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Bon
28 novembre 2024
Un sous-sol obscur, des barreaux, des rats, des toilettes miteuses... Benoît Lorand est en mauvaise posture. Et c’est le black-out total : comment est-il arrivé là ? Apparaît alors une silhouette féminine. Désormais, il se rappelle : il a rencontré cette femme la veille, l’a séduite, et ils sont allés chez elle. Elle s’appelle Lydia, et elle garde son prisonnier de manière barbare, n’hésitant pas à l’humilier et à le violenter. Et elle laisse le soin à Lorand de deviner pourquoi il est là.
Ce huis-clos est une adaptation d’un roman vendu à 200 000 exemplaires de Karin Giébel, qui d’ailleurs adoube le projet. Oppressant, psychologique, noir, le récit de Miceal Beausang-O’Griafa maintient un suspense jusqu’aux toutes dernières pages, après avoir disséminé de fausses pistes.
La capacité à représenter un homme enfermé durant des dizaines de pages est particulièrement remarquable : Le trait de Xavier Delaporte est semi-réaliste, et l’ambiance sombre en nuances de bleu et de gris de renforce la dimension oppressante du récit.
Par Damien BOONE
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