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Nul besoin de vous rappeler que Glénat est une grande maison d’édition de bandes dessinées franco-belges. Sa branche manga est leader du marché, notamment avec ce qu’on peut appeler des “classiques” tels que One Piece et Dragon Ball, mais aussi de nombreuses œuvres Made in Glénat dans son catalogue.
Si Glénat est le numéro 1 sur papier, alors la plateforme Mangas.io est son pendant numérique. Créé en 2020 et surnommé le “Netflix du manga”, le site dispose de plusieurs partenariats avec 28 maisons d’édition et propose plusieurs offres d’abonnements. Mangas.io, c’est le leader de la lecture numérique qui propose un accès à une large gamme de mangas légalement, évidemment. Alors quand ces deux mastodontes annoncent une association, cela marque les esprits.
Une arrivée en grandes pompes
Dès le 14 novembre 2024, le leader du manga papier en France rejoint le catalogue de Mangas.io, avec une première et belle sélection. Ils ne font pas dans la demi-mesure, car on peut compter des œuvres issues de la Shueisha et de la Kodansha, deux grandes maisons d’édition japonaises : Bleach, Ajiin, Shangri-La Frontier et bien d’autres. Glénat Manga veut faire preuve de diversité avec des créations européennes telles que Wind Fighters et Horion, (manfras), ainsi que l’œuvre italienne Diablomachia.
Un partenariat vraiment efficace ?
Pour que vous compreniez l’importance de la chose, c’est comme si Lionel Messi et Cristiano Ronaldo jouaient dans la même équipe. Autrement dit, c’est l’association de deux piliers du marché du manga, chacun sur son support de prédilection. L’objectif de ce partenariat est de développer la lecture numérique, renforcée avec l’arrivée en force du Webtoon en Europe, mais surtout de continuer la lutte contre la prolifération du scantrad pirate. Par le système d’abonnement, Glénat propose aussi au catalogue des récits plus émergents, de lire un grand nombre de séries à un prix abordable et tout en gardant l’espoir d’amener les lecteurs à acheter le format papier. Pour Manga.io, ce partenariat est l’assurance de bénéficier d’un des meilleurs catalogues du marché.
Malgré tout, nous sommes en droit de nous questionner sur l’efficacité de cette association contre les plateformes de lecture illégales et gratuites - semblables aux sites de streaming qui permettent d’éviter de payer pour visionner une série. Une autre variable inconnue dans cette équation est la place que va prendre Glénat Manga Max : la plateforme du simultrad (fusion de « simultané » et « traduit », c’est-à-dire en simultané avec la publication au Japon) de l’éditeur lancée en 2021. Aura-t-on le même catalogue sur les deux plateformes ? Une offre couplée pour les abonnés ? Pour le moment, les deux plateformes n’ont pas communiqué à ce sujet. Affaire à suivre.
Par Jacques LOBE
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