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Pas mal
6 août 2026
Si certains accueillent Hannah à bras ouverts, si tant est qu’ils en aient, d’autres s’avèrent plus fermés. La venue d’une nouvelle humaine dans la forêt ne fait pas tout à fait l’unanimité. Notons qu’une autre particularité de cette forêt ancestrale réside dans sa séparation en deux parties bien distinctes. C’est le jour et la nuit… littéralement.
Assez rapidement, l’esprit de la forêt d’Oreka fait lui-même comprendre qu’il ne veut pas de la petite Hannah, plongeant toute la forêt dans une nuit permanente comme un premier avertissement. Il faut dire que, par le passé, les humains qui se sont installés aux alentours n’ont guère témoigné de respect envers la faune et la flore. Dès lors, ils sont devenus persona non grata. Le grand-père d’Hannah constitue l’exception qui confirme la règle. Malgré son jeune âge et son innocence, Hannah devra porter le fardeau de son espèce et faire ses preuves afin d’apprivoiser la nature et regagner sa confiance. Entre un lutin de 102 ans (environ l’âge d’un Schtroumpf de Peyo) en pleine crise d’adolescence et un oiseau chapardeur aux manies pour le moins insolites, les surprises s’enchaînent.
En sus de sa toile de fond écologique, qui résonne particulièrement avec l’actualité, la série fait la part belle à l’humour et à l’excentricité. Son histoire et son style graphique rond, résolument cartoon [1], ne sont pas sans évoquer la série Disney Gravity Falls. À la différence de cette dernière, toutefois, La Forêt d’Oreka prend place dans une époque indéterminée. Seuls quelques indices, comme l’arrivée d’Hannah et de ses parents en charrette tirée par un cheval chez le grand-père, laissent entrevoir un cadre aux accents d’un autre temps. Cette atmosphère se prête naturellement au merveilleux et s’affranchit du désormais classique prétexte de la déconnexion numérique. En outre, ce premier opus de La Forêt d’Oreka pose les bases d’un univers fantastique, voire fantasque, qui se révèle particulièrement prenant. Alternant des éléments assez classiques, voire déjà vus, et de bonnes idées originales, l’ensemble devrait séduire particulièrement son jeune lectorat cible. La suite est déjà disponible. On en reparle bientôt.
Par Rémi BARNAULT
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Le premier tome de la forêt d’Oreka est en vente aux éditions Dupuis, pour 12,95 €.
[1] par ailleurs, Paco Sordo, l’auteur vient de l’animation