, derrière cette apparence dure et froide, une scène subtile, où le frère de Koshigaya remarque que la vaisselle n’est pas à sa place habituelle, suggère que le père est en réalité plus humain et perturbé qu’il n’y paraît, touché malgré lui par les nouvelles concernant sa fille.
Enfin, l’inventivité des transformations et techniques reste au cœur de la série, avec des idées toujours plus originales et soignées. Koshigaya dévoile une nouvelle fonctionnalité de son balai, et l’on découvre une magical girl chercheuse dont la transformation reflète son métier : blouse blanche, lunettes de protection, et signature d’un formulaire en guise de rituel magique. Les auteurs s’amusent clairement à lier esthétique et personnalité, chaque costume traduisant le caractère ou la fonction de la magical girl concernée.
Au final, une tension croissante s’installe, pour aboutir à une fin en suspens. Face aux pressions extérieures, les héroïnes doivent prouver la valeur du système Alice dans un contexte bien plus hostile que prévu. Cette pression extérieure donne une nouvelle ampleur au récit, qui gagne en tension et en complexité.
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