L’île de Kibitsujima est le point zéro de l’apparition d’une créature à cinq têtes qui a semé le chaos avant de disparaître dans une brume mystérieuse qui a recouvert les terres. D’autres monstres aux aspects variés ont ensuite fait leur apparition, rendant la vie sur Terre compliquée. Après avoir utilisé la méthode armée, sans succès, le gouvernement finit par céder la place et abandonne l’île, reprise en main par une organisation constituée d’hommes et de femmes qui n’ont pas renoncé au combat.
Surnommée la Mairie, cette organisation recrute Kazuki Kisaragi, un psychologue surdoué, pour gérer des créatures appelées sorcières qui aident les humains à lutter contre ce qui a été baptisé des CHYMER, pour Créatures HYbrides et Menaces à ERadiquer. Kazuki va vite être confronté à la réalité du terrain, qui dépasse de loin tout ce qu’il a pu imaginer, et à la méfiance de ses "patientes" Mikoshiba et Mikui envers son poste et ce qu’il représente.
Peu à peu, au fil des missions d’éradication, Kazuki réalise que le problème auquel il est confronté est bien plus profond que ce qu’on a bien voulu lui exposer à son arrivée, et que la BCIA, une organisation civile indépendante, semble tremper dans des expériences louches.
Pas de temps morts dans cette nouvelle série de Toy(e) et Nykken : les personnages enchaînent les combats avec les monstres dont les noms constituent les chapitres des deux volumes. Cela permet de découvrir une partie des créatures qui ont émergé du brouillard. Leurs caractéristiques sont décrites rapidement et il semble que toute créature repérée doive être anéantie sans sommation, quel que soit son degré de dangerosité.
La gradation des niveaux de dangerosité est par ailleurs couverte dans l’artbook Superbeast. Rapport N°1 ultra confidentiel, sorti en même temps que le premier tome du manga.
Si cela est intéressant, il n’en demeure pas moins qu’on ne sait rien ou presque sur les origines de cette apparition soudaine de monstres. On apprend seulement qu’ils sont durs à abattre et qu’il existe plusieurs niveaux de danger, le plus élevé étant le rang de Calamité. Kazuki démarre ainsi en trombe avec une attaque de monstres quasiment à l’instant où il arrive sur l’île et a peu de temps pour s’acclimater. Beaucoup de monde est également convoqué à chaque mission mais au final, c’est toujours Mikoshiba et Kazumi qui ont la part d’action. Les personnages secondaires sont clairement des faire-valoirs, apparaissant et disparaissant au cours du récit sans plus d’explications.
Le tome 2 amène son lot de questions supplémentaires même s’il apporte aussi quelques éléments de compréhension. Le graphisme est classique pour un shonen, avec grands traits en fond pour les scènes de bagarres et léger focus sur les poitrines de plusieurs filles.
Dans l’ensemble, Superbeasts pourra satisfaire les amateurs de shonen avec du fantastique. Pour les autres, au vu de la complexité de l’univers créé et du peu de temps passé à le développer et à faire interagir entre eux les personnages, une sensation d’inachevé, d’enchevêtrements et de confusion pourra les atteindre.
Cette série reste cependant une bonne découverte, classique mais qui fait le job !
Par Gaëlle BEDIS
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