Moyen
9 janvier 2025
Un concours de circonstances et surtout un « monstrueux » sauvetage d’une noyade amènent Kate à croiser la route d’un scientifique. Souhaitant tuer la créature qui l’a défiguré, ce dernier est aussi animé par un désir de vengeance. Débute alors une association de chasseurs obsessionnels, dont l’unique but est de retrouver les monstres qui les ont marqué, aussi bien dans l’esprit que dans la chair.
On l’aura compris, l’étrange créature est toujours vivante. Elle n’a jamais cessé de hanter le Lac noir, depuis sa création dans les studios d’Universal Pictures. Dans une volonté de moderniser le très kitsch mais si attachant monstre, les auteurs de ce deuxième volume de la série Universal Monsters ont ancré l’histoire à notre époque.
Mais est-ce parce que cet opus sort en même temps que l’excellent Dracula de James Tynion IV et Martin Simmonds ? Est-ce parce que le scénario est si léger, qu’on ressort un peu déçu de sa lecture ? Difficile à dire. Le destin croisé des deux principaux protagonistes était pourtant une bonne idée, mais le dénouement final, si prévisible dès le milieu de l’histoire, laisse vraiment le lecteur sur sa faim.
Les magnifiques couvertures des fascicules des originaux américains nous donnaient plein d’espoir. D’autant plus qu’Urban avait décidé de les éditer en grand format. Certaines scènes sont tout de même bien pensées et réalisées, notamment les scènes aquatiques ou les déambulations forestières. Des références au film Predator y sont présentes et interpelleront les cinéphiles des années 1970.
Misons dès lors sur les futures publications de la série et espérons que la Momie, Frankenstein et sa fiancée, l’Homme invisible, le Wolfman ou le Phantom de l’Opéra seront au moins à la hauteur de Dracula. Voire même encore mieux.
Par Romain BLANDRE
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