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Bon
11 novembre 2024
Nous sommes transportés en Amérique au début du siècle dernier où une famille d’éleveurs est ruinée par un dragon qui a dévasté leur bétail. Le fils jure de venger son père qui n’a pas survécu à la catastrophe. Quelques années passent et la Grande Guerre a débuté en Europe. Il prend connaissance qu’un dragon est au service de l’armée allemande. Il s’engage dans l’escadrille Lafayette avec pour objectif d’abattre la bête. La tâche relève de l’exploit. Elle est même estimée impossible par l’officier français sous les ordres duquel se met l’Américain.
Ce deuxième tome n’est pas la suite du premier comme on aurait pu s’y attendre normalement. L’histoire précédente se déroulait au cours de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit donc d’un autre récit s’inscrivant dans la première saison d’une collection. Cet album est toutefois dans la même veine que son prédécesseur. En effet, les auteurs allient une certaine rigueur dans les faits historiques et détails réalistes (avions, véhicules, armement, uniformes,…) mais y ajoutent un élément fantastique de taille et de poids : les dragons.
Ceux-ci existent bien et sont utilisés par les belligérants. Le concept est inédit dans cette série qui associe le fantastique et l’Histoire. On a plutôt coutume de les retrouver dans les contes et légendes ou dans l registre de l’Heroic Fantasy.
On le sait, les amateurs de récits historiques sont réputés pour veiller au grain. Ils exigent de la véracité. Cette série demande donc aux lecteurs de BD historique et de BD fantastique habituellement bien distincts, voire opposés, de tendre vers l’autre genre littéraire. Les auteurs ne s’en cachent pas et avertissent le lecteur : « Guerres & Dragons étant une uchronie, certains événements ou personnages ne sont pas l’exact reflet de la réalité historique. C’est une volonté des auteurs de privilégier l’histoire à l’Histoire. »
L’effort sollicité mérite d’être produit car le récit, bien construit, propose une lecture dense grâce notamment aux fréquentes scènes spectaculaires de combat. Le graphisme détaillé est à la hauteur de la magnifique couverture digne d’une affiche de cinéma. Ce tome, comme le précédent, constitue une histoire complète.
Par David SPORCQ
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