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Bon
31 juillet 2024
Louise Beauvoir est lieutenant dans la gendarmerie mais aussi mère d’une fille de 11 ans, Mélinda. Dans cette première enquête, on nous décrit les difficultés rencontrées par cette héroïne du quotidien qui doit mener à bien sa mission tout en s’occupant au mieux de sa vie de famille. Situation peu évidente pour elle d’autant plus que le papa de Mélinda est décédé il y a cinq ans.
Cette double narration qui nous dévoile à la fois le travail méthodique que nécessite une enquête policière et la vie personnelle d’une mère qui doit trop souvent s’absenter et s’éloigner de sa fille apporte un trait original au polar.
De plus, la carrière de cette gendarme sera narrée jusqu’à sa retraite, ce qui fera d’elle l’héroine d’une série. Elle sera, de surcroît, affectée à des régions différentes. Ses pérégrinations vont permettre au lecteur de découvrir les différents lieux de France et les mentalités et coutumes de leurs habitants. Selon le scénariste, le décor joue un rôle primordial dans chaque histoire.
A tout seigneur, tout honneur, ce premier épisode nous emmène sur l’île de beauté. Bien ancrés dans le décor, les personnages locaux parlent en langue corse dans la BD, un patrimoine important de l’île que les auteurs comptent bien perpétuer. On apprend, par exemple, ce qu’est un « mazzerù » (une personne dont les rêves sont prémonitoires). L’aventure en elle-même, comme pour toutes les bonnes histoires d’investigations, vont mener les enquêteurs sur de fausses pistes alors qu’une jeune fille est en danger de mort. Un contre la montre s’enclenche pour la sauver. Louise Beauvoir s’engage corps et âme en faisant de cette mission une affaire personnelle.
Bien construit, le récit allie suspens et description des différentes étapes d’une mission de gendarmerie. Un premier album prometteur qui se lit comme on peut regarder un bon feuilleton policier. D’autres épisodes sont en gestation avec pour thèmes les incendies de pinède en Provence ou encore la pratique du wingsuit dans les Alpes.
Par David SPORCQ
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